PILIER 3 2022
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1 RÉSUMÉ DU PROFIL DE RISQUE DU GROUPE
Dans le cadre de la fixation de son Appétit pour le Risque, Société Générale recherche un développement durable fondé sur un modèle de banque diversifié et équilibré avec un ancrage européen fort et une présence mondiale ciblée sur quelques domaines d’expertises métiers fortes. Le Groupe vise aussi à entretenir avec sa clientèle des relations de long terme bâties sur une confiance méritée, et à répondre de manière responsable aux attentes de l’ensemble de ses parties prenantes. A fin 2022, les indicateurs relatifs à l’appétit pour le risque du Groupe couvrant les sujets de solvabilité, profitabilité, risque de marché, coût du risque et taux de NPL se situent dans la zone d’appétence au risque définie par le Groupe, respectant les encadrements fixés par le Conseil d’administration.
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1.1 PROFIL DE SOLIDITÉ FINANCIÈRE
Le Groupe recherche une rentabilité durable, en s’appuyant sur un profil de solidité financière robuste, cohérent avec son modèle de banque diversifié. En matière de ratios financiers, le Groupe calibre ses objectifs pour assurer une marge de sécurité suffisante par rapport aux exigences réglementaires. Au 31 décembre 2022, le ratio CET1 du Groupe s’établit à 13,5% contre 13,7% fin 2021, largement au-dessus de l’exigence réglementaire s’établissant à 9,35% (seuil « MDA » - Maximum Distribuable Amount, calculé au 31 décembre 2022).
Les ratios prudentiels de solvabilité et de levier ainsi que les montants de capital réglementaires et de RWA prennent en compte le phasage au titre d’IFRS9 (ratio CET1 de 13,34% à fin 2022 sans phasage, soit un effet phasage de +17pb) et les effets des mesures transitoires Covid-19 prises par la BCE et prenant fin au 31 décembre 2022.
Au 31 décembre 2022, le ratio de levier du Groupe s’élève à 4,4%, tenant compte d’un montant de capital Tier 1 de 58,7 milliards d’euros rapporté à une exposition de levier de 1 345 milliards d’euros (contre 4,9% au 31 décembre 2021, avec 57,9 milliards d’euros et 1 190 milliards d’euros respectivement).
Par ailleurs, le Groupe présente au 31 décembre 2022 un ratio TLAC (Total Loss Absorbing Capacity) de 33,64% des expositions pondérées (contre 31,1% au 31 décembre 2021), pour une exigence réglementaire de 21,66% à fin 2022.
Concernant son profil de risque, le Groupe présente une répartition équilibrée des expositions pondérées (Risk-weigthed assets – RWA) entre ses pôles Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs (34% au 31 décembre 2022), Banque de détail et Services Financiers Internationaux (31% au 31 décembre 2022), Banque de détail en France (29% au 31 décembre 2022) et Hors pôles (6% au 31 décembre 2022). En termes d’évolution, les expositions pondérées du Groupe s’établissent à 360,5 milliards d’euros au 31 décembre 2022 contre 363,4 milliards d’euros au 31 décembre 2021, soit une baisse de 1%.
Concernant l’approche économique interne de l’ICAAP, le taux de couverture du besoin interne en capital du Groupe par le capital interne à fin 2022 est supérieur à 100%.
(En Md EUR)
Crédit et
contrepartie
Marché
Opérationnel
Total 31.12.2022
Banque de détail en France
101,0
0
5,1
106,1
Banque de détail et
Services Financiers Internationaux105,6
0,2
4,6
110,4
Banque de Grande Clientèle et
Solutions Investisseurs82,1
12,6
29,0
123,7
Hors Pôles
12,1
0,9
7,4
20,3
Groupe
300,7
13,7
46,0
360,5
(En Md EUR)
Crédit et
contrepartie
Marché
Opérationnel
Total 31.12.2021
Banque de détail en France
91,8
0,1
3,7
95,5
Banque de détail et
Services Financiers Internationaux112,1
0,1
5,5
117,7
Banque de Grande Clientèle et
Solutions Investisseurs89,3
11,5
30,3
131,2
Hors Pôles
11,7
0,0
7,3
19,0
Groupe
304,9
11,6
46,8
363,4
Par ailleurs, le Groupe présente ses entités structurées non consolidées en Note 2.4 des États financiers du Document d’enregistrement universel 2023. Les transactions intra-groupe sont encadrées par un processus d’octroi de crédit respectant différents niveaux de délégations au sein des Business Units, de la Direction des risques et de la Direction financière. Les dispositifs de gestion et d’encadrement des risques structurels des entités sont également soumis à la Direction financière et à la Direction des risques.
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1.2 RISQUES DE CRÉDIT ET DE CONTREPARTIE
Les expositions pondérées au titre du risque de crédit et du risque de contrepartie représentent le principal risque du Groupe avec un montant d’expositions pondérées des risques (RWA) de 300,7 milliards d’euros au 31 décembre 2022, soit 83% du total des RWA. Ces expositions pondérées ont baissé de 1,4 % par rapport au 31 décembre 2021 et reposent principalement sur l’approche en modèle interne (67% des RWA risques de crédit et de contrepartie). Cette baisse s’explique par un effet méthodologique de -8 milliards d’euros, un effet périmètre de -6 milliards d’euros (principalement lié à la cession de l’entité Rosbank) et un effet volume de -4,4 milliards d’euros compensé par un effet mise à jour des modèles de +7,8 milliards d’euros, une dégradation de la qualité des actifs pour +3,9 milliard d’euros et un effet change de +2,6 milliards d’euros.
Le portefeuille de crédit présente un profil diversifié. Au 31 décembre 2022, l’exposition aux risques de crédit et de contrepartie représente un montant d’EAD de 1 119 milliards d’euros, en hausse (+4%) par rapport à fin 2021, portée notamment par la hausse des expositions « Souverains ». La répartition du portefeuille entre principales catégories de clientèle est équilibrée : Souverains (29%), Entreprises (32%), Clientèle de détail (20%), Établissements (9%) et Autres (10%).
En termes de décomposition géographique du portefeuille, l’exposition aux pays émergents reste limitée : l’exposition du Groupe porte à hauteur de de 70% sur l’Europe de l’Ouest (dont 48% sur la France) et à hauteur de 14% sur l’Amérique du Nord. En termes sectoriels, seul le secteur Activités financières représente 7% des expositions Entreprises du Groupe, suivi par les secteurs Activités immobilières et Services Collectifs.
Concernant plus particulièrement le risque de contrepartie, l’exposition représente un montant d’EAD de 160 milliards d’euros, augmente (+11%) par rapport à fin 2021, liée à la hausse principalement sur les expositions Souverains.
Au 31 décembre 2022, l’EAD résiduelle des expositions sur la Russie représente 2,2 milliards d’euros (hors Banque Privée) essentiellement constituées d’opérations off-shore mises en place dans le cadre des activités de financement de la Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs.
La charge nette du risque du Groupe en 2022 est de 1 647 millions d’euros, en hausse de 135% par rapport à 2021. Ce coût du risque en hausse par rapport à une base de référence 2021 basse se décompose entre un coût du risque sur les encours en défaut qui reste faible (stage 3) à 17 pb contre 18 pb en 2021, et des dotations supplémentaires sur encours sains (stage 1/stage 2) de 12 pb afin de maintenir une politique de provisionnement prudente dans un environnement marqué par des perspectives économiques moins favorables, avec, en particulier la montée de l’inflation et des taux d’intérêt.
Le coût du risque (exprimé en points de base sur la moyenne des encours de début période des quatre trimestres précédant la clôture, y compris locations simples) s’établit ainsi à 28 points de base pour l’année 2022 contre 13 points de base en 2021.
■Dans la Banque de détail en France, le coût du risque est en hausse à 20 points de base sur l’année 2022 à comparer aux 5 points de base de l’année 2021. Ce CNR inclut une dotation de 4 bps sur encours sains (à comparer à la reprise stage 1/stage 2 de -7 pb en 2021).
■À 52 points de base sur l’année 2022 (contre 38 points de base sur l’année 2021), le coût du risque du pôle Banque de détail et Services Financiers Internationaux augmente malgré une CNR plus faible sur les encours en défaut (stage 3) du fait d’une dotation de 15 points de base sur le stage 1/stage 2.
■Le coût du risque de la Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs affiche un niveau à 23 points de base (contre 4 points de base sur l’année 2021), traduisant une forte hausse du coût du risque sur encours sains (stage 1/stage 2) à 20 pb, alors que la CNR sur encours en défaut reste très modérée (4 pb contre 7 pb en 2021).
Au sens du Tableau 1 du Pilier 3 sur les risques ESG concernant le risque de transition, les expositions aux secteurs qui contribuent fortement au changement climatique(1) (basés sur les codes NACE fournis par l’EBA) représentent 177 milliards d’euros de gross carrying amount.
(1)Conformément au règlement délégué (UE) 2020/1818 de la Commission complétant le règlement (UE) 2016/1011 par des normes minimales pour les indices de référence « transition climatique » de l’Union et les indices de référence « accord de Paris » de l’Union - règlement sur les indices de référence en matière de climat - considérant 6 : les secteurs énumérés à l’annexe I, sections A à H et section L de l’annexe I du règlement (CE) n° 1893/2006.
(En M EUR)
31.12.2022
31.12.2021
Taux brut d’encours douteux(1)
2,8%
2,9%
Créances douteuses (classées en Étape 3)
15,9
16,5
Provisions Étape 3
7,7
8,4
Taux brut de couverture des encours douteux
48%
51%
(1)Total des prêts et avances à la clientèle, dépôts auprès des banques et prêts octroyés aux banques et crédit bail, présents au bilan, à l’exclusion des prêts et avancesdétenus en vue de la vente, des réserves auprès des banques centrales et autres dépôts à vue, conformément à la norme technique d’exécution EBA/ITS/2019/02 qui amende le règlement d’exécution de la Commission (EU) No 680/2014 en ce qui concerne le reporting de l’information financière (FINREP). Le calcul du taux NPL aété modifié pour exclure des créances brutes au dénominateur la valeur nette comptable des immobilisations de location simple. Les créances brutes saines et les créances brutes douteuses incluent des créances à la juste valeur par résultat qui ne sont pas éligibles au provisionnement IFRS 9 et donc non répartis par étape.Données historiques retraitées.
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1.3 RISQUE OPÉRATIONNEL
Au 31 décembre 2022, les expositions pondérées sur le risque opérationnel représentent 46 milliards d’euros, soit 13% des RWA du Groupe, en baisse de -2% par rapport à fin 2021 (46,8 milliards d’euros). Ces expositions pondérées sont déterminées essentiellement en modèle interne (97% du total). Le montant total des expositions pondérées diminue en 2022 (-0,8 milliards d’euros, soit -1,7%) principalement en raison de la cession des activités en Russie.
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1.4 RISQUE DE MARCHÉ
Les expositions pondérées au titre du risque de marché sont déterminées essentiellement via des modèles internes (86% du total à fin 2022). Ces expositions pondérées s’établissent à 13,7 milliards d’euros à fin 2022, soit 3,8% des RWA totaux du Groupe, en hausse de 18% par rapport à fin 2021 (11,6 milliards d’euros).
Les exigences de fonds propres au titre du risque de marché ont augmenté en 2022. Cette hausse se retrouve sur la VaR et sur les risques calculés en approche standard :
■la VaR a graduellement augmenté sur l’année 2022, venant d’un niveau historiquement bas atteint fin 2021 ;
■et les risques calculés en approche standard sont en hausse, essentiellement du fait de la partie change.
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1.5 RISQUE STRUCTUREL-LIQUIDITÉ
Le ratio LCR (Liquidity Coverage Ratio) s’établit à 141% à fin 2022 (contre 129% à fin 2021), correspondant à un surplus de liquidité de 74 milliards d’euros (contre 51 milliards d’euros à fin 2021), par rapport à une exigence réglementaire de 100%. L’augmentation du LCR de la Société Générale entre fin 2021 et fin 2022 reflète une position de précaution et d’anticipation. En effet, la Société Générale a augmenté ses dépôts à terme sur le marché monétaire et anticipé une partie de son plan de financement 2023. Cela s’explique par (i) des conditions de marché favorable en fin d’année, ii) le contexte de taux d’intérêt positifs qui peut amener à une une réduction des dépôts des clients entreprises vers des support monétaires et iii) l’anticipation de la réduction de la liquidité généré par la fin du TLTRO.
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1.6 RISQUE STRUCTUREL-TAUX
Dans un scenario de choc parallèle des taux d’intérêt à la hausse, l’impact de la variation de la valeur économique du capital en 2022 est de -2 900 millions d’euros et de 375 millions d’euros sur la marge nette d’intérêt. Inversement dans un scenario de choc parallèle des taux d’intérêt à la baisse, la variation de la valeur économique du capital est de 1 011 millions d’euros et de -1 102 millions d’euros sur la marge nette d’intérêt.
(En M EUR)
31.12.2022
Variations de la valeur économique
du capital
Variations de la marge nette
d’intérêt
Scénarios de chocs prudentiels*
1
Choc parallèle vers le haut
(2 900)
375
2
Choc parallèle vers le bas
1 011
(1 102)
3
Pentification de la courbe
(taux courts en baisse, taux longs en hausse)1 875
4
Aplatissement de la courbe
(taux courts en hausse, taux longs en baisse)(2 547)
5
Hausse des taux courts
(2 747)
6
Baisse des taux courts
2 862
(En M EUR)
31.12.2021
Variations de la valeur économique
du capital
Variations de la marge nette
d’intérêt
Scénarios de chocs prudentiels*
1
Choc parallèle vers le haut
(6,784)
240
2
Choc parallèle vers le bas
(2,683)
(219)
3
Pentification de la courbe
(taux courts en baisse, taux longs en hausse)463
4
Aplatissement de la courbe
(taux courts en hausse, taux longs en baisse)(4,033)
5
Hausse des taux courts
(3,643)
6
Baisse des taux courts
79
*Les 6 scénarios de chocs sont définis en annexe 3 du règlement EBA/GL/2018/02 (cf EBA BS 2018 XXX Proposed final revised IRRBB Guidelines.docx (europa.eu)).
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1.7 OPÉRATIONS SIGNIFICATIVES EN 2022
Le Groupe a procédé courant 2022 à la cession de sa filiale Rosbank avec un impact sur le résultat d’environ -3 milliards d’euros dans le cadre du conflit russo-ukrainien. Par ailleurs, des étapes décisives ont été franchies dans la fusion des réseaux de banque de détail en France ayant permis de réaliser, conformément au calendrier, la fusion juridique des réseaux Société Générale et Crédit du Nord au 1er janvier 2023 et de procéder au lancement de la nouvelle banque de détail en France. L’année 2022 a aussi été marquée par la finalisation du partenariat entre Boursorama et ING ainsi que l’accélération du développement de Boursorama, avec une croissance annuelle record du nombre de nouveaux clients de 1,4 million permettant d’atteindre 4,7 millions de clients à fin 2022. Enfin, en terme de croissance externe, le projet de rachat de LeasePlan par ALD dans la mobilité ainsi que la signature d’une lettre d’intention avec AllianceBernstein en vue de combiner les activités de recherche actions et d’exécution au sein d’une co-entreprise, vont permettre de se positionner parmi les leaders mondiaux dans ces secteurs.
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1.8 INDICATEURS CLÉS
(En M EUR)
31.12.2022
30.09.2022
30.06.2022
31.03.2022
31.12.2021
FONDS PROPRES DISPONIBLES (MONTANTS)
1
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)
48 639
47 614
47 254
48 211
49 835
2
Fonds propres de catégorie 1
58 727
57 053
56 024
56 443
57 907
3
Fonds propres totaux
69 724
69 444
67 835
66 990
68 487
EXPOSITIONS PONDÉRÉES (RWA)
4
Montant total de RWA
360 465
371 645
367 637
376 636
363 371
RATIOS DE FONDS PROPRES (EN POURCENTAGE DU MONTANT DE RWA)
5
Ratio de fonds propres de base de catégorie 1 (%)
13,49%
12,81%
12,85%
12,80%
13,71%
6
Ratio de fonds propres de catégorie 1 (%)
16,29%
15,35%
15,24%
14,99%
15,94%
7
Ratio de fonds propres totaux (%)
19,34%
18,69%
18,45%
17,79%
18,85%
EXIGENCES DE FONDS PROPRES SUPPLÉMENTAIRES POUR FAIRE FACE AUX RISQUES AUTRES QUE LE RISQUE DE LEVIER EXCESSIF (EN POURCENTAGE DU MONTANT DE RWA)(1)
EU 7a
Exigences de fonds propres supplémentaires pour faire face aux risques autres que le risque de levier excessif (%)
2,12%
2,12%
2,12%
2,12%
1,75%
EU 7b
dont à satisfaire avec des fonds propres CET1 (%)
1,19%
1,19%
1,19%
1,19%
0,98%
EU 7c
dont à satisfaire avec des fonds propres
de catégorie 1 (%)1,59%
1,59%
1,59%
1,59%
1,31%
EU 7d
Exigences totales de fonds propres SREP (%)
10,12%
10,12%
10,12%
10,12%
9,75%
EXIGENCE GLOBALE DE COUSSIN ET EXIGENCE GLOBALE DE FONDS PROPRES (EN POURCENTAGE DU MONTANT DE RWA)
8
Coussin de conservation des fonds propres (%)
2,50%
2,50%
2,50%
2,50%
2,50%
EU 8a
Coussin de conservation découlant du risque macroprudentiel ou systémique constaté au niveau d’un État membre (%)
-
-
-
-
-
9
Coussin de fonds propres contracyclique spécifique à l’établissement (%)
0,16%
0,08%
0,05%
0,04%
0,04%
EU 9a
Coussin pour le risque systémique (%)
-
-
-
-
-
10
Coussin pour les établissements d’importance systémique mondiale (%)
1,00%
1,00%
1,00%
1,00%
1,00%
EU 10a
Coussin pour les autres établissements d’importance systémique (%)
-
-
-
-
-
11
Exigence globale de coussin (%)
3,66%
3,58%
3,55%
3,54%
3,54%
EU 11a
Exigences globales de fonds propres (%)
13,78%
13,70%
13,67%
13,66%
13,29%
12
Fonds propres CET1 disponibles après le respect des exigences totales de fonds propres SREP (%)
7,80%
7,12%
7,16%
7,11%
8,23%
RATIO DE LEVIER
13
Mesure de l’exposition totale(2)
1 344 870
1 392 918
1 382 334
1 319 813
1 189 253
14
Ratio de levier (%)
4,37%
4,10%
4,05%
4,28%
4,87%
EXIGENCES DE FONDS PROPRES SUPPLÉMENTAIRES POUR FAIRE FACE AU RISQUE DE LEVIER EXCESSIF (EN POURCENTAGE DE LA MESURE DE L’EXPOSITION TOTALE)
EU 14a
Exigences de fonds propres supplémentaires pour faire face au risque de levier excessif (%)
-
-
-
-
-
EU 14b
dont à satisfaire avec des fonds propres CET1 (%)
-
-
-
-
-
EU 14c
Exigences de ratio de levier SREP totales (%)(3)
3,00%
3,00%
3,00%
3,09%
3,09%
EXIGENCE DE COUSSIN LIÉ AU RATIO DE LEVIER ET EXIGENCE DE RATIO DE LEVIER GLOBALE (EN POURCENTAGE DE LA MESURE DE L’EXPOSITION TOTALE)
EU 14d
Exigence de coussin lié au ratio de levier (%)
-
-
-
-
-
EU 14e
Exigence de ratio de levier globale (%)(3)
3,00%
3,00%
3,00%
3,09%
3,09%
RATIO DE COUVERTURE DES BESOINS DE LIQUIDITÉ
15
Actifs liquides de qualité élevée (HQLA) totaux (valeur pondérée – moyenne)
246 749
242 177
238 136
235 333
229 464
EU 16a
Sorties de trésorerie – Valeur pondérée totale
413 693
434 078
420 815
409 590
395 120
EU 16b
Entrées de trésorerie – Valeur pondérée totale
233 039
258 705
245 812
235 158
226 434
16
Sorties de trésorerie nettes totales
(valeur ajustée)174 670
175 377
175 003
174 432
168 687
17
Ratio de couverture des besoins de liquidité (%)
141,41%
138,05%
136,00%
134,72%
135,95%
RATIO DE FINANCEMENT STABLE NET
18
Financement stable disponible total
617 491
617 615
615 879
629 042
619 442
19
Financement stable requis total
543 549
548 457
549 492
561 828
561 043
20
Ratio NSFR (%)
113,60%
112,61%
112,08%
111,96%
110,41%
(1)L’exigence de fonds propres applicable au groupe Société Générale au titre du Pilier 2 s’élève à 2,12% (dont 1,19% en CET1) jusqu’au 31/12/2022, portant l’exigence de fonds propres SREP totale à 10,12%.
(2)La mesure de l’exposition de levier tient compte, sur tout l’historique considéré, de l’option d’exemption temporaire de certaines expositions banques centrales permise par la réglementation européenne.
(3)L’exigence de ratio de levier applicable au groupe Société Générale est de 3,09% (rehaussement de l’exigence réglementaire initiale de 3% en lien avec l’exemption banques centrales susmentionnée) jusqu’au 31/03/2022, puis est de 3% à compter du 30/06/2022.
(En M EUR)
TLAC
31.12.2022
30.09.2022
30.06.2022
31.03.2022
31.12.2021
FONDS PROPRES ET INSTRUMENTS DE DETTES ÉLIGIBLES, RATIOS ET ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS(1)
1
Fonds propres et instruments de dettes éligibles
121 249
119 337
116 539
114 436
113 098
2
Montant total d’expositions pondérées (RWA)
du Groupe360 465
371 645
367 637
376 636
363 371
3
Fonds propres et instruments de dettes éligibles en pourcentage des RWA
33,64%
32,11%
31,70%
30,38%
31,12%
4
Mesure totale de l’exposition aux fins du ratio
de levier1344 870
1392 918
1 382 334
1 319 813
1 189 253
5
Fonds propres et instruments de dettes éligibles
en pourcentage de l’exposition de levier9,02%
8,57%
8,43%
8,67%
9,51%
6a
Application de l’exemption prévue par le règlement (UE) n° 2019/876, article 72 ter, paragraphe 4
Non
Non
Non
Non
Non
6b
En cas d’application du paragraphe 3 de l’article
72 ter du règlement (UE) n° 2019/876, montant total des dettes senior préférées éligibles au ratio TLAC11 430
9 287
9 023
7 114
6 921
6c
En cas d’application du paragraphe 3 de l’article
72 ter du règlement (UE) n° 2019/876, part des dettes senior préférées utilisées dans le calcul
du ratio TLAC100,00%
100,00%
100,00%
100,00%
100,00%
(1)Avec prise en compte des dispositions transitoires IFRS 9 sur tout l’historique considéré.
Le Groupe présente, au 31 décembre 2022, un ratio TLAC de 33,64% des expositions pondérées (RWA) en utilisant l’option des dettes senior préférées dans la limite de 3,5% des RWA (ratio de 30,47% sans prise en compte de cette option), pour une exigence réglementaire de 21,66%, et de 9,02% de l’exposition de levier pour une exigence réglementaire de 6,75%.
-
2.1 FACTEURS DE RISQUE PAR CATÉGORIE
Cette section indique les principaux facteurs de risques qui pourraient, selon les estimations du Groupe, avoir un impact significatif sur son activité, sa rentabilité, sa solvabilité ou son accès au financement.
Dans le cadre du pilotage interne de ses risques, Société Générale a mis à jour sa typologie de risques. Pour les besoins de ce chapitre, ces différents types de risques ont été regroupés en six principales catégories (4.1 à 4.1.6), conformément à l’article 16 du règlement (UE) n° 2017/1129 dit « Prospectus 3 » du 14 juin 2017, selon les principaux facteurs de risques qui pourraient, d’après les estimations du Groupe, impacter les types de risques. Pour chaque catégorie, les facteurs de risque sont présentés sur la base d’une évaluation de leur importance, les risques majeurs étant indiqués en premier au sein de chaque catégorie.
Le schéma ci-dessous permet d’illustrer la façon dont les types de risques identifiés dans la typologie de risques ont été regroupés dans les six catégories et les facteurs de risque les impactant principalement.
2.1.1 RISQUES LIÉS AUX CONTEXTES MACROÉCONOMIQUE, GÉOPOLITIQUE, DE MARCHÉ ET RÉGLEMENTAIRE
2.1.1.1 Le contexte économique et financier mondial, les tensions géopolitiques ainsi que l’environnement des marchés sur lesquels le Groupe opère pourraient avoir un impact significatif sur ses activités, sa situation financière et ses résultats.
Le Groupe étant un établissement financier d’envergure mondiale, ses activités sont sensibles à l’évolution des marchés financiers et à l’environnement économique en Europe, aux États-Unis et dans le reste du monde. Le Groupe exerce 49% de son activité en France (en termes de produit net bancaire au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2022), 32% en Europe, 7% en zone Amériques et 12% dans le reste du monde. Le Groupe pourrait être confronté à des détériorations significatives des conditions de marché et de l’environnement économique résultant notamment de crises affectant les marchés de capitaux ou du crédit, de contraintes de liquidité, de récessions régionales ou mondiales et d’une volatilité des cours des matières premières (notamment le pétrole et le gaz naturel). D’autres facteurs peuvent expliquer ces dégradations tels que la variabilité des taux de change ou des taux d’intérêt, de l’inflation ou la déflation, des dégradations de notation, des restructurations ou des défauts des dettes souveraines ou privées, ou encore des événements géopolitiques (tels que des actes terroristes ou des conflits armés). Par ailleurs, la crise liée au Covid-19 conserve un impact principalement en Chine où la politique dite « Zéro Covid » a commencé à se relâcher. De tels événements, qui peuvent intervenir de manière brutale et dont les effets pourraient ne pas avoir été anticipés et couverts, sont susceptibles d’affecter de manière ponctuelle ou durable les conditions dans lesquelles le Groupe évolue et d’avoir un effet défavorable significatif sur sa situation financière, son coût du risque et ses résultats.
L’environnement économique et financier est exposé à des risques géopolitiques qui s’intensifient. La guerre en Ukraine qui a débuté en février 2022 provoque des tensions élevées entre la Russie et les pays occidentaux, avec des impacts significatifs sur la croissance mondiale, sur le prix de l’énergie et des matières premières, et sur la situation humanitaire. Les sanctions économiques et financières mises en place par un grand nombre de pays, notamment en Europe et aux États-Unis, vis-à-vis de la Russie et de la Biélorussie peuvent affecter significativement les opérateurs en lien direct ou indirect avec la Russie, avec un impact matériel sur les risques du Groupe (crédit et contrepartie, marché, réputation, conformité, juridique, opérationnel, etc.). Le Groupe continuera à analyser en temps réel l’impact global de cette crise et à prendre l’ensemble des mesures qui s’avéreraient nécessaires afin de se conformer à la réglementation en vigueur.
En Asie, les relations américano-chinoises sont porteuses de tensions commerciales et de risques de fractures technologiques.
Après une longue période de taux d’intérêt bas, l’environnement inflationniste actuel conduit les principales banques centrales à procéder à des remontées des taux. L’ensemble de l’économie doit s’adapter à ce régime de taux d’intérêt plus élevés. Outre l’impact sur la valorisation des actifs boursiers, les secteurs sensibles aux taux d’intérêt comme l’immobilier devront s’ajuster. La Réserve Fédérale Américaine (Fed) et la Banque Centrale Européenne (BCE) devraient continuer de resserrer les conditions monétaires au premier semestre 2023 avant d’amorcer une pause en constatant la décrue de l’inflation selon nos prévisions. En attendant, l’inflation toujours présente aux États-Unis et en Europe, continue d’impacter le prix des services, de l’alimentation et de l’énergie.
Cette crise pourrait générer une plus forte volatilité sur les marchés financiers et causer une baisse du cours de divers actifs entraînant potentiellement des défauts de paiement, avec des conséquences difficiles à anticiper pour le Groupe. En France, principal marché du Groupe, après la longue période de taux d’intérêt bas qui a favorisé la reprise du marché de l’immobilier, un retournement de l’activité dans ce secteur pourrait avoir un effet défavorable sur la valeur des actifs et sur l’activité du Groupe, se traduisant par une baisse de la demande de prêts et une hausse des prêts non performants. Plus généralement, l’environnement de taux plus élevés dans un contexte où les dettes publiques et privées ont eu tendance à augmenter est une source supplémentaire de risque.
Compte tenu de l’incertitude générée par cette situation tant en termes de durée que d’amplitude, ces perturbations pourraient avoir un impact significatif sur l’activité et la rentabilité de certaines contreparties du Groupe en 2023.
Dans un contexte de guerre en Ukraine qui perdure, avec la réduction des importations de gaz russe et la mise en place d’un embargo sur le pétrole russe le 5 décembre 2022, le secteur énergétique européen traverse une situation plus difficile et incertaine. Les prix du gaz ont augmenté et demeurent très volatils. Un arrêt total des livraisons de gaz russe conjugué à une reprise économique en Chine post Covid-19 pourraient entraîner une nouvelle flambée des prix du gaz ce qui affecterait la croissance économique européenne.
À plus long terme, la transition énergétique vers une économie « bas carbone » pourrait affecter les producteurs d’énergies fossiles, les secteurs d’activité fortement consommateurs d’énergie et les pays qui en dépendent.
Concernant les marchés financiers, dans le cadre du Brexit, le sujet de non-équivalence des chambres de compensation (central counterparties – CCP) reste un point de vigilance, avec de possibles impacts sur la stabilité financière notamment en Europe et sur l’activité du Groupe. En outre, les activités de marchés de capitaux (y compris de change) et de trading de titres sur les marchés émergents peuvent être plus volatiles que dans les pays développés, et être exposées à des risques particuliers tels que l’instabilité politique et la volatilité des devises. Ces éléments pourraient avoir un effet défavorable significatif sur l’activité et les résultats du Groupe.
Concernant le marché de la mobilité, en raison du déficit d’offre de voitures neuves, la demande pour les véhicules d’occasion s’est accrue, poussant fortement à la hausse les prix de revente. En conséquence, ALD a enregistré un résultat sur la vente de véhicules d’occasion historiquement élevé depuis un an. Le Groupe est exposé à une perte potentielle lors d’un exercice financier causé par (i) la revente des véhicules liés aux contrats de location terminés au cours de la période disposant d’un prix de revente inférieur à leur valeur nette comptable et (ii) les dépréciations additionnelles enregistrées durant la période de location si la valeur résiduelle estimée devient inférieure à la valeur résiduelle contractuelle. Le résultat des ventes futures et les pertes estimées sont impactés par des facteurs externes comme les conditions macroéconomiques, les politiques gouvernementales, les réglementations fiscales et environnementales, les préférences des consommateurs, les prix des nouveaux véhicules, etc. Le Groupe anticipe pour 2023 que les chaînes d’approvisionnement pourraient ne pas revenir à la normale immédiatement, ce qui pourrait soutenir les prix de revente des véhicules d’occasion.
Les résultats du Groupe sont ainsi exposés aux conditions économiques, financières, politiques et géopolitiques des principaux marchés sur lesquels le Groupe est présent.
2.1.1.2 La non-réalisation par le Groupe de ses objectifs stratégiques et financiers communiqués au marché pourrait avoir un effet défavorable sur son activité, ses résultats et sur la valeur de ses instruments financiers.
Le Groupe est pleinement engagé dans la poursuite des initiatives stratégiques et s’est fixé des objectifs de croissance rentable et durable pour l’année 2025 avec :
■une croissance annuelle moyenne des revenus supérieure ou égale à 3% sur la période 2021 et 2025 en privilégiant la croissance des métiers les plus profitables ;
■une amélioration du coefficient d’exploitation, avec un coefficient d’exploitation inférieur ou égal à 62% en 2025 et l’atteinte d’une rentabilité ROTE de 10% sur la base d’une cible de capital core tier 1 de 12% en 2025 ;
■une gestion disciplinée des ressources rares, combinée à une maîtrise des risques, contribuant ainsi à la solidité et à la qualité du bilan de la Banque ;
■une gestion rigoureuse du portefeuille de crédit avec un coût du risque d’environ 30 points de base en 2025 ;
Plus spécifiquement, le projet « Vision 2025 » du Groupe prévoit la fusion entre le réseau Banque de détail en France de Société Générale et le Crédit du Nord. Si son déploiement a été élaboré pour permettre une exécution maîtrisée, cette fusion pourrait toutefois avoir un effet défavorable de manière transitoire sur l’activité, la situation financière et les coûts du Groupe. Le rapprochement des systèmes informatiques pourrait connaître des retards, décalant ainsi certains des bénéfices attendus de la fusion. Le projet pourrait engendrer le départ d’un certain nombre de collaborateurs, nécessitant leur remplacement et des efforts de formation, générant potentiellement des coûts supplémentaires. La fusion pourrait également conduire à la perte d’une partie de la clientèle, avec pour conséquence une perte de revenus. Les aspects juridiques et réglementaires de l’opération pourraient provoquer des retards ou des coûts supplémentaires.
À la suite de l’annonce du projet d’acquisition de LeasePlan par ALD le 6 janvier 2022, Société Générale et ALD ont annoncé le 22 avril 2022 la signature du protocole d’accord (framework agreement), dans l’objectif de créer un leader mondial dans les solutions de mobilité. Cette acquisition reste sous réserve de l’obtention de certaines autorisations réglementaires et de la réalisation d’autres conditions suspensives usuelles.
Le Groupe a également annoncé, en novembre 2022, la signature d’une lettre d’intention avec AllianceBernstein en vue de combiner les activités de recherche actions et d’exécution au sein d’une co-entreprise, et former ainsi une franchise mondiale de premier plan dans ces activités. Cette annonce a été suivie de la signature d’un protocole d’acquisition début février 2023.
La conclusion d’accords définitifs sur ces opérations stratégiques dépend de nombreuses parties prenantes et reste de ce fait soumise à divers aléas. La non réalisation de ces opérations n’aurait pas d’impact immédiat sur l’activité du Groupe mais serait potentiellement susceptible de peser sur son cours, au moins temporairement Société Générale a placé la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) au cœur de sa stratégie, afin notamment de contribuer aux transformations positives en faveur de l’environnement et du développement des territoires. A ce titre, le Groupe a pris un certain nombre d’engagements (voir chapitre 2 pages 46 et suivantes et chapitre 5 page 289 et suivantes). Le non-respect de ces engagements, et de ceux que le Groupe serait amener à prendre dans le futur, pourrait porter atteinte à la sa réputation. Par ailleurs, la mise en œuvre de ces engagements pourrait avoir un impact sur le modèle d’affaires du Groupe. Enfin, la non prise d’engagements spécifiques pourrait également générer un risque de réputation et de stratégie.
Le Groupe pourrait connaître un risque d’exécution sur ces projets stratégiques à mener de front. Toute difficulté rencontrée au cours du processus d’intégration des activités (notamment d’un point de vue ressources humaines) est susceptible d’engendrer une augmentation des coûts d’intégration ainsi que des économies, synergies ou bénéfices plus faibles qu’anticipés. De plus, le processus d’intégration des activités opérationnelles acquises au sein du Groupe pourrait perturber les activités d’une ou plusieurs de ses filiales et détourner l’attention de la Direction, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur les activités et résultats du Groupe.
2.1.1.3 Le Groupe est soumis à un cadre réglementaire étendu dans les pays où il est présent et les modifications de ce cadre réglementaire pourraient avoir un effet négatif sur l’activité, la situation financière, les coûts du Groupe et l’environnement financier et économique dans lequel il opère.
Le Groupe applique les réglementations des juridictions où il exerce ses activités. Cela concerne les réglementations française, européenne, américaine, mais aussi d’autres réglementations locales, compte tenu entre autres des activités transfrontalières du Groupe. L’application des réglementations existantes et la mise en œuvre de celles à venir requièrent d’importants moyens qui pourraient peser sur les performances du Groupe. Par ailleurs, le non-respect éventuel de la réglementation pourrait se traduire par des sanctions financières, la détérioration de l’image du Groupe, la suspension forcée de ses activités ou, dans les cas extrêmes, le retrait de ses agréments.
■plusieurs évolutions réglementaires sont encore susceptibles d’altérer sensiblement le cadre des Activités de Marché : (i) le possible renforcement des contraintes liées à la mise en œuvre des nouvelles exigences de transparence et de protection des investisseurs (revue de MiFID II/MiFIR, IDD, ELTIF (règlement sur les fonds européens d’investissement à long terme)), (ii) la mise en œuvre de la revue fondamentale du book de trading (FRTB), qui risque d’augmenter significativement les exigences appliquées aux banques européennes et (iii) d’éventuelles relocalisation du clearing pourraient être demandées et ce, en dépit de la décision du 8 février 2022 de la Commission européenne de prolonger jusqu’au 30 juin 2025 l’équivalence accordée aux contreparties centrales britanniques ;
■de nouvelles obligations issues de la proposition de réforme de la réglementation bancaire de l’UE présentée le 27 octobre 2021 par la Commission européenne. La réforme se compose de plusieurs instruments législatifs visant à modifier la directive sur les exigences de fonds propres (Parlement européen et Conseil UE, directive 2013/36/UE, 26 juin 2013) ainsi que le règlement sur les exigences de fonds propres dit « CRR » (Parlement européen et Conseil de l’UE, règlement (UE) n° 575/2013, 26 juin 2013) ;
■aux États-Unis, la mise en place de la loi Dodd Frank est quasi finalisée. Les règlements de la Securities and Exchange Commission ou SEC relatifs aux security-based swap dealers ont été mis en place et Société Générale a été enregistrée auprès de la SEC en tant que Securities-Based Swap dealer ;
■des mesures européennes visant à assainir le bilan des banques au travers notamment d’une gestion active des créances non performantes (Non-Performing Loans ou NPL) se traduisent par une hausse des exigences prudentielles et nécessitent une adaptation de la stratégie du Groupe en matière de gestion des NPL. Plus généralement, des mesures additionnelles pour définir un cadre de bonnes pratiques d’octroi (cf. les orientations Loan origination publiées par l’Autorité Bancaire Européenne) et de suivi des prêts pourraient également avoir un impact sur le Groupe ;
■le renforcement des exigences en matière de qualité et de protection des données et un renforcement à venir des exigences en matière de cyber-résilience en lien avec l’adoption par le Conseil le 28 novembre 2022, ce qui achève le processus législatif, du paquet de directive et de règlement européens sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier ;
■la mise en place du dispositif réglementaire européen relatif à la finance durable avec l’accroissement des obligations de reportings non financiers, le renforcement de l’inclusion des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance dans le cadre de la gestion des risques et la prise en compte de ces risques dans le cadre du processus de surveillance et d’évaluation prudentielle (Supervisory Review and Évaluation Process – SREP) ;
■le renforcement du régime de prévention et de résolution des crises prévu par la directive communément appelée directive sur le redressement et la résolution des banques du 15 mai 2014 (DRRB), telle que révisée, qui donne pouvoir au Conseil de Résolution Unique (CRU) d’entamer une procédure de résolution à l’encontre d’un établissement bancaire lorsque le point de non-viabilité est considéré comme atteint. Dans ce cadre, le CRU pourrait, afin de limiter le coût supporté par les contribuables, faire porter les pertes en priorité à certains créanciers et aux actionnaires du Groupe. En cas de déclenchement du mécanisme de résolution, le Groupe pourrait notamment se voir contraint de céder certaines de ses activités, de modifier les conditions de rémunération de ses instruments de dette, d’émettre de nouveaux instruments de dette ou encore de subir une dépréciation de ses instruments de dette, ou de les convertir en titres de capital. De nouvelles obligations légales et réglementaires pourraient par ailleurs s’imposer au Groupe dans le futur, telles que :
-l’obligation potentielle à l’échelle européenne d’ouvrir davantage l’accès à des données bancaires à des prestataires tiers,
-de nouvelles obligations issues du cadre des propositions de mesures publiées par la Commission européenne le 20 juillet 2021 visant à renforcer le cadre de surveillance européen en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme ainsi que l’instauration d’une nouvelle agence européenne dédiée à la lutte contre le blanchiment;
■à partir de 2023, de nouveaux textes réglementaires entreront en vigueur sur les sujets de risque de taux du portefeuille bancaire (stress sur la MNI, caps sur la maturité des écoulements des dépôts,…) et sur le risque de crédit du portefeuille bancaire. Ces nouveaux textes pourront contraindre certains aspects de la gestion des risques de taux et de crédit.
Le Groupe est également soumis à des règles fiscales complexes dans les différents pays où il opère. Des changements dans les règles fiscales applicables, l’incertitude sur l’interprétation de certaines évolutions ou leurs impacts peuvent avoir un effet négatif sur l’activité, la situation financière et les coûts du Groupe.
Par ailleurs, en tant que banque internationale, traitant notamment des opérations avec des US persons, libellées en dollar américain, ou faisant intervenir une institution financière américaine, le Groupe est soumis aux réglementations américaines relatives notamment au respect des sanctions économiques, à la lutte contre la corruption et aux abus de marché. Plus généralement, dans le cadre de ses accords avec les autorités américaines et françaises, le Groupe a largement mis en place, via un programme dédié et une organisation spécifique, des actions correctrices visant à remédier aux défaillances constatées et à renforcer son programme de conformité. Le Groupe serait exposé à un risque (i) de sanctions administratives, incluant des amendes, une suspension de l’accès aux marchés américains, voire des retraits d’agrément, (ii) de poursuites pénales, et (iii) d’atteinte à sa réputation, dans l’hypothèse où serait constaté un manquement aux réglementations américaines concernées, ou une violation des engagements pris par le Groupe dans le cadre de ces accords.
2.1.1.4 Une intensification de la concurrence, par des acteurs bancaires et non bancaires, pourrait avoir un effet défavorable sur l’activité et les résultats du Groupe, tant sur son marché domestique français qu’à l’international.
Du fait de son activité internationale, le Groupe est confronté à une concurrence intense sur les marchés locaux et internationaux dans lesquels il opère, que ce soit de la part d’acteurs bancaires ou non bancaires. À ce titre, le Groupe est exposé au risque de ne pas parvenir à conserver ou développer ses parts de marché dans ses différentes activités. Cette concurrence peut également conduire à une pression sur les marges, préjudiciable à la rentabilité de ses activités.
Les mouvements de concentration dans le secteur des services financiers pourraient permettre aux concurrents du Groupe de renforcer leurs capitaux, leurs ressources, et leur capacité à offrir une gamme de services financiers plus étendue. En France et sur les autres marchés principaux où le Groupe exerce ses activités, la présence d’importants acteurs bancaires et financiers locaux ainsi que l’émergence de nouveaux acteurs (notamment des néobanques et prestataires de services financiers en ligne) ont intensifié la concurrence sur la quasi-totalité des produits et des services proposés par le Groupe. Sous l’impulsion de nouveaux acteurs comme les fintechs, de nouveaux services, automatisés, évolutifs et fondés sur de nouvelles technologies (telle que la blockchain) se développent rapidement et modifient fondamentalement la relation des consommateurs avec les prestataires de services financiers, ainsi que la fonction de réseaux traditionnels d’agences bancaires. La concurrence avec ces nouveaux acteurs pourrait être exacerbée par le développement de substituts à la monnaie banque centrale (crypto devises, monnaie digitale banque centrale, etc.), eux-mêmes porteurs de risques.
Par ailleurs, la concurrence s’accroît avec l’émergence d’acteurs non bancaires qui, dans certains cas, peuvent être avantagés par une réglementation plus souple et notamment moins exigeante en termes de fonds propres.
Pour répondre à ces défis, le Groupe a mis en place une stratégie, notamment en matière de développement des technologies digitales et de mise en place de partenariats commerciaux ou capitalistiques avec ces nouveaux acteurs (telle que la plateforme Lumo proposant des investissements verts ou la néobanque Shine pour les professionnels). Dans ce contexte, des investissements complémentaires pourraient être nécessaires pour que le Groupe soit en mesure de proposer de nouveaux services innovants et d’être compétitif face à ces nouveaux acteurs. Cette intensification de la concurrence pourrait toutefois avoir un effet défavorable sur l’activité et les résultats du Groupe, tant sur le marché français qu’à l’international.
2.1.1.5 Les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) et en particulier liés au changement climatique sont susceptibles d’impacter les activités, les résultats et la situation financière du Groupe à court, moyen et long termes.
Les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont définis comme les risques découlant des impacts actuels ou futurs des facteurs ESG sur les contreparties ou les actifs investis des établissements financiers. Les risques ESG sont vus comme des facteurs aggravant des catégories traditionnelles de risques (risques de crédit, risques de contrepartie, risques de marché, risques structurels (y compris risques de liquidité et de financement), risques opérationnels, risques de réputation, risques de conformité, et risques liés aux activités d’assurance) et sont susceptibles d’impacter les activités, les résultats et la situation financière du Groupe à court, moyen et long termes.
Le Groupe est ainsi exposé aux risques environnementaux, et en particulier aux risques liés aux changements climatiques, via certaines de ses activités de financement, d’investissement et de services. Concernant les risques climatiques, on distingue notamment (i) le risque physique, avec un impact direct de l’évolution du climat et de la multiplication des événements météorologiques extrêmes sur les entités, les personnes et les biens ; (ii) le risque de transition, qui résulte du processus de transition vers une économie bas carbone, à savoir par exemple les changements de réglementation, les ruptures technologiques ou encore l’évolution des préférences des consommateurs.
Le Groupe pourrait être exposé au risque physique via la dégradation de la qualité de crédit de ses contreparties dont l’activité pourrait être impactée négativement par des épisodes climatiques extrêmes ou par des changements graduels à long terme du climat et via la diminution de la valeur des collatéraux reçus (notamment dans le cadre du financement de biens immobiliers en l’absence de mécanisme de garantie apportée par des sociétés de financement spécialisées).
Au-delà des risques liés au changement climatique, les risques plus généralement liés à la dégradation de l’environnement (tels que le risque lié à la perte de biodiversité) constituent également des facteurs aggravants des risques du Groupe. Le Groupe pourrait notamment être exposé au risque de crédit sur une partie de son portefeuille, lié à une moindre profitabilité de certaines de ses contreparties due par exemple à des coûts juridiques et opérationnels majorés (en raison par exemple de l’application de nouvelles normes environnementales).
Par ailleurs, le Groupe est exposé à des risques sociaux, liés par exemple au non-respect par certaines de ses contreparties des droits du travail ou à des problématiques de santé et de sécurité sur le lieu de travail, problématiques qui sont susceptibles de déclencher ou d’aggraver les risques de réputation et de crédit du Groupe.
De même, les risques liés à la gouvernance de ses contreparties et parties prenantes (fournisseurs, prestataires, etc.), relatifs par exemple à une gestion inadéquate des questions environnementales et sociales, pourraient générer un risque de crédit et de réputation pour le Groupe.
Au-delà des risques portant sur ses contreparties ou sur ses actifs investis, le Groupe pourrait aussi être exposé à des risques liés à ses activités propres. Ainsi, le Groupe reste exposé au risque climatique physique à travers sa capacité à maintenir ses services dans des zones géographiques impactées par des événements extrêmes (inondations, etc.).
Le Groupe reste par ailleurs exposé à des risques sociaux et de gouvernance propres, liés par exemple au coût opérationnel de mise en œuvre des réglementations liées au droit du travail, et à la gestion de ses ressources humaines.
L’ensemble de ces risques pourraient ainsi avoir un impact sur l’activité, les résultats et la réputation du Groupe à court, moyen et long termes.
2.1.1.6 Le Groupe est assujetti à la réglementation relative aux procédures de résolution, ce qui pourrait avoir un effet négatif sur ses activités et la valeur de ses instruments financiers.
La DRRB et le règlement (UE) n° 806/2014 du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne du 15 juillet 2014 (le règlement MRU, Mécanisme de Résolution Unique) définissent un cadre à l’échelle de l’Union européenne pour le redressement et la résolution des établissements de crédit et des entreprises d’investissement. La DRRB fournit aux autorités un ensemble d’outils permettant d’intervenir suffisamment tôt et rapidement dans un établissement considéré comme étant défaillant, de manière à assurer la continuité des fonctions financières et économiques essentielles de l’établissement tout en minimisant l’impact de sa défaillance sur l’économie et le système financier (y compris l’exposition des contribuables aux pertes). En vertu du règlement MRU, un pouvoir centralisé de résolution est établi et confié au CRU et aux autorités nationales de résolution.
Les pouvoirs conférés à l’autorité de résolution dans la DRRB et le règlement MRU comprennent des pouvoirs de dépréciation/conversion pour garantir que les instruments de capital et les passifs éligibles absorbent les pertes du Groupe et le recapitalisent conformément à un ordre de priorité établi (l’« Outil de renflouement interne »). Sous réserve de certaines exceptions, les pertes sont d’abord supportées par les actionnaires, puis par les détenteurs d’instruments de fonds propres additionnels de catégorie 1 (Additional Tier 1), et de fonds propres de catégorie 2 (Tier 2), puis par les détenteurs de dette senior non préférée et enfin par les détenteurs de dette senior préférée, le tout conformément à l’ordre de leurs créances dans une procédure d’insolvabilité normale. Les conditions de résolution prévues par le Code monétaire et financier mettant en œuvre la DRRB sont réputées remplies lorsque : (i) l’autorité de résolution ou l’autorité de surveillance compétente détermine que l’établissement est défaillant ou susceptible de l’être, (ii) il n’existe aucune perspective raisonnable qu’une mesure autre qu’une mesure de résolution puisse empêcher la défaillance dans un délai raisonnable, et (iii) une mesure de résolution est nécessaire à la réalisation des objectifs de résolution (notamment, assurer la continuité des fonctions critiques, éviter un effet négatif significatif sur le système financier, protéger les fonds publics en réduisant au minimum le recours à un soutien financier public extraordinaire, et protéger les fonds et les actifs des clients) et la liquidation de l’établissement dans le cadre d’une procédure d’insolvabilité normale ne permettrait pas d’atteindre ces objectifs de résolution dans la même mesure.
L’autorité de résolution pourrait également, indépendamment d’une mesure de résolution ou en combinaison avec une mesure de résolution, procéder à une dépréciation ou à une conversion totale ou partielle des instruments de fonds propres du Groupe (y compris les instruments de dette subordonnés) en fonds propres lorsqu’elle détermine que le Groupe ne sera plus viable à moins d’exercer ce pouvoir de dépréciation ou de conversion ou lorsque le Groupe a besoin d’un soutien financier public extraordinaire (sauf lorsque le soutien financier public extraordinaire est fourni sous la forme définie à l’article L. 613-48 III, 3° du Code monétaire et financier).
L’Outil de renflouement interne pourrait entraîner une dépréciation ou une conversion totale ou partielle des instruments de fonds propres en actions ordinaires ou autres instruments de propriété du capital.
Outre l’Outil de renflouement interne, la DRRB confère à l’autorité de résolution des pouvoirs plus larges pour mettre en œuvre d’autres mesures de résolution à l’égard des établissements qui remplissent les conditions de résolution, ce qui peut inclure (sans limitation) la vente des activités de l’établissement, la création d’un établissement relais, la séparation des actifs, le remplacement ou la substitution de l’établissement en tant que débiteur de titres de créance, la modification des modalités des titres de créance (y compris la modification de l’échéance et/ou du montant des intérêts payables et/ou l’imposition d’une suspension temporaire des paiements), le renvoi de la Direction, la nomination d’un administrateur provisoire et l’interruption de la cotation et de l’admission à la négociation d’instruments financiers.
Avant de prendre une mesure de résolution, y compris la mise en œuvre de l’Outil de renflouement interne, ou d’exercer le pouvoir de déprécier ou de convertir les instruments de capital pertinents, l’autorité de résolution doit s’assurer qu’une évaluation juste, prudente et réaliste des actifs et des passifs de l’institution est effectuée par une personne indépendante de toute autorité publique.
L’application de toute mesure en vertu des dispositions françaises d’application de la DRRB ou toute suggestion d’une telle application à l’égard du Groupe pourrait avoir un impact négatif important sur la capacité du Groupe à satisfaire ses obligations en vertu de tout instrument financier et, en conséquence, les détenteurs de titres pourraient perdre la totalité de leur investissement.
En outre, si la situation financière du Groupe se détériore, l’existence de l’Outil de renflouement interne, l’exercice de pouvoirs de dépréciation/conversion ou tout autre outil de résolution par l’autorité de résolution indépendamment d’une mesure de résolution ou en combinaison avec une mesure de résolution lorsqu’elle détermine que Société Générale ou son Groupe ne sera plus viable pourrait entraîner une baisse de la valeur des instruments financiers plus rapide qu’en l’absence de tels pouvoirs.
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3 DISPOSITIF DE GESTION DES RISQUES
Dans cette section sont décrites les approches et stratégies relatives à la gestion des risques de Société Générale. Elle décrit la manière dont les fonctions en charge de la gestion des risques sont organisées, comment ces fonctions garantissent leur indépendance et comment elles diffusent la culture risque au sein du Groupe.
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3.1 ADÉQUATION DES DISPOSITIFS DE GESTION DES RISQUES
Le présent rapport Pilier 3, publié sous la responsabilité de la Direction générale du groupe Société Générale, présente, en application du règlement CRR, les informations quantitatives et qualitatives requises sur les fonds propres, la liquidité et la gestion des risques au sein de Société Générale, dans un souci de transparence vis-à-vis des différents acteurs du marché. Ces informations ont été établies conformément aux procédures de contrôle interne approuvées par le Conseil d’administration dans le cadre de la validation du Risk Appetite Framework (dispositif de gouvernance et de mise en œuvre de l’Appétit pour le risque) et du Risk Appetite Statement (Appétit pour le risque), et s’appuient entre autres sur la revue annuelle, par la Direction générale en Comité de coordination du contrôle interne Groupe (CCCIG) et par le Comité des Risques du Conseil d’administration, de la fonction Risques de Société Générale, notamment dans sa capacité à exercer son rôle de deuxième ligne de défense pour l’ensemble du Groupe.
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3.2 APPÉTIT POUR LE RISQUE
L’appétit pour le risque est défini comme le niveau de risque que le Groupe est prêt à assumer dans le cadre de la réalisation de ses objectifs stratégiques et financiers.
L’ambition du Groupe est de poursuivre un développement durable fondé sur un modèle de banque diversifié et équilibré avec un ancrage européen fort et une présence mondiale ciblée sur quelques domaines d’expertises métiers fortes. Le Groupe vise aussi à entretenir avec sa clientèle des relations de long terme bâties sur une confiance mutuelle méritée, et à répondre aux attentes de l’ensemble de ses parties prenantes en leur apportant des solutions financières responsables et innovantes.
■une organisation en 14(1) Business Units offrant différents produits et services aux clients du Groupe dans différentes zones géographiques ;
-prépondérance des activités de Banque de détail en France et à l’international qui représentent actuellement plus de la moitié des encours pondérés (RWA) du Groupe,
-limitation du poids de la Business Unit Global Markets dans les RWA du Groupe. Conformément à sa stratégie de développement tournée vers ses clients, le Groupe a arrêté en 2019 ses activités de trading pour compte propre(2) et a finalisé son projet de simplification des produits traités en 2021,
-des activités de services non bancaires, notamment l’Assurance ou la Location Longue Durée, qui sont cohérentes avec la stratégie commerciale, dont le profil de risque est maîtrisé, générant ainsi une rentabilité conforme aux attentes du Groupe ;
-dans les activités de Banque de détail, le Groupe concentre son développement à l’international où il bénéficie d’une présence historique, d’une connaissance approfondie des marchés et de positions de premier plan,
-concernant les activités de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs, le Groupe cible les domaines où il peut s’appuyer sur une expertise de niveau mondial ;
■une politique de croissance ciblée, privilégiant les domaines d’expertise existants, le fonds de commerce de bonne qualité et la recherche de synergies au sein du modèle de banque diversifié ;
■une contribution positive et durable aux transformations de nos économies, notamment la révolution technologique, et les transitions économiques, sociales et environnementales ; les enjeux RSE sont ainsi au cœur de la stratégie et des relations du Groupe avec les parties prenantes aussi bien en interne qu’en externe ;
■une attention forte portée à sa réputation que le Groupe considère comme un actif de grande valeur qu’il est essentiel de protéger.
Le Groupe recherche une rentabilité durable, en s’appuyant sur un profil de solidité financière robuste, cohérent avec son modèle de banque diversifié :
■en maintenant une notation permettant un coût d’accès à la ressource de financement compatible avec le développement des activités du Groupe et son positionnement concurrentiel ;
-la satisfaction des exigences réglementaires minimales sur les ratios réglementaires de fonds propres,
-le respect du ratio de conglomérat financier qui prend en compte la solvabilité combinée des activités de banque et d’assurance du Groupe,
-un niveau suffisant de protection des créanciers avec un programme d’émissions de dette notamment hybride cohérent avec les objectifs du Groupe en matière de notation ou de ratios réglementaires tel que le Tier 1, Total Capital, TLAC (Total Loss Absorbency Capacity) ainsi que le MREL (Minimum Required Eligible Liabilities) et le ratio de levier ;
(2)Conformément à la loi bancaire française, les quelques activités résiduelles de trading du Groupe sans lien avec les clients étaient isolées dans une filiale dédiée appelée Descartes Trading.
■en s’assurant de la résilience de son passif, calibré en tenant compte de l’horizon de survie dans un scénario de stress de liquidité, du respect des ratios réglementaires LCR (Liquidity Coverage Ratio) et NSFR (Net Stable Funding Ratio) et du niveau de dépendance aux financements de marché court terme et des besoins en devises des métiers du Groupe, notamment en dollars ;
L’appétit pour le risque de crédit est piloté à travers un dispositif de politiques de crédit, de limites de risque et de politiques de tarification.
Lorsqu’il assume des risques de crédit, le Groupe privilégie une perspective de relation clientèle à moyen et long termes, en ciblant à la fois des clients avec lesquels la Banque a établi une relation de confiance et des prospects présentant un potentiel de développement d’affaires rentable à moyen terme.
Toute prise d’engagement de crédit s’appuie sur une connaissance approfondie du client et une bonne compréhension de la finalité de l’opération.
En particulier sur le risque d’underwriting, le Groupe, principalement via la Business Unit « Global Banking and Advisory », est amené à « prendre ferme » des opérations à un prix garanti en tant qu’« arrangeur » de dette, en vue de les syndiquer ensuite auprès de syndicats bancaires et d’investisseurs institutionnels. En cas de détérioration des conditions de marché ou de fermeture des marchés pendant le placement de l’opération, ces opérations peuvent induire un risque de surconcentration important (ou de pertes au cas où le placement de l’opération imposerait de vendre en deçà du prix initial).
Le Groupe encadre le montant cumulé de positions approuvées de prise ferme ou underwriting afin de limiter son risque en cas de fermeture prolongée des marchés de dette.
Dans une opération de crédit, l’acceptabilité du risque repose en premier lieu sur la capacité de l’emprunteur à faire face à ses engagements, notamment au travers des flux de trésorerie qui assureront la bonne fin de l’opération. Pour les opérations à moyen et long termes, la maturité des financements doit rester compatible avec la durée de vie économique de l’actif financé et l’horizon de visibilité des flux de trésorerie de l’emprunteur.
La prise de sûretés est recherchée pour réduire le risque de perte en cas de défaillance de la contrepartie mais ne peut, sauf exception, constituer la seule justification de la prise de risque. Les sûretés sont évaluées en appliquant des décotes de prudence et en portant une attention particulière à la possibilité effective de leur mise en œuvre.
La mise en place d’opérations complexes ou présentant un profil de risque spécifique relève d’équipes spécialisées au sein du Groupe disposant du niveau de compétence et d’expertise requis.
Le Groupe recherche une diversification des risques en encadrant le risque de concentration et en maintenant une politique de division des risques à travers un partage avec d’autres partenaires financiers (banques ou organismes de cautionnement).
La notation des contreparties constitue un critère clé de la politique d’octroi et sert de base au dispositif de délégation déployé dans la filière commerciale et la filière Risques. Le dispositif de notation s’appuie sur des modèles internes. Une vigilance particulière est apportée à la mise à jour régulière des notations (qui en tout état de cause sont soumises à une revue annuelle)(1).
La mesure de risque du portefeuille de crédit s’appuie principalement sur les paramètres bâlois qui sont utilisés pour calibrer le besoin en capital. À ce titre le Groupe s’appuie pour la notation interne des contreparties sur des modèles balois permettant l’évaluation de la qualité de crédit, complétés pour les contreparties non retail, d’un jugement d’expert. Ces mesures sont complétées par une évaluation interne du risque sous hypothèse de stress, soit au niveau du portefeuille global soit au niveau de sous portefeuilles, reliant les mesures des risques et la migration de notations aux variables macroéconomiques le plus souvent à dire d’expert. En outre, le calcul des pertes attendues selon les dispositions de la norme IFRS 9, utilisé pour déterminer le niveau de dépréciation sur encours sains, fournit un éclairage complémentaire pour évaluer le risque du portefeuille.
Les métiers mettent en place, le plus souvent en concertation avec la filière Risques, des politiques de tarification différenciées selon le niveau de risque des contreparties et des opérations. La tarification d’une opération vise à assurer une rentabilité acceptable, en ligne avec les objectifs de ROE (Return on equity) du métier ou de l’entité, après prise en compte du coût du risque de l’opération en question. La tarification d’une opération peut néanmoins être adaptée dans certains cas pour tenir compte de la rentabilité globale et du potentiel de développement de la relation client. La rentabilité intrinsèque des produits et des segments de clientèle fait l’objet d’une analyse périodique afin de s’adapter à l’évolution de l’environnement économique et concurrentiel.
La gestion proactive des contreparties dont la situation s’est dégradée est clé pour contenir le risque de perte finale en cas de défaillance d’une contrepartie. À ce titre, le Groupe met en place des procédures rigoureuses de mise sous surveillance des contreparties hors Clientèle de détail et/ou de suivi renforcé des contreparties Clientèle de détail dont le profil de risque se dégrade. En outre, les métiers et entités, conjointement avec les filières Risques et Finance, et au travers de collaborateurs spécialisés en recouvrement et procédures contentieuses, travaillent de concert pour préserver efficacement les intérêts de la Banque en cas de défaut.
Dans le cadre des risques Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG), l’évaluation et l’encadrement de l’impact des facteurs de risques ESG sur le risque de crédit s’appuie notamment sur la mise en place de listes d’exclusion, sur des indicateurs d’alignement du portefeuille (de pétrole et de gaz et de production d’électricité par exemple) et des analyses de sensibilité (notamment au risque de transition via le CCVI ou Corporate Climate Vulnerability Index).
De manière générale, les politiques d’octroi de crédit doivent se conformer aux critères définis dans le cadre de la politique Groupe de responsabilité sociale et environnementale (RSE) qui se décline à travers :
■les Principes généraux environnementaux et sociaux et les Politiques sectorielles et transversales qui leur sont annexées. Les politiques sectorielles couvrent les secteurs considérés comme potentiellement sensibles d’un point de vue environnemental et social ou éthique ;
■les cibles d’alignement aux objectifs de l’accord de Paris, que le Groupe s’est fixées, à commencer par les secteurs les plus émissifs en CO2 ;
■l’engagement en matière d’octroi de financements durable classés Sustainable and Positive Impact Finance et de sustainability linked transactions.
Les risques liés au changement climatique (risques physiques et de transition), qui sont un facteur aggravant des typologies de risques auxquels la Banque est confrontée, doivent faire l’objet d’une prise en compte dans les processus d’évaluation des risques. Une évaluation de la vulnérabilité climatique (notamment au titre du risque de transition) doit être fournie par la Business Unit sur certains secteurs spécifiques et pourra avoir un impact sur la notation interne afin que celle-ci intègre la stratégie d’adaptation du client. (Voir également le chapitre 4.13 « Risques Environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) » du présent Document d’enregistrement universel).
La valeur future de l’exposition face à une contrepartie ainsi que sa qualité de crédit sont incertaines et variables dans le temps, toutes deux étant affectées par l’évolution des paramètres de marché. Ainsi, l’encadrement des risques de contrepartie repose sur la combinaison de plusieurs types d’indicateurs :
■les indicateurs d’expositions potentielles futures (potential future exposures, ou PFE), visant à mesurer l’exposition face à nos contreparties :
-le Groupe encadre les risques de contrepartie idiosyncratiques via un ensemble de limites de CVaR(1). La CVaR mesure la PFE (Potential Future Exposure) liée au risque de remplacement en cas de défaut de l’une des contreparties du Groupe. La CVaR est calculée pour un niveau de confiance de 99% et différents horizons temporels, d’un jour jusqu’à la maturité du portefeuille,
-en complément du risque de défaut d’une contrepartie, la CVA (Credit Valuation Adjustment) mesure l’ajustement de la valeur de notre portefeuille de dérivés et repos afin de tenir compte de la qualité de crédit de nos contreparties ;
■les indicateurs précédents sont complétés par des encadrements sur des impacts en stress tests ou sur des nominaux afin de capter les risques plus difficilement mesurables :
-les risques de corrélation plus extrêmes sont mesurés via des stress tests à différents niveaux (risque de corrélation défavorable (Wrong-Way Risk), suivi en stress au niveau sectoriel, et sur les risques sur activités de financements collatéralisés et agency),
-le risque de CVA est quant à lui mesuré via un stress test dans lequel sont appliqués des scénarios de marché représentatifs impliquant notamment les spreads de crédit de nos contreparties ;
■les expositions face aux chambres de compensation (central counterparty clearing houses – CCP) font quant à elles l’objet d’un encadrement spécifique :
-le montant de collatéral posté pour chaque segment d’une CCP : les marges initiales postées, tant pour nos activités en principal que celles agency, et nos contributions aux fonds de défaut des CCP,
-en complément, un stress test mesure l’impact lié (i) au défaut d’un membre moyen sur l’ensemble des segments d’une CCP et (ii) au défaut d’un membre majeur sur un segment d’une CCP ;
■le stress test Global sur activités de marché inclut les risques croisés marché-contrepartie, il est décrit plus en détail dans la section « Risque de marché » ;
■par ailleurs, un encadrement spécifique est mis en place visant à limiter les concentrations individuelles sur des opérations de marché.
Les activités de marché du Groupe sont conduites dans le cadre d’une stratégie de développement orientée en priorité vers la réponse aux besoins des clients à travers une gamme complète de solutions.
L’encadrement des risques de marché repose sur la combinaison de plusieurs types d’indicateurs (dont notamment la Valeur en Risque (VaR), stress test, indicateurs en « Sensibilité » et en « Nominal »). Ces indicateurs sont encadrés par un ensemble de seuils d’alerte et de limites, proposés par les lignes-métiers et validés par la Direction des risques dans le cadre d’un processus d’échanges contradictoires.
Le choix des limites et leur calibrage traduisent qualitativement et quantitativement la fixation de l’appétit du Groupe pour les risques de marché. La revue régulière de ces encadrements permet en outre de piloter les risques de manière rapprochée en fonction de l’évolution des conditions de marché, avec, par exemple, une réduction temporaire de limites en cas de dégradation. Des seuils d’alerte sont par ailleurs mis en place pour prévenir de l’occurrence possible de dépassements de limites.
Les limites sont fixées à divers niveaux du Groupe et permettent ainsi de décliner opérationnellement l’appétit pour le risque du Groupe au sein de son organisation.
Au sein de ces limites, les limites en stress test Global sur activités de marché et en stress test Marché jouent un rôle pivot dans la définition et la calibration de l’appétit pour le risque de marché du Groupe : ces indicateurs couvrent en effet l’ensemble des activités et les principaux facteurs de risques de marché et risques connexes associés à une crise sévère de marché, ce qui permet à la fois de limiter le montant global de risque et de prendre en compte les éventuels effets de diversification.
Les risques non financiers se définissent comme les risques de non-conformité, le risque de conduite inappropriée, le risque IT, le risque de cybersécurité, les autres risques opérationnels, incluant le risque opérationnel associé au risque de crédit, risque de marché, risque de modèle, risque de liquidité et financement, structurel et de taux. Ces risques peuvent entraîner des pertes financières.
Une gouvernance et une méthodologie ont été mises en place pour le périmètre des risques non financiers.
De façon générale, le Groupe n’a pas d’appétit pour le risque opérationnel et le risque de non-conformité. Par ailleurs, il n’a aucune tolérance pour les incidents dont la gravité est susceptible de nuire gravement à son image, de menacer ses résultats ou la confiance de ses clients et de ses collaborateurs, d’empêcher la continuité de son activité sur ses activités critiques ou de remettre en cause ses orientations stratégiques. Le Groupe précise sa tolérance nulle ou très faible au risque opérationnel pour les thématiques suivantes :
■fraude interne : le Groupe ne présente aucune tolérance aux activités non autorisées de la part de ses collaborateurs. Le développement du Groupe est fondé sur la confiance tant entre les collaborateurs qu’entre le Groupe et ceux-ci. Cela suppose le respect, à tous les échelons, des principes du Groupe tels que le fait de faire preuve de loyauté et d’intégrité. Le dispositif de contrôle interne du Groupe doit être en mesure de prévenir les événements de fraude significatifs ;
■cybersécurité : le Groupe n’a pas d’appétit pour les intrusions frauduleuses, perturbations de services, compromissions d’éléments de son système d’information, en particulier celles qui entraîneraient un vol d’actifs ou un vol de données client. La Banque a pour objectif de mettre en place des moyens efficaces pour prévenir et détecter ce risque. Elle se dote d’un baromètre qui mesure le degré de maturité des contrôles de cybersécurité déployés au sein de ses entités et de l’organisation adéquate pour traiter les éventuels incidents ;
■fuite de données : la confiance est l’actif principal du groupe Société Générale. Par conséquent, le Groupe s’est engagé à déployer des moyens et des contrôles afin de prévenir, détecter et remédier aux fuites de données. Il ne tolère aucune fuite de ses informations les plus sensibles, en particulier lorsqu’elles concernent ses clients ;
(1)L’indicateur économique CVaR est construit sur la base des mêmes hypothèses de modélisation que l’indicateur réglementaire EEPE (Effective Expected Positive Exposure) utilisé pour la détermination des RWA.
■continuité d’activité : le Groupe s’appuie largement sur ses systèmes d’information pour la réalisation de son activité et s’est donc engagé à déployer et à maintenir des systèmes informatiques résilients afin d’assurer la continuité de ses services les plus essentiels. Le Groupe a une tolérance très faible aux risques d’indisponibilité de systèmes en charge de ses fonctions essentielles, en particulier les systèmes directement accessibles à ses clients ou ceux permettant d’exercer son activité sur les marchés financiers ;
■prestations de service externalisées : le Groupe entend démontrer une grande rigueur dans la maîtrise des activités confiées à des prestataires externes. À ce titre, le Groupe s’astreint à une discipline stricte de suivi de ses prestataires dont la fréquence dépend de leur niveau de risque ;
■continuité managériale : le Groupe entend assurer la continuité managériale de son organisation pour parer toute absence durable d’un manager qui remettrait en cause la réalisation de ses objectifs stratégiques, qui pourrait atteindre la cohésion des équipes ou perturber les relations du Groupe avec ses parties prenantes ;
■sécurité physique : le groupe Société Générale applique des normes de sécurité pour protéger les personnels, les biens matériels et immatériels dans l’ensemble des pays où il est implanté. La Direction de la sécurité du Groupe s’assure du bon niveau de protection contre les aléas et menaces notamment par des audits de sécurité sur une liste de sites qu’elle définit ;
■erreurs d’exécution : le groupe Société Générale a organisé ses processus et activités quotidiennes de traitement des opérations au travers de procédures conçues pour promouvoir l’efficacité et atténuer les risques d’erreurs. Nonobstant un cadre robuste des dispositifs de contrôle interne, le risque d’erreurs ne peut être complètement évité. Le Groupe présente une faible tolérance pour les erreurs d’exécution qui entraîneraient des impacts très élevés pour la Banque ou pour ses clients.
Le Groupe mesure et encadre de façon stricte les risques structurels. Le dispositif d’encadrement du risque de taux, du risque de change et du risque sur engagements sociaux repose sur des limites en sensibilité ou en stress qui sont déclinées dans les différents métiers (entités et lignes-métiers).
On distingue principalement quatre types de risque structurel de taux : le risque de niveau des taux, le risque de courbe, le risque d’optionalité (lié aux options automatiques ou comportementales) et le risque de base correspondant à l’incidence des variations relatives des différents taux. La gestion du risque structurel de taux du Groupe repose essentiellement sur l’évaluation de la sensibilité de la Valeur Actuelle Nette (VAN) des éléments de bilan à taux fixe (à l’actif ou au passif) aux mouvements de taux d’intérêt, selon différents scénarios. Les limites sont établies soit par le Conseil d’administration, soit par le Comité financier, au niveau Groupe et au niveau Business Units/Service Units. Par ailleurs, le Groupe mesure et encadre la sensibilité de sa marge nette d’intérêt (MNI) sur différents horizons.
La politique du Groupe en matière de risque structurel de change consiste à limiter autant que possible la sensibilité de son ratio de fonds propres CET1 aux variations des taux de change, de façon à ce que l’impact sur le ratio CET1 d’une appréciation ou une dépréciation de l’ensemble des devises contre l’euro ne dépasse pas un certain seuil en termes de point de base en faisant la somme des valeurs absolues de l’impact de chaque devise.
Concernant le risque structurel sur les engagements sociaux relatifs aux engagements à long terme du Groupe vis-à-vis de ses salariés, l’évolution de la provision est suivie en risque sur la base d’un stress test spécifique et une limite lui est associée. La politique de gestion des risques suit deux axes principaux : diminuer les risques en transformant les régimes à prestations définies en prestation à cotisations définies, et optimiser l’allocation des risques à l’actif (entre actifs de couverture et actifs de performance) lorsque les contraintes réglementaires et fiscales le permettent.
■le respect des ratios réglementaires de liquidité, moyennant des coussins de précaution : ratio LCR (liquidity coverage ratio) qui traduit une situation de stress et ratio NSFR (net stable funding ratio) ;
■le maintien d’une structure de passifs visant à respecter les contraintes réglementaires du Groupe (ratios Tier1, Total Capital, Levier, TLAC, NSFR, MREL) et respecter les contraintes des agences de notation afin de sécuriser un niveau de rating minimal ;
■un recours aux financements de marché : des programmes annuels d’émissions long terme et un stock d’émissions structurées modérées et des financements court terme levés par les trésoreries encadrées.
Le Groupe s’attache à définir et à déployer des normes internes pour limiter le risque de modèle sur la base de principes fondamentaux, dont la mise en place de trois lignes de défense indépendantes, la proportionnalité des diligences en fonction du niveau de risque inhérent à chaque modèle, la prise en compte de l’ensemble du cycle de vie des modèles, et la cohérence des approches au sein du Groupe.
Une mauvaise conception, application, utilisation ou un mauvais suivi de ces modèles peuvent avoir des conséquences défavorables de deux ordres principalement : une sous-estimation des fonds propres sur la base des modèles approuvés par les régulateurs et/ou des pertes financières.
L’appétit pour le risque de modèle est défini pour le périmètre des familles de modèle suivantes : risque de crédit IRB et IFRS 9, risque de marché et de contrepartie, valorisation des produits de marché, ALM, algorithmes de trading, conformité et octroi.
Le Groupe exerce des activités d’Assurance (Assurance-vie Épargne, Prévoyance, Assurance Dommages) pour lesquelles il s’expose à deux principaux types de risques :
■les risques liés aux marchés financiers (taux d’intérêt, crédit et actions) et à la gestion actif-passif.
Le Groupe a un appétit limité pour les participations financières, de type opérations de capital investissement pour compte propre. Les poches d’investissement admises sont principalement liées à :
■l’accompagnement commercial du réseau à travers l’activité de capital investissement des réseaux Société Générale et Crédit du Nord et de certaines filiales à l’étranger ;
■la prise de participation, directe ou via des fonds d’investissement, dans des sociétés innovantes ;
■la prise de participation dans des sociétés de place : Euroclear, Crédit Logement, etc. qui ne fait pas l’objet d’une limite.
Le risque de règlement-livraison sur instruments financiers survient lorsque des opérations (de gré à gré au comptant ou à terme) donnent lieu lors de leur dénouement à un décalage dans le temps (habituellement de quelques heures) entre le paiement et la livraison du sous-jacent (titres, matières premières, change, etc.).
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3.3 CADRE GÉNÉRAL DE L’APPÉTIT POUR LE RISQUE
L’appétit pour le risque fait l’objet d’une fixation au niveau Groupe, d’une déclinaison opérationnelle dans les métiers et filiales, et d’un suivi dont les principes, décrits dans le dispositif de gouvernance et de mise en œuvre de l’appétit pour le risque (Risk Appetite Framework), sont résumés ci-dessous.
Dans le cadre de la gouvernance de l’appétit pour le risque, le Groupe s’appuie sur l’organisation suivante :
-approuve, chaque année, l’appétit pour le risque du Groupe (Group Risk Appetite Statement), ainsi que le dispositif de gouvernance et de mise en œuvre de l’appétit pour le risque (Group Risk Appetite Framework),
-approuve en particulier les encadrements majeurs de l’appétit pour le risque du Groupe (indicateurs de compétence Conseil d’administration) validés au préalable par la Direction générale,
-s’assure de la pertinence de l’appétit pour le risque au regard des objectifs stratégiques et financiers du Groupe et de sa vision des risques de l’environnement macroéconomique et financier,
-examine trimestriellement les tableaux de bord sur le respect de l’appétit pour le risque qui lui sont présentés, et est informé des dépassements relatifs à l’appétit pour le risque et des plans d’actions de remédiation mis en œuvre,
-fixe la rémunération des mandataires sociaux, arrête les principes de la politique de rémunération applicables dans le Groupe, notamment pour les personnes régulées dont les activités peuvent avoir une incidence significative sur le profil de risque du Groupe, et s’assure qu’ils sont en adéquation avec les objectifs de maîtrise des risques.
-valide, sur proposition du Directeur des risques et du Directeur financier, le document synthétisant l’appétit pour le risque du Groupe (Risk Appetite Statement) et son dispositif de gouvernance et de mise en œuvre (Risk Appetite Framework),
-s’assure de l’efficacité et de l’intégrité du dispositif de mise en œuvre de l’appétit pour le risque,
-s’assure que l’appétit pour le risque pour les Business Units et les filiales/succursales éligibles du Groupe est formalisé et se traduit en encadrements cohérents avec l’appétit pour le risque du Groupe,
-s’assure de la communication interne de l’appétit pour le risque et de sa transcription dans le Document d’enregistrement universel.
Par ailleurs, la Direction des risques a pour mission principale l’élaboration du document formalisant de manière synthétique l’appétit pour le risque du Groupe, ainsi que la mise en place d’un dispositif de maîtrise, de suivi et de contrôle des risques.
La Direction financière contribue à la fixation de cet appétit pour le risque sur les encadrements des indicateurs de rentabilité, solvabilité, liquidité et risques structurels.
La Direction de la conformité est également responsable d’instruire la fixation de l’appétit pour le risque des indicateurs relevant de son périmètre.
Le processus d’identification des risques est la pierre angulaire de la gestion des risques du Groupe. C’est un processus à l’échelle du Groupe pour identifier tous les risques qui sont matériels ou pourraient l’être. L’approche est à la fois globale et holistique : elle couvre toutes les catégories de risques(1) et toutes les expositions du Groupe.
Outre l’examen de la taxonomie des risques du Groupe revue annuellement et publiée dans le Code SG, le processus d’identification des risques repose sur deux piliers afin d’assurer une vision complète et à jour de tous les risques importants auxquels le Groupe est exposé :
■la gouvernance de gestion des risques et les comités clés tels que le CORISQ, le COFI (et leur déclinaison au niveau Business Units et des entités), le COMCO et les comités nouveaux produits permettant de suivre l’évolution du profil de risque sur l’ensemble des types de risque (crédit, marché, opérationnel, etc.). En plus de la surveillance des risques bien identifiés, cette gouvernance peut également engendrer un débat entre les experts en risques et le senior management sur les risques émergents. Ce débat est alimenté par les dernières nouvelles du marché, les signaux d’alerte précoces, les alertes internes, etc. ;
(1)Les risques sont classés sur la base de la taxonomie des risques du Groupe, qui nomme et définit les catégories de risques et leurs sous-catégories éventuelles.
■une série d’exercices visant à identifier les risques supplémentaires, par exemple découlant de l’évolution des conditions macroéconomiques ou sectorielles, des marchés financiers, des contraintes réglementaires, des concurrents/pression du marché, du modèle d’affaires (effets de concentration) et des évolutions des organisations bancaires. Ces exercices d’identification supplémentaires sont également organisés par types de risque, mais comprennent une certaine identification des effets de risque croisé (par exemple crédit et marché ou crédit et opérationnel). Pour un type de risque donné, ces exercices analysent/segmentent l’exposition du Groupe selon plusieurs axes (Business Unit/activité/client/produit/région, etc.). Pour les périmètres où ce risque est évalué comme important, les facteurs de risque sous-jacents sont identifiés.
Lorsqu’un risque important est identifié, un dispositif de gestion des risques, qui peut inclure un appétit quantitatif pour le risque (plafond/seuil de risque) ou une politique de risque, est mis en œuvre.
De plus, dans la mesure du possible, les facteurs de risque sous-jacents à un risque important sont identifiés et combinés dans un scénario dédié, et la perte associée est ensuite quantifiée au moyen d’un stress test (voir également la section « Quantification des risques et dispositif de stress test »).
Au sein du Groupe, les stress tests, aspect fondamental de la gestion des risques, contribuent à l’identification, à la mesure et au pilotage des risques, ainsi qu’à l’évaluation de l’adéquation du capital et de la liquidité au profil de risque du Groupe.
L’objectif des stress tests est d’identifier et de quantifier, au terme du processus annuel d’identification des risques, tous les risques matériels auxquels le Groupe est exposé, et d’orienter les décisions stratégiques de la Direction. Ils évaluent ainsi ce que serait le comportement d’un portefeuille, d’une activité, d’une entité ou du Groupe dans un contexte d’activité dégradé. Ils président à la conception de l’approche prospective, elle-même nécessaire à la planification stratégique/financière. Dans ce cadre, ils constituent une mesure privilégiée de la résilience du Groupe, de ses activités et de ses portefeuilles, et font partie intégrante du processus d’élaboration de l’appétit pour le risque.
Le dispositif du Groupe combine des stress tests conformes à la classification des stress tests tels qu’établis par l’Autorité Bancaire Européenne. Les tests réalisés à l’échelle du groupe doivent couvrir toutes les entités juridiques faisant partie du périmètre de consolidation du groupe, selon la matérialité du risque. Les catégories de stress test sont :
■des stress tests fondés sur des scénarios : application des conditions historiques et/ou hypothétiques mais devant rester plausibles et en lien avec le service Études économiques et sectorielles, à un ensemble de facteurs de risque (taux d’intérêt, PIB, etc.) ;
■des stress tests en sensibilité : évaluation de l’impact de la variation d’un facteur de risque isolé ou d’un ensemble réduit de facteurs de risque (forte variation des taux d’intérêt, abaissement de la notation de crédit, forte correction des indices actions, etc.) ;
■des reverse stress tests : ils partent d’un résultat défavorable prédéfini (niveau d’un ratio réglementaire, par exemple) et identifient ensuite les scénarios qui pourraient conduire à ce résultat préjudiciable.
Les stress tests globaux Groupe couvrent toutes les activités et filiales faisant partie du périmètre de consolidation du Groupe (Group-wide), ainsi que tous les risques majeurs (dont le risque de crédit, le risque de marché, les risques opérationnels, le risque de liquidité). Leur objectif est de mettre sous tension le compte de résultat et les principaux éléments du bilan du Groupe, notamment les ratios de capital et liquidité.
Le stress test central est le stress test Global de groupe, lequel repose sur un scénario central et sur des scénarios macroéconomiques défavorables modélisés par le Service d’Études économiques, sous la supervision indépendante de l’économiste en chef du groupe. Les scénarios macroéconomiques sont complétés par d’autres paramètres comme les conditions sur les marchés financiers, y compris les hypothèses de financement.
La réalisation du stress test Global de Groupe repose sur l’application uniforme de la méthodologie et des hypothèses au niveau de toutes les entités et à l’échelle du Groupe. Cela signifie que les facteurs de risque, et en particulier les hypothèses macroéconomiques retenues localement, doivent être compatibles avec le scénario macroéconomique défini par le Groupe. Les entités doivent soumettre les variables macroéconomiques au service d’Études économiques du Groupe pour en vérifier la cohérence.
Les stress tests réglementaires réalisés périodiquement par l’ABE couvrent également toutes les entités et tous les risques, et reposent sur la modélisation de scénarios. Par conséquent, leur exécution obéit globalement au même processus que celui qui régit le stress test Global à l’échelle du groupe, avec une plus grande participation des équipes centrales du groupe, sauf que le scénario est défini par l’autorité de contrôle ;
■des stress tests spécifiques qui évaluent un type de risque bien précis (risque de marché, de crédit, de liquidité, de taux d’intérêt, etc.) :
-des stress tests sur le risque de crédit qui complètent l’analyse globale grâce à une approche plus granulaire et permettent d’affiner l’identification, l’évaluation et la gestion du risque, y compris la concentration,
-des stress tests sur les activités de marché permettant d’estimer les pertes résultant d’une forte dégradation des facteurs de risque inhérents aux marchés financiers (indices actions, taux d’intérêt, écarts de taux, paramètres exotiques, etc.). Ils s’appliquent à toutes les activités de marché du Groupe et reposent sur l’utilisation de scénarios historiques et hypothétiques défavorables,
-l’évaluation des risques opérationnels repose sur l’analyse des pertes historiques, en prenant en compte les données internes et externes relatives aux pertes, ainsi que le dispositif interne et l’environnement externe. Cela inclut les pertes subies par des établissements financiers opérant à l’international et des « analyses de scénarios » hypothétiques et prospectives pour toutes les catégories de risque opérationnel,
-des stress tests de liquidité qui incluent : (i) un scénario de marché qui s’efforce de reproduire une situation de crise dans laquelle les marchés financiers subissent un tarissement extrême de liquidité qui provoque des événements de tension systémiques, et (ii) un scénario idiosyncratique qui s’efforce de reproduire une situation de crise circonscrite à la société, potentiellement déclenchée par une perte importante, une atteinte à la réputation, un contentieux ou le départ de dirigeants,
-des stress tests qui appréhendent la sensibilité au risque structurel de taux concernant le banking book. L’exercice se concentre sur les variations de taux en mettant sous tension (i) la valeur actuelle nette des positions ou (ii) la marge d’intérêt et sur les fluctuations des taux de change sur les positions de change résiduelles,
-un stress test sur les engagements sociaux qui consiste à simuler l’impact de variations de facteurs de risque de marché (inflation, taux d’intérêt, etc.) sur la position nette du Groupe (investissements dédiés minorés des engagements sociaux correspondants),
-les stress tests sur le risque lié aux activités assurantielles défini dans l’appétit pour le risque de la Business Unit Assurances qui met sous tension des facteurs de risque propres aux activités financières et assurantielles pour mesurer et contrôler les principaux risques y afférents,
-des stress tests climatiques fondés sur des scénarios relatifs au risque climatique au moins une fois par an. Ces stress tests peuvent englober les risques de transition et/ou les risques physiques et peuvent s’étendre sur des horizons à court terme ou moyen terme. Ces stress tests annuels relatifs au risque climatique peuvent être globaux (et englober toutes les expositions du Groupe) ou concerner uniquement certains portefeuilles. Historiquement, sur le risque climatique, le Groupe a participé de manière volontaire aux exercices exploratoires de stress climatiques organisés par l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) et l’Autorité Bancaire Européenne en 2020. En 2022, le Groupe a également participé à un stress test coordonné par la Banque Centrale Européenne (BCE) au cours du premier semestre (voir également le chapitre 14),
-des stress tests inversés (reverse stress tests), à la fois dans le cadre de l’appétit pour le risque et du plan de rétablissement. L’impact de ces stress tests est défini a priori, typiquement via un point de rupture de ratio de solvabilité ou d’indicateur de liquidité (qui matérialisent une menace forte pour la Banque). Des scénarios hypothétiques menant à ce point de rupture sont ensuite construits afin de permettre d’identifier de nouvelles vulnérabilités.
En parallèle des exercices de stress tests internes, le Groupe fait partie de l’échantillon de banques européennes participant aux grands programmes de stress tests internationaux pilotés par l’ABE (Autorité Bancaire Européenne) et la BCE (Banque Centrale Européenne).
DÉFINITION DES SCÉNARIOS ÉCONOMIQUES « CENTRAL » ET « STRESSÉ »
Sa construction repose d’abord sur un ensemble de facteurs observés : situation économique récente, orientations de politique économique (politique budgétaire, monétaire et de change), etc. À partir de l’observation de ces facteurs, les économistes déterminent la trajectoire la plus probable des variables économiques et financières pour l’horizon de prévision souhaité.
La sévérité du scénario de stress, déterminée par la déviation de la trajectoire du PIB par rapport au scénario central, est fondée sur l’ampleur de la crise de 2008-2009, de la crise souveraine de la zone euro, et a été ajustée pour tenir compte des impacts, tant sanitaires, économiques que financiers, de la crise de Covid-19 sur la base des connaissances actuelles. La sévérité est comparée en permanence à celle des divers scénarios défavorables produits par des institutions réputées tel que la BCE, la Banque d’Angleterre ou la Réserve Fédérale. En 2022, le scénario de stress Groupe a été établi afin de prendre en compte les risques d’un choc stagflationiste.
L’appétit pour le risque du Groupe est formalisé dans un document Risk Appetite Statement qui fixe :
■les encadrements relatifs à la gestion des principaux risques du Groupe (qualitatifs, à travers des politiques de risque, et quantitatifs, à travers des indicateurs).
Concernant le profil de rentabilité et de solidité financière, la Direction financière propose chaque année à la Direction générale, en amont de la procédure budgétaire, des limites au niveau Groupe, complétées par des seuils d’alerte et des niveaux de crise selon une approche Traffic light. Ces encadrements sur les indicateurs financiers permettent :
■de respecter, avec une marge de sécurité suffisante, les obligations réglementaires auxquelles le Groupe est soumis (notamment les ratios réglementaires minimaux de solvabilité, de levier et de liquidité), en anticipant au mieux la mise en œuvre des nouvelles réglementations ;
■d’assurer, via une marge de sécurité, une résistance suffisante aux scénarios de stress (stress normés par les régulateurs ou stress définis selon un processus interne au Groupe).
Les encadrements relatifs à la gestion des risques, également représentés via une approche graduée (limites, seuils d’alerte, etc.), sont issus d’un processus dans lequel les besoins exprimés par les métiers sont confrontés à un avis contradictoire indépendant de la deuxième ligne de défense. Ce dernier repose sur :
Pour les principaux risques, les encadrements fixés permettent de conforter l’atteinte des cibles financières Groupe et d’orienter le profil de rentabilité du Groupe.
La déclinaison de l’appétit pour le risque au sein de l’organisation repose sur le plan stratégique et financier, et sur les dispositifs de gestion des risques :
■sur proposition de la Direction financière à la Direction générale, les cibles financières définies au niveau Groupe sont déclinées en encadrements financiers(1) au niveau des métiers, dans le cadre du pilotage financier ;
-
3.4 ORGANISATION DE LA GESTION DES RISQUES
Le groupe Société Générale accorde une importance particulière à la mise en œuvre d’une organisation robuste et efficiente pour maîtriser ses risques, dans tous les métiers, marchés et régions où il opère, ainsi qu’à l’équilibre entre une sensibilisation forte aux risques et la promotion de l’innovation. Cette gestion des risques, pilotée au plus haut niveau, s’effectue dans le respect de normes applicables, notamment de l’arrêté du 3 novembre 2014 révisé par l’arrêté du 25 février 2021 relatif au contrôle interne des entreprises du secteur de la banque, des services de paiement et des services d’investissement soumis au contrôle de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution et de la réglementation européenne Bâle 3 finalisée (CRR/CRD). (Voir « Compétences du Conseil d’administration » en page 89 du Document d’enregistrement universel 2023).
La gouvernance de la maîtrise des risques est assurée au travers de deux instances principales au plus haut niveau du Groupe : le Conseil d’administration et la Direction générale.
La Direction générale présente au moins une fois par an au Conseil d’administration (plus souvent si les circonstances l’exigent) les principaux aspects et les grandes évolutions de la stratégie de gestion des risques du Groupe quelle que soit leur nature.
Au sein du Conseil d’administration, le Comité des risques conseille le Conseil d’administration sur la stratégie globale et l’appétence en matière de risques de toute nature, tant actuels que futurs, et l’assiste lorsque celui-ci contrôle la mise en œuvre de cette stratégie.
Le Comité d’audit et de contrôle interne du Conseil d’administration s’assure du bon fonctionnement des dispositifs de contrôle des risques.
Présidés par la Direction générale, les comités spécialisés qui assurent le pilotage central du contrôle interne et des risques sont :
■le Comité risques Groupe (CORISQ) présidé par le Directeur général, qui s’est réuni 18 fois au cours de l’exercice 2022, a pour objectif :
-de valider les principaux dispositifs de gestion du risque (taxonomie, identification des risques, stress testing et Risk Appetite Framework),
-pour les risques de crédit, de contreparties, de marché, opérationnels, de modèles et environnementaux :
•de valider l’appétit pour le risque du Groupe avant proposition au Conseil d’administration pour approbation,
•de définir ensuite, les grandes orientations du Groupe en matière de politique de risques dans le cadre de l’appétit pour le risque préalablement validé par le Conseil d’administration,
Parallèlement au Comité des risques, le Comité des grands risques (CGR) constitue une instance ad hoc qui valide la stratégie commerciale et la prise de risques à l’égard des grands groupes clients (Corporates, Compagnies d’assurance et Asset managers) ;
■le Comité financier (COFI), présidé par le Directeur général, est chargé de définir la stratégie financière du Groupe et d’assurer le pilotage des ressources rares (capital, liquidité, bilan, capacité fiscale) et des risques structurels. Le COFI supervise tous les aspects de la gestion des risques structurels du Groupe et de ses entités principales, y compris la gestion des risques de liquidité et de financement, ainsi que la gestion des risques de marché du banking book : risques de taux d’intérêt, de spread de crédit, de change et actions, la gestion financière des ressources rares (liquidité et capital), la politique en matière de dividendes, le suivi de la notation attribuée à Société Générale par les agences de notation de crédit, les plans de rétablissement et de résolution, le suivi de la capacité fiscale du groupe Société Générale, la gestion financière de la Gestion Propre et de la refacturation interne au Groupe ;
■le Comité de la conformité (COMCO) présidé par le Directeur général, revoit les risques de non-conformité, les principaux enjeux et définit les principes Groupe en matière de conformité. Il assure, de façon annuelle, le suivi de la qualité du dispositif de gestion des risques Embargos & Sanctions. Le comité revoit également les principaux incidents de conformité de la période et les principales informations relatives aux relations Superviseurs. Il revoit et challenge les indicateurs de conformité sur chaque domaine de risque de non-conformité. Enfin, il valide les critères d’appétit pour le risque de conformité, la feuille de route annuelle des formations obligatoires Groupe, les nouveaux modules destinés à l’ensemble des collaborateurs et, de façon ad hoc, certains sujets de conformité Groupe. En complément, deux fois par an, une session dédiée à la revue du dispositif réglementaire est organisée ;
■le Comité de transformation numérique (DTCO), présidé par le Directeur général adjoint, a pour objet, en cohérence avec les décisions du Comité stratégique Groupe, d’engager et de suivre les transformations du système d’information et du modèle opérationnel associé qui nécessitent, par leur caractère transverse ou par l’ampleur de la transformation envisagée, une décision de la Direction générale ;
■le Comité de coordination du contrôle interne Groupe (CCCIG), présidé par le Directeur général ou en son absence par un Directeur général délégué ou par le Directeur général adjoint en charge de la supervision du domaine sous revue, a pour raison d’être d’assurer la cohérence et l’efficacité du contrôle interne du Groupe, en réponse notamment à l’obligation posée par l’art. 16 de l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié. Le comité se réunit environ 20 fois par an pour traiter les sujets transverses ainsi que la revue annuelle de chaque Business Unit/Service Unit ;
■le Comité de pilotage des risques non financiers (NFR Steering Committee), présidé par le Responsable de la Direction en charge du dispositif de contrôle permanent et de la coordination du contrôle interne assisté en tant que co-sponsors par le CRO et CCO, a pour objectif de décliner et d’instruire les orientations prises en comité de coordination du contrôle interne Groupe (CCCIG) et issues du Comité d’audit et du contrôle interne (CACI), d’assurer la cohérence, l’efficience et l’efficacité des transformations des dispositifs de maîtrise des risques non financiers (NFR), de fixer des cibles au regard des feuilles de route, de valider, coordonner et piloter les évolutions des dispositifs NFR à travers le Groupe, de mettre en évidence les risques et les alertes en lien avec les dispositifs NFR, de fournir les ressources, prioriser et décider de leur allocation, en procédant aux arbitrages éventuellement nécessaires ;
■le Comité des engagements responsables (CORESP), présidé par le Directeur général délégué en charge de la supervision de la politique ESG, traite tout sujet relevant de la responsabilité du Groupe en matière Environnementale et Sociale, ou tout autre sujet ayant un impact sur la responsabilité ou la réputation du Groupe et non déjà couvert par un Comité de la Direction générale existant. Le comité est décisionnel et a autorité sur l’ensemble du Groupe. Il a pour objectif (i) d’arbitrer les cas complexes de transaction/client présentant un risque élevé de réputation ou de non-alignement avec les standards du Groupe en matière de RSE, culture et conduite, éthique ou réputation ; (ii) d’examiner les sujets à risque très élevé en matière de RSE, éthique ou réputation (iii) de prendre de nouveaux engagements Groupe ou faire évoluer les standards E&S du Groupe (dont les politiques sectorielles) (iv) de suivre la mise en œuvre des engagements E&S du Groupe (v) et d’examiner les opportunités de développement de financements ou investissements durables et à impact positif, nécessitant l’avis ou la validation de la Direction générale ;
■le Comité de provisions Groupe (COPRO), présidé par le Directeur général, se réunit à fréquence trimestrielle et a pour objectif de présenter et de valider la charge nette du risque du Groupe (provisions pour risque de crédit) qui sera comptabilisée pour le trimestre concerné.
Les Directions centrales du Groupe, indépendantes des Pôles d’activités, concourent à la gestion et au contrôle interne des risques.
Les Directions centrales fournissent à la Direction générale du Groupe toutes les informations nécessaires à l’exercice de sa responsabilité consistant à assurer, sous l’autorité du Directeur général, le pilotage stratégique du Groupe. Ces Directions rapportent directement à la Direction générale du Groupe :
La Direction des risques (RISQ) a pour principale mission de contribuer au développement des activités et de la rentabilité du Groupe par l’élaboration, avec la Direction financière et les Business Units/Service Units, de l’appétit aux risques du Groupe (décliné dans les différents métiers du Groupe) ainsi que la mise en place d’un dispositif de maîtrise et de suivi des risques au titre de son rôle de seconde ligne de défense. Dans l’exercice de ses fonctions, la Service Unit RISQ concilie l’indépendance par rapport aux métiers et une collaboration étroite avec les Business Units qui sont responsables, en premier ressort, des opérations qu’ils initient.
-instruit, avec la Direction financière (DFIN), la fixation de l’appétit pour le risque du Groupe qui est proposé à la Direction générale,
-met en œuvre le dispositif de pilotage et de suivi de ces risques, y compris transversaux, et établit régulièrement des rapports sur leur nature et leur ampleur à la Direction générale, au Conseil d’administration et aux autorités de supervision bancaire,
-contribue à la définition des politiques de risque tenant compte de l’appétit pour le risque défini par le Groupe, des objectifs des métiers et des enjeux de risques correspondants,
-définit ou valide les méthodes et procédures d’analyse, de mesure, d’approbation et de suivi des risques,
-met en œuvre un contrôle de second niveau pour s’assurer de la correcte application de ces méthodes et procédures,
-définit ou valide l’architecture du système d’information risques central et s’assure de son adéquation avec les besoins des métiers ;
■la Direction financière anime la filière Finance et assure la production, le pilotage et la gestion financière du Groupe par le biais de plusieurs missions complémentaires :
-alimenter la réflexion de la Direction générale sur les aspects stratégiques et financiers. À cette fin, la Direction financière veille à donner une vision d’ensemble cohérente des indicateurs de performance et des informations financières,
-assurer au niveau consolidé, pour Société Générale SA ainsi que pour certaines filiales, l’établissement et l’analyse des états financiers, fiscaux et réglementaires (indicateurs réglementaires en matière de ressources rares, rapports réglementaires, documentation de l’ICAAP et de l’ILAAP) dans le respect des normes et obligations en vigueur,
-assurer le suivi et le pilotage de la performance du P&L, de la rentabilité et des ressources rares (capital, liquidité, bilan) en cohérence avec les objectifs stratégiques et dans le respect des obligations réglementaires,
-accompagner les Business Units et les Service Units en termes de pilotage financier et stratégique,
-assurer la gestion de la liquidité notamment au travers de la mise en œuvre des plans de financement et des plans de résilience conformément aux objectifs fixés par le Groupe et dans le respect de l’appétit pour le risque du Groupe,
-assurer la responsabilité de la gestion et du suivi de premier niveau des risques structurels de taux, de change et de liquidité, leur suivi de second niveau relevant de la responsabilité de la Direction des risques,
-assurer la veille réglementaire sur les thèmes relatifs aux ressources rares, à la comptabilité et la finance, participer aux initiatives de relations institutionnelles/représentation d’intérêt avec ses principaux pairs et avec les fédérations bancaires,
-assurer une fonction d’architecte d’entreprise sur l’ensemble des activités des Directions financières du Groupe ;
■la Direction de la conformité Groupe est responsable de la définition et de la cohérence du dispositif de prévention et de contrôle du risque de non-conformité liés à la réglementation bancaire et financière ainsi que d’évaluer le dispositif et les modes opératoires mis en place par les Business Units/Service Units afin de se mettre en conformité vis-à-vis des normes publiées sur ces réglementations. Elle s’assure que les rôles et responsabilités sont identifiés avec le niveau d’expertise adéquat afin que le dispositif de veille réglementaire et de documentation normative liée, dont son déploiement, soient opérationnels. Elle veille notamment à harmoniser les procédures et à optimiser, en liaison avec les Business Units/Service Units, les ressources sur le plan international de manière à s’assurer du respect des règles et de l’efficacité du dispositif. Dans ce cadre, elle exerce une autorité hiérarchique ou fonctionnelle sur les équipes conformité des entités du Groupe.
La Direction de la conformité Groupe est organisée autour de trois grandes catégories de risques de non-conformité :
-la sécurité financière : la connaissance du client ; le respect des règles relatives aux sanctions internationales et embargos ; la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme y compris les déclarations de soupçons auprès des autorités référentes quand nécessaire,
-les risques réglementaires : la protection de la clientèle ; l’intégrité des marchés financiers ; la lutte contre la corruption, l’éthique et la conduite ; le respect des réglementations liées à la transparence fiscale (reposant sur la connaissance du profil fiscal des clients) ; le respect des réglementations sur la responsabilité sociale et environnementale et les engagements du Groupe,
■le Secrétariat général a pour mission, dans ses domaines de compétence, de protéger la Banque afin de favoriser son développement. Il veille, en liaison avec les Service Units, les Business Units et les autres entités du groupe Société Générale, à la régularité administrative, juridique et fiscale des activités du Groupe, en France et hors de France. Il est en charge de la maîtrise des risques fiscaux et juridiques. Par ailleurs, il pilote la sécurité globale du Groupe, en lien avec la Direction des Ressources et de la Transformation numérique s’agissant de la sécurité des systèmes d’information, conçoit et met en œuvre la politique d’assurance des risques pour l’ensemble du Groupe et de son personnel, et apporte son assistance dans l’élaboration des produits d’assurance destinés à la clientèle. Il conçoit et pilote le développement de la démarche de responsabilité sociale d’entreprise et des affaires publiques et relations institutionnelles/représentation d’intérêt au sein du groupe Société Générale. Enfin, il assure les services d’administration centrale du Groupe et apporte en tant que de besoin son soutien au Secrétaire du Conseil d’administration ;
■la Direction des Ressources Humaines a pour mission de définir et mettre en œuvre les politiques collectives et individuelles permettant au Groupe de développer les compétences et les talents nécessaires à la réussite de sa stratégie. Partenaire des métiers, elle est un acteur clé dans l’adaptation du Groupe à son environnement ;
■la Direction des ressources et de la transformation numérique accompagne la transformation numérique et contribue à développer l’efficacité opérationnelle du Groupe. Elle supervise les filières Ressources (Systèmes d’Information, Achats et Immobilier) ;
■la Direction de l’Inspection générale et de l’audit, sous l’autorité de l’Inspecteur Général, est en charge de l’exercice du contrôle périodique ; enfin
■la Direction du développement durable Groupe, rattachée à la Direction générale, assiste le Directeur général délégué en charge de l’ensemble des politiques ESG (RSE) et de leur traduction effective dans les trajectoires des métiers et des fonctions. Elle accompagne la transformation RSE du Groupe pour en faire un avantage concurrentiel majeur tant dans le développement du business que dans la gestion des risques E&S (environnementaux et sociaux). Elle assure une mission de conseil auprès de la Direction générale à travers trois tâches principales :
D’après le dernier recensement réalisé (en date du 31 décembre 2022), les effectifs en équivalent temps plein (ETP) :
■de la filière Risques du Groupe au titre de la 2ème ligne de défense représentent environ 4 475 ETP (1 671 au sein même de la Direction des risques du Groupe et 2 804 pour le reste de la filière Risques) ;
Les systèmes de mesure des risques du Groupe servent de base à la production des Rapports de gestion internes permettant le suivi régulier des principaux risques du Groupe (risque de crédit, contrepartie, marché, opérationnels, liquidité, structurels, règlement-livraison) ainsi que le suivi du respect des exigences réglementaires.
Le système de reporting des risques fait partie intégrante du dispositif de gestion des risques du Groupe et est adapté à sa structure organisationnelle. Les différents indicateurs sont ainsi calculés au niveau des entités légales et Business Units pertinentes et servent de base pour les différents reportings. Des départements établis au sein des filières Risques, Finance et Conformité assument la responsabilité de la mesure, de l’analyse et de la communication de ces éléments.
Depuis 2015, le Groupe a défini des principes d’architecture communs aux filières Finance et Risque, les principes TOM-FIR (Target Operating Model for Finance & Risk), afin de garantir la cohérence des données et des indicateurs utilisés pour le pilotage interne et la production réglementaire. Les principes s’articulent autour :
■d’usages Risques et Finance que ce soit au niveau local et aux différents niveaux de consolidation asservis à un dispositif organisé de « golden sources », avec un cycle de collecte adaptés aux usages ;
■d’une cohérence des données d’usages Finance et Risque, via un alignement strict entre les données comptables et les données de gestion.
Le Groupe produit, via l’ensemble de ses reportings internes pour des besoins de suivi interne par les Business Units et Service Units, un grand nombre de métriques risques constituant une mesure des risques suivis. Certaines de ces métriques sont également produites dans le cadre de la transmission d’états réglementaires ou dans le cadre de publication d’informations au marché.
Le Groupe sélectionne au sein de ces métriques un ensemble de métriques majeures, à même de fournir une synthèse du profil de risque du Groupe et de son évolution à intervalle régulier. Ces métriques concernent à la fois la notation financière du Groupe, sa solvabilité, sa rentabilité et les principaux risques (crédit, marché, opérationnels, liquidité et financement, structurels, modèle), et sont reprises dans les reportings à destination des instances internes de Direction.
Elles font par ailleurs l’objet d’un encadrement défini et décliné en lien avec l’appétit pour le risque du Groupe, donnant lieu à une procédure de remontée de l’information en cas de franchissement.
Ainsi, les reportings de risques à destination des organes de Direction sont notamment guidés par les principes suivants :
■combinaison d’une vision globale et holistique des risques et d’une analyse plus approfondie des différents types de risques ;
■vision d’ensemble complétée par des focus sur certains périmètres spécifiques, des éléments prospectifs (fondés notamment sur la présentation d’éléments sur l’évolution du contexte macro économique) et d’éléments sur les risques émergents ;
■le reporting mensuel au Comité des risques du Conseil d’administration a pour objet de fournir une vision de l’évolution du profil de risque.
Ce reporting est complété par un tableau de bord de suivi des indicateurs du Risk Appetite Statement du Groupe, également transmis trimestriellement au Conseil d’administration. Ces indicateurs sont encadrés et présentés suivant une approche traffic light (avec distinction des seuils et limites) afin de présenter visuellement le suivi du respect de l’appétit au risque. En complément, un tableau de bord conformité ainsi qu’un tableau de bord réputation sont transmis au Comité des risques du Conseil d’administration et fournissent une vue d’ensemble sur chaque risque de non-conformité ;
■le reporting mensuel au Comité des risques Groupe (CORISQ), à destination de la Direction générale, a pour objet de fournir régulièrement à ce comité une analyse des risques sous sa supervision, avec un niveau de détail plus important par rapport au reporting au Comité des risques du Conseil d’administration. Est notamment présentée une synthèse des principaux dossiers de crédit sur la période couverte par le reporting ;
■les reportings au Comité financier (COFI) à destination de la Direction générale donne notamment lieu aux deux reportings suivants : un reporting « Trajectoire des ressources rares » permettant de suivre l’exécution du budget et un reporting « Suivi des risques structurels (ALM) » permettant de contrôler le respect des seuils et limites relatifs aux risques de liquidité et risques structurels de taux et change ;
■le reporting trimestriel du Comité de Conformité Groupe (COMCO) à destination de la Direction générale : le COMCO fournit via un reporting dédié une vision d’ensemble des principaux risques de non-conformité, remonte les points d’attention sur les sujets de conformité Groupe, arrête les grandes orientations et définit les principes Groupe en matière de conformité ;
■le reporting trimestriel du Comité de provisions (COPRO) à destination de la Direction générale a pour objet de fournir une vision de l’évolution du niveau de provisions au niveau Groupe. Il présente notamment l’évolution de la charge nette du coût du risque par pilier, par Business Unit et par stage ;
■le reporting du Comité de coordination du contrôle interne Groupe (CCCIG) à destination de la Direction générale : ce comité revoit, sur la base d’un tableau de bord standardisé pour l’ensemble des Business Units/Service Units, l’efficacité et la cohérence du dispositif de contrôle permanent mis en œuvre au sein du Groupe, ainsi que, dans le cadre du processus de Risk Internal Governance Assessment (RIGA), la capacité de la fonction Risques à exercer son rôle de seconde ligne de défense dans l’ensemble du Groupe. La Direction des risques contribue enfin, en tant que membre permanent, à l’ensemble des séances du CCCIG, par des notes de position sur les sujets sous revue.
Bien que les rapports ci-dessus soient utilisés au niveau du Groupe pour surveiller et examiner le profil de risque du Groupe de manière globale, d’autres reportings sont transmis au Conseil d’administration ou à la Direction générale afin de surveiller et contrôler certains types de risque spécifiques.
Des reportings ad hoc peuvent également être produits. À titre d’illustration, le Groupe avait été amené à adapter son dispositif de gestion des risques dès le début de la crise de la Covid-19 en mars 2020. Des reportings dédiés avaient été mis en place à destination de la Direction générale, du Conseil d’administration ou du superviseur, à fréquence régulière et contenant des indicateurs adaptés au contexte.
Des informations complémentaires concernant les systèmes de déclaration et d’évaluation des risques par type de risque sont par ailleurs présentées dans les chapitres suivants.
RÉFORME DES TAUX D’INTÉRÊT DE RÉFÉRENCE
La réforme des indices de taux d’intérêt « interbancaires » (InterBank Offered Rates – IBOR), initiée par le Conseil de Stabilité Financière en 2014, vise à remplacer ces taux par des taux alternatifs, en particulier par les Risk Free Rates (RFR). Cette réforme s’est accélérée le 5 mars 2021, lorsque la Financial Conduct Authority (FCA) britannique, chargée de la supervision du LIBOR, a annoncé les dates d’arrêt et de perte de représentativité officielles comme suit :
■LIBOR CHF et EUR (toutes les échéances) ; LIBOR GBP et JPY (échéances : au jour le jour, une semaine, deux mois et douze mois) ; LIBOR USD (échéances : une semaine et deux mois) : la publication de ces indices a définitivement cessé au 1er janvier 2022 ;
■LIBOR GBP et JPY (échéances : un, trois et six mois) : ces indices ne sont plus contribués par les banques depuis le 1er janvier 2022 et sont depuis publiés sous une forme synthétique. Leur utilisation est ainsi réservée à une gestion extinctive. Néanmoins, la FCA a annoncé la cessation de ces indices synthétiques comme suit :
-LIBOR JPY (échéances un, trois et six mois) : fin décembre 2022,
-LIBOR GBP (échéances un et six mois) : fin mars 2023,
-LIBOR GBP (échéance trois mois) : fin mars 2024 ;
■LIBOR USD (échéances : au jour le jour, un, trois, six et douze mois) : la publication de ces indices sous leur format contribué par les banques doit cesser à fin juin 2023.
En parallèle, d‘autres indices calculés sur la base du LIBOR USD vont s’arrêter fin juin 2023 : USD LIBOR ICE SWAP RATE, MIFOR (Inde), PHIREF (Philippine), SOR (Singapour) et THBFIX (Thaïlande).
Par ailleurs, la date d’arrêt de publication du taux MosPrime (Russie) a été annoncée au 30 juin 2023.
Enfin, s’agissant des principaux indices de taux de la zone euro :
■EURIBOR : EMMI (European Money Markets Institute), l’administrateur de l’indice, n’envisage pas de mettre fin à sa publication. L’EURIBOR est donc maintenu pour les prochaines années ;
■EONIA : sa publication a cessé définitivement le 3 janvier 2022. Le taux successeur recommandé par le groupe de travail sur les taux de la zone euro mis en place par la Banque Centrale Européenne est l’€STR sur lequel était construit l’EONIA depuis fin 2019.
Incidence de la réforme pour le groupe Société Générale
Le groupe Société Générale soutient ces réformes et participe activement aux groupes de travail mis en place par les banques centrales des devises concernées. Le Groupe se prépare à ces changements au travers d’un programme de transition dédié mis en place à l’été 2018 et supervisé par la Direction financière.
À cet effet, le groupe Société Générale a engagé des campagnes de sensibilisation et de communication actives vis-à-vis de ses clients, qui sont accompagnées d’un bulletin d’information mensuel et d’un recueil de réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la transition IBOR accessibles au public sur le site web de Société Générale. En vue des échéances annoncées pour le LIBOR et les autres taux concernés par une transition, les autorités financières et les groupes de travail constitués par les banques centrales ont émis des recommandations à destination des acteurs de marché. Celles-ci visent d’une part, à ce que cesse la production de nouveaux contrats indexés sur ces indices et d’autre part, à ce que les contrats existants indexés sur ces indices soient migrés vers des taux de référence alternatifs.
Pour s’assurer qu’une approche cohérente de la transition est adoptée au sein du groupe Société Générale, un comité interne a été mis en place dont le rôle consiste à émettre périodiquement des orientations qui reflètent les évolutions du marché et les recommandations des régulateurs et de leurs groupes de travail. Plusieurs lignes directrices internes ont été émises qui couvrent quatre thématiques principales :
■le renforcement des nouveaux contrats à travers l’inclusion de clauses de substitution d’indice (fallbacks) et d’avertissements contre les risques ;
■l’arrêt de la production de nouvelles transactions référençant des indices en cessation (sauf exceptions prévues par les régulateurs) et l’utilisation de solutions alternatives ;
■le traitement équitable et homogène des clients à travers l’implication des équipes de conformité dans le cadre des renégociations de contrats ;
■l’obligation de déclaration et les restrictions associées à l’utilisation de certains taux d’intérêt alternatifs au LIBOR.
À ce stade, toutes les lignes directrices sont appliquées et ont été largement diffusées auprès du personnel du Groupe.
Afin de se doter de la capacité de traiter sur des produits référençant les RFR ou certains RFR à terme et d’assurer ainsi la continuité de son activité après la disparition des IBOR, le groupe Société Générale a mis à niveau ses outils et processus pour y intégrer les principales méthodologies de calcul recommandées par les groupes de travail ou les associations professionnelles compétentes. Néanmoins, le Groupe continue sa veille pour suivre l’évolution de l’utilisation des RFR et des autres taux alternatifs afin de poursuivre ses efforts d’application des nouvelles conventions et de répondre aux besoins de ses clients.
Migration LIBOR GBP, CHF, EUR, JPY LIBOR et EONIA
Jusqu’à la fin de 2021, l’action du Groupe s’est principalement focalisée sur la renégociation des transactions avec les différents clients et la migration de tous les contrats indexés sur les taux d’intérêt qui se sont arrêtés ou qui ont cessé d’être représentatifs à la fin de l’année 2021.
Depuis le deuxième trimestre 2022, le groupe Société Générale a finalisé la transition de l’ensemble des contrats indexés aux taux cités plus haut.
Migration LIBOR USD et USD LIBOR ICE SWAP RATE
Le groupe Société Générale a engagé la migration de son stock d’opérations indexées sur LIBOR USD ou USD LIBOR ICE SWAP RATE, en vue de la finaliser pour juin 2023.
À cet effet, le Groupe profite des interactions avec ses clients pour proposer une transition proactive vers des solutions alternatives.
Les clients du Groupe qui sont principalement concernés par la migration de ces contrats sont en premier lieu les clients de la Banque d’Investissement, les clients des activités de financement et de conseil et dans une moindre mesure certains des clients des réseaux domestiques et internationaux du Groupe.
L’identification des contrats indexés au LIBOR USD et la stratégie pour leur migration sont finalisées sur l’ensemble des produits :
■les prêts et les lignes de crédit sont en train d’être migrés principalement à travers une renégociation bilatérale de même que les instruments de couverture associés afin de maintenir leur efficacité ;
■la migration de la majorité des produits dérivés est prévue au premier semestre 2023 en alignement avec le calendrier défini par les chambres de compensation ou à travers l’activation de leurs clauses de substitution d’indices (Protocole mis en place par l’ISDA et auquel Société Générale a adhéré en 2020 notamment pour le LIBOR USD). Néanmoins, certains produits dérivés sont renégociés de manière bilatérale ; enfin
■les comptes à vue et autres produits assimilés sont migrés par une mise à jour de leurs conditions générales.
La migration opérationnelle des contrats sur le LIBOR USD s’appuie sur l’ensemble des processus et des outils qui ont été préalablement développés pour la migration des contrats sur les taux d’intérêt IBOR cessant fin 2021, ainsi que sur l’expérience acquise. D’autre part, le plan de transition des chambres de compensation est connu à l’avance et se fonde sur l’expérience des précédentes migrations.
Migration des autres Taux (MIFOR, PHIREF, SOR, THBFIX et MosPrime)
Pour ces taux, l’identification des clients et des transactions est finalisée : ce périmètre est nettement plus réduit que celui du LIBOR USD. Seuls les produits proposés par la Banque d’Investissement sont concernés.
Néanmoins, les stratégies de migration sont similaires à celles applicables au LIBOR USD et décrites ci-dessus.
Le groupe Société Générale maintient une veille continue sur les annonces des régulateurs et des administrateurs d’autres juridictions afin de réagir rapidement et adapter en conséquence sa stratégie de migration.
Le tableau suivant présente une estimation des expositions, en date du 31 décembre 2022, relatives aux contrats impactés par la réforme des taux et venant à maturité au-delà des dates de cessation officielles.
Cette vue a été constituée sur la base des données de suivi du projet et du statut des migrations juridiques des contrats.
(En Md EUR)
2022
Taux d’intérêt de référence actuels(5)
Nouveaux taux sans risque
susceptibles de remplacer les taux
d’intérêt de référence actuels
Date de fin
de cotation
Capital restant dû
Notionnels(1)
Actifs
financiers(2)
(hors
dérivés)
impactés
par la
réforme
Passifs
financiers(3)
(hors
dérivés)
impactés
par la
réforme
Dérivés(4)
impactés
par la
réforme
EONIA – Euro OverNight Index Average
Euro Short-Term Rate (€STR)
31.12.2021
LIBOR – London Interbank Offered Rate – GBP
Reformed Sterling Overnight Index Average (SONIA)
31.12.2021
LIBOR – London Interbank Offered Rate – CHF
Swiss Average Rate Overnight (SARON)
31.12.2021
LIBOR – London Interbank Offered Rate – JPY
Tokyo OverNight Average (TONA)
31.12.2021
LIBOR – London Interbank Offered Rate – EUR
Euro Short-Term Rate (€STR)
31.12.2021
LIBOR – London Interbank Offered Rate – USD
Secured Overnight Financing Rate (SOFR)
30.06.2023
27
1
1 899
USD LIBOR Ice Swap rate (CMS)
USD SOFR Ice Swap rate (CMS)
30.06.2023
12
228
SOR – Singapore Dollar Swap Offer Rate
Singapore Overnight Rate Average (SORA)
30.06.2023
3
MIFOR (INR)
Modified MIFOR
30.06.2023
3
PHIREF (PHP)
No alternative rate defined by regulators
30.06.2023
THBFIX (THB)
THOR
30.06.2023
MOSPRIME (RUB)
RUONIA
30.06.2023
6
(1)Notionnels utilisés en combinaison d’un taux d’intérêt de référence en vue de calculer les flux de trésorerie des dérivés.
(2)Dont comptes débiteurs, prêts, titres reçus en pension livrée, titres de dette rémunérés à taux variables.
(3)Dont dépôts, emprunts, opérations de titres donnés en pension livrée, dette émise sous forme de titres rémunérés à taux variables.
(4)Dont instruments fermes (type swap et contrat à terme) et instruments conditionnels.
(5)Seuls les principaux indices de référence impactés par la réforme des taux sont présentés dans ce tableau.
RISQUES ASSOCIÉS À LA RÉFORME DES TAUX
Les risques liés à la réforme des taux interbancaires se limitent désormais essentiellement au LIBOR USD pour la période courant jusqu’en juin 2023. Ils restent gérés et suivis par la gouvernance dédiée à la transition IBOR. Ils ont été identifiés comme suit :
■risque de gouvernance et d’exécution du programme, pouvant conduire à des délais et des pertes d’opportunités, dont le suivi s’effectue dans le cadre de comités réguliers et d’instances d’arbitrage ;
■risque de documentation juridique pouvant mener à des litiges post-transition, géré par l’introduction de clauses de substitution dans les contrats selon la disponibilité de standards de marché ;
■risque de marché, avec la création d’un risque de base entre les courbes de taux associées aux différents indices, qui fait l’objet d’un suivi et d’un encadrement ;
■risques opérationnels dans l’exécution des migrations de transactions, lié à plusieurs facteurs dont la volonté et à l’état de préparation de nos contreparties ainsi que le volume de transactions à migrer et leur étalement dans le temps ;
■risque réglementaire encadré par les guidelines Groupe qui sont alignées sur les recommandations et des régulateurs et des groupes de travail ayant trait à la transition du LIBOR. Il s’agit des guidelines encadrant les produits qui par exception continuent de référencer le Libor USD ;
■risque de conduite inappropriée (conduct risk), en lien avec la fin du LIBOR, géré notamment au travers de :
-lignes de conduite spécifiques et déclinées par ligne-métier,
-formations aux équipes,
-communications aux clients (conférences, événements, points bilatéraux notamment avec les clients les moins bien informés) sont organisées sur les risques liés à la transition, les solutions alternatives qui peuvent être déployées, et sur la manière dont ils pourraient être affectés.
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4.1 CADRE D’EXERCICE
Le contrôle interne s’inscrit dans le cadre réglementaire strict imposé aux établissements bancaires.
En France, les conditions d’exercice du contrôle interne des établissements bancaires découlent de l’Arrêté du 3 novembre 2014 modifié par l’arrêté du 25 février 2021. Ce texte, qui régit les établissements de crédit et les entreprises d’investissement, définit la notion de contrôle interne et spécifie un certain nombre d’obligations relatives à la mesure et à l’encadrement des différents risques des activités des entreprises concernées, ainsi que les procédures par lesquelles l’organe de surveillance doit évaluer les conditions d’exercice du contrôle interne.
Le Comité de Bâle a défini les quatre principes – Indépendance, Universalité, Impartialité, Adéquation des moyens aux missions – qui doivent prévaloir dans l’exercice du contrôle interne des établissements de crédit.
Le Conseil d’administration veille à ce que le groupe Société Générale ait un dispositif de gouvernance solide et une organisation claire avec :
■des procédures efficaces de détection, de gestion, de suivi et de déclaration des risques auxquels le Groupe pourrait être exposé.
Pour mettre en œuvre ce dispositif, il donne mandat à la Direction générale du Groupe qui a en charge de décliner les orientations stratégiques du Groupe.
Le Comité d’audit et de contrôle interne est un comité du Conseil d’administration plus particulièrement en charge de préparer les décisions du Conseil d’administration en matière de supervision du contrôle interne.
À ce titre, il reçoit les Reportings de la Direction générale sur le contrôle interne du Groupe. Il suit la mise en œuvre des plans de remédiation, lorsqu’il estime que le niveau de risque est justifié.
Toutes les activités du groupe Société Générale sont encadrées par des règles et procédures regroupées en un ensemble documentaire appelé la « Documentation normative », regroupé au sein du Code Société Générale qui :
■décrit les règles de gestion et de fonctionnement interne propres à chaque métier et chaque activité.
■définissent la gouvernance du groupe Société Générale, l’organisation et les missions de ses Business Units et Services Units, ainsi que les principes de fonctionnement des dispositifs et processus transverses (Codes de conduite, chartes…) ;
■posent le cadre de fonctionnement d’une activité, les principes et les règles de gestion applicables aux produits et services rendus à la clientèle et définissent les procédures internes.
Le Code Société Générale a force de loi interne. Il relève de la responsabilité du Secrétaire général du Groupe.
S’ajoutent au Code Société Générale les procédures opérationnelles propres à chacune des activités du Groupe. Les règles et procédures en vigueur sont conçues de façon à respecter les règles de base du contrôle interne telles que :
Par nature multiples et évolutifs, les risques sont présents dans l’ensemble des processus de l’entreprise. À cet égard, les dispositifs de maîtrise des risques et de contrôle jouent un rôle clé dans la capacité de la Banque à atteindre ses objectifs.
Le dispositif de contrôle interne se caractérise par l’ensemble des moyens qui permettent de s’assurer que les opérations réalisées, l’organisation et les procédures mises en place sont conformes :
■aux règles internes et aux orientations définies par l’organe de Direction de l’entreprise dans sa fonction exécutive.
■s’assurer de l’adéquation et du bon fonctionnement des processus internes, notamment ceux concourant à la sauvegarde des actifs ;
■garantir la fiabilité, l’intégrité et la disponibilité des informations financières et de gestion ;
■l’exhaustivité du périmètre des contrôles, qui concernent tous les types de risques et s’appliquent à toutes les entités du Groupe ;
■la responsabilité individuelle de chaque collaborateur et de chaque manager dans la maîtrise des risques qu’il prend ou supervise, et le contrôle des opérations qu’il traite ou qui sont placées sous sa responsabilité ;
■la responsabilité des fonctions, au titre de leur expertise et de leur indépendance, dans la définition de contrôles normatifs et, pour trois d’entre elles, l’exercice d’un contrôle permanent de niveau 2 ;
Le dispositif de contrôle interne repose sur le modèle des « trois lignes de défense », en accord avec les textes du Comité de Bâle et de l’Autorité Bancaire Européenne :
■la première ligne de défense est composée de l’ensemble des collaborateurs et du management opérationnel du Groupe, dans les Business Units et les Services Units pour leurs opérations propres.
Le management opérationnel est responsable des risques, prend en charge leur prévention et leur gestion – entre autres, par la mise en place de moyens de contrôle permanent de niveau 1, ainsi que la mise en place des actions correctives ou palliatives en réponse aux éventuelles déficiences constatées par les contrôles et/ou dans le cadre du pilotage des processus ;
Dans le dispositif de contrôle interne, il incombe à ces fonctions de vérifier de façon permanente que la sécurité et la maîtrise des risques des opérations sont assurées, sous la responsabilité du management opérationnel, par la mise en œuvre effective des normes édictées, des procédures définies, des méthodes et des contrôles demandés.
Ces fonctions fournissent ainsi l’expertise nécessaire pour définir sur leurs domaines respectifs les contrôles et les autres moyens de maîtrise des risques à mettre en œuvre par la première ligne de défense, et veiller à leur bon fonctionnement ; assurer une mission de contrôle permanent de niveau 2 sur l’ensemble des risques du Groupe, en s’appuyant notamment sur les contrôles qu’elles ont définis, ainsi que ceux définis, le cas échéant, par d’autres fonctions d’expertise (par ex., achats, juridique, fiscal, ressources humaines, sécurité des systèmes d’information, etc.), ainsi que par les métiers ;
■la troisième ligne de défense est assurée par la SU IGAD, qui comprend l’Audit interne et l’Inspection générale. Elle assure une mission de contrôle périodique strictement indépendant des métiers comme du contrôle permanent ;
■une coordination du contrôle interne, rattachée au Directeur général, assurée au niveau du Groupe et relayée dans chacun des pôles et Directions centrales.
La cohérence et l’efficacité de l’ensemble du dispositif de contrôle interne sont pilotées le Directeur général.
Le CCCIG Comité de coordination du contrôle interne Groupe (CCCIG) a pour raison d’être d’assurer la cohérence et l’efficacité du contrôle interne du Groupe, en réponse notamment à l’obligation posée par l’art. 16 de l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié. Il est présidé par le Directeur général, ou en son absence, par un Directeur général délégué ou par le Directeur général adjoint en charge de la supervision du domaine sous revue, le Comité de coordination du contrôle interne Groupe réunit le Responsable de la Coordination du Contrôle Interne et du Dispositif de Contrôle Permanent, les Responsables de la deuxième ligne de défense (CPLE, RISQ), les Représentants désignés par les Responsables de DFIN et de RESG (notamment le RSSI Global), le Responsable de la troisième ligne de défense (IGAD) et, en qualité d’observateurs, le Directeur des risques opérationnels, ainsi que les Responsables des équipes centrales de contrôle permanent de niveau 2 (RISQ/CTL, CPLE/CTL, DFIN/CTL).
Le comité se réunit environ 20 fois par an pour traiter les sujets transverses ainsi que la revue annuelle de chaque BU/SU.
■d’évaluer le dispositif de contrôle permanent du Groupe en termes d’efficacité, de cohérence et de complétude ;
■d’évaluer le fonctionnement des dispositifs de contrôle permanent du Groupe en s’appuyant sur l’examen du tableau de bord trimestriel de contrôles permanents du Groupe, complété par des revues thématiques transverses et par la revue indépendante de RISQ et CPLE dans l’exercice de leur rôle de deuxième ligne de défense pour le Groupe ;
■de définir les rôles et responsabilités des parties prenantes du contrôle permanent et des CCCIG et CCCI et de valider les principes opérationnels du contrôle permanent et de la gouvernance ;
■de valider les sections traitant du contrôle interne dans le Code SG (notamment, le titre IV du livre A) ;
L’organisation mise en place au niveau du Groupe pour coordonner l’action des différents acteurs du contrôle interne est déclinée au sein de chaque Business Unit (BU) et Service Unit (SU). L’ensemble des BU et SU du Groupe sont dotées de comités de coordination du contrôle interne. Présidés par le responsable de la BU ou de la SU, ces comités réunissent les responsables des fonctions de contrôle permanent et périodique compétents pour la BU ou la SU, ainsi que des représentants du Directeur de la coordination du contrôle interne du Groupe et des responsables des fonctions de contrôle de niveau Groupe.
■le contrôle permanent de niveau 1, logé au sein des métiers, qui est le socle du contrôle permanent du Groupe. Il a pour finalité de garantir, au niveau opérationnel, la sécurité, la qualité, la régularité et la validité des transactions ;
■le contrôle permanent de niveau 2, indépendant des métiers, relève de trois Directions, la Direction des risques, la Direction financière, et la Direction de la conformité.
La Direction générale a initié en 2018 un programme de transformation du contrôle permanent du Groupe, qui lui est directement rattaché. À travers un ensemble d’actions touchant les normes, les méthodes, les outils et procédures, la formation, etc., ce programme visait à consolider la culture de contrôle et à optimiser la maîtrise des risques, contribuant ainsi à améliorer la qualité et la fiabilité des services rendus à nos clients et partenaires. En 2021, ce programme a été finalisé et clôturé, et le transfert des activités pérennes vers des équipes d’exploitation a été achevé.
Exercés dans le cadre des opérations, au sein des BU et des SU, les contrôles permanents de niveau 1 permettent de garantir la sécurité et la qualité des transactions et des opérations. Ces contrôles sont définis comme un ensemble de dispositions constamment mis en œuvre pour assurer, au niveau opérationnel, la régularité, la validité, et la sécurité des opérations effectués.
■de toute combinaison d’actions et/ou de dispositifs, susceptibles de limiter la probabilité de survenance d’un risque ou d’en réduire les conséquences pour l’entreprise : il s’agit notamment de contrôles effectués sur une base régulière et permanente par les métiers ou par des systèmes automatisés pendant le traitement des transactions, de règles et de contrôles de sécurité – automatisés ou non – faisant partie du traitement des opérations, ou de contrôles inclus dans les procédures opérationnelles. Des dispositifs d’organisation (par exemple, séparation des fonctions) ou de gouvernance, des actions de formation, lorsqu’ils contribuent directement à maîtriser certains risques, relèvent également de cette catégorie ;
■de contrôles réalisés par les managers : les responsables hiérarchiques vérifient le correct fonctionnement des dispositifs placés sous leur responsabilité. À ce titre, ils sont dans l’obligation d’appliquer régulièrement des procédures formalisées pour s’assurer que les employés respectent les règles et procédures et que les contrôles de niveau 1 sont effectués efficacement.
Définis par une entité du Groupe au sein de son périmètre, les contrôles de niveau 1 comprennent les contrôles – automatisés ou non – intégrés au traitement des opérations, les contrôles de proximité inclus dans les modes opératoires, les règles de sécurité, etc. Ils sont réalisés, dans le cadre de leurs activités quotidiennes, par les agents directement en charge d’une activité ou par leur hiérarchie, avec pour objectifs :
■d’assurer la bonne application des procédures en vigueur et la maîtrise de l’ensemble des risques afférents aux processus, aux opérations et/ou aux comptes ;
Les contrôles permanents de niveau 1 sont établis par la hiérarchie et évitent, autant que possible, les situations d’autocontrôle. Ils sont définis dans les procédures et doivent être tracés, sans nécessairement être formalisés (par exemple, dans le cas de contrôles automatisés préventifs rejetant les opérations non conformes aux règles programmées dans le système).
Afin de coordonner le dispositif de gestion des risques opérationnels et du contrôle permanent de niveau 1, les BU/SU déploient un département spécifique appelé « CORO » pour Controls & Operational Risks Office function (Département des contrôles et de gestion des risques opérationnels).
■le périmètre visé inclut l’ensemble des contrôles permanents de niveau 1 y compris notamment les contrôles de supervision managériale et les contrôles effectués par des équipes dédiées ;
■cette revue et ces vérifications ont pour objectif de donner un avis sur (i) l’effectivité des contrôles de niveau 1, (ii) la qualité de leur réalisation, (iii) leur pertinence (notamment, en termes de prévention des risques), (iv) la définition de leurs modes opératoires, (v) la pertinence des plans de remédiation mis en œuvre suite à la détection d’anomalies, et la qualité de leur suivi, et de concourir ainsi à l’évaluation de l’efficacité des contrôles de niveau 1.
Le contrôle permanent de niveau 2, contrôle des contrôles, est exercé par des équipes indépendantes des opérationnels.
Ces contrôles sont réalisés au niveau central par les équipes de contrôle dédiées au sein de la Direction des risques (RISQ/CTL), de la Direction de la conformité (CPLE/CTL) et de la Direction financière (DFIN/CTL), et au niveau local par les équipes de contrôles de niveau 2 dans les BU/SU ou entités.
La fonction d’audit interne est assurée au sein du groupe Société Générale (le « Groupe ») par le Service Unit Inspection générale et Audit interne (« IGAD »), regroupant le corps de l’Inspection générale et les Départements d’Audit interne. La fonction d’audit interne est placée sous la responsabilité de l’Inspecteur général du Groupe.
La fonction d’Audit interne contribue au dispositif de contrôle interne du groupe Société Générale. Elle constitue la troisième et dernière ligne de défense et assure un contrôle périodique, strictement indépendant des métiers et des autres fonctions de contrôle interne.
La fonction d’audit interne exercée par IGAD, définie conformément aux standards de l’IIA (Institute of Internal Auditors), est une activité indépendante et objective qui donne au Groupe une assurance sur le degré de maîtrise de ses risques et de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les améliorer et contribue à créer de la valeur ajoutée. À travers l’exercice de ce mandat, l’Inspection et l’Audit interne aident le Groupe à atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche systématique et méthodique, ses processus de management des risques, de contrôle et de gouvernement d’entreprise et en faisant des propositions pour renforcer leur efficacité.
Le périmètre d’intervention d’IGAD comprend Société Générale SA et toutes les entités du Groupe quel que soit leur domaine d’activité. Toutes les activités, opérations et processus du Groupe sans exception peuvent faire l’objet d’une mission conduite par l’Inspection générale ou l’Audit interne. Ceci étant dit, sont exclues du champ d’intervention d’IGAD les entités dans lesquelles le Groupe détient une participation minoritaire, y compris lorsque Société Générale y exerce une influence notable, sauf lorsque cette participation est susceptible d’avoir un impact significatif sur la maîtrise des risques du Groupe.
Les activités externalisées entrent également dans le champ d’intervention de la fonction d’audit interne.
Il rencontre régulièrement le Président du Conseil d’administration. Le règlement intérieur du Conseil d’administration, remis à jour en août 2022, prévoit que l’Inspecteur général rende compte de sa mission au Conseil d’administration sur la base des présentations faites préalablement au Comité d’audit et de contrôle interne. Il présente les plans d’audit et d’inspection approuvés par le Directeur général pour validation au Conseil d’administration après examen par le Comité d’audit et de contrôle interne.
L’Inspecteur général est invité permanent du Comité d’audit et de contrôle interne, auquel il présente régulièrement une synthèse de l’activité de l’Inspection générale et de l’Audit interne ainsi que le bilan du suivi de la mise en œuvre des préconisations émises tant par l’Audit et l’Inspection générale que les superviseurs (BCE/ACPR). Il est aussi invité permanent du Comité des risques. Il peut être entendu sur tout sujet par ces comités à leur demande ou à son initiative.
Enfin comme le prévoit le règlement intérieur du Conseil d’administration, l’Inspecteur général, peut, si nécessaire, en cas de dégradation effective ou potentielle des risques, en rendre directement compte au Conseil d’administration, directement ou par l’intermédiaire du Comité d’audit et de contrôle interne, sans en référer aux Dirigeants Effectifs.
Pour remplir ses objectifs, la Service Unit Inspection générale et Audit est dotée de moyens adaptés, proportionnés aux enjeux, tant au plan qualitatif que quantitatif. Au total, elle comprend environ 1 000 collaborateurs basés au Siège et dans les filiales ou succursales du Groupe (France et étranger).
La Service Unit IGAD est une direction hiérarchiquement intégrée. L’Inspection générale, basée au Siège, intervient sur l’ensemble du Groupe. Les Départements de l’Audit interne ont chacun en charge un périmètre défini d’activités ou de risques. Qu’elles soient localisées au Siège ou au sein d’entités (succursales ou filiales), les équipes d’audit sont toutes rattachées à la Service Unit IGAD. Une organisation matricielle permet de couvrir les principaux sujets transversaux à l’échelle du Groupe. En fonction des ressources et compétences requises, une mission d’audit peut regrouper des équipes de différents départements. IGAD a la possibilité de faire intervenir toute équipe de son choix pour l’exécution d’une mission au sein du Groupe.
L’Inspection générale et l’Audit interne mènent leurs travaux à partir de missions. Au-delà des missions inscrites à son plan de tournée, l’Inspection générale peut être sollicitée pour mener des travaux d’analyse ou d’étude ou contribuer à des travaux de “due diligence” en cas d’acquisition ou de cession d’entités ou d’activités par le Groupe. Ces travaux sont encadrés par des procédures garantissant que l’Inspection ne puisse pas ensuite se trouver en situation de conflit d’intérêt.
L’Inspection générale et l’Audit conçoivent leurs plans d’audit respectifs à partir d’une approche par les risques. L’Audit interne combine cette approche avec l’exigence de respecter un cycle d’audit fixé à cinq ans et détermine la fréquence de ses interventions en fonction du niveau de risque des périmètres à auditer. Si l’Inspection générale n’a pas l’obligation de se conformer à un cycle d’audit, ses travaux sont pris en compte dans le calcul du respect du cycle d’audit.
L’Inspection générale et l’Audit interne interviennent aussi au titre de leur positionnement indépendant au sein du Groupe, sur le suivi de la mise en œuvre des recommandations des superviseurs (BCE/ACPR). Ces travaux se sont poursuivis en 2022 avec des présentations régulières à la Direction générale - en coordination avec le Secrétariat Général - et au Comité d’audit et de contrôle interne.
Comme l’exigent les standards internationaux de l’Audit interne, IGAD fait l’objet d’une certification externe indépendante. Le second cycle de certification externe par l’Institut de certification de l’IFACI (Institut Français de l’Audit et du Contrôle Interne) s’est achevé avec le maintien de la certification.
L’année 2022 a permis à IGAD de reprendre un rythme plus soutenu de déplacements liés aux missions tout en maintenant des méthodes de travail à distance développées pendant la crise sanitaire. Les missions d’audit du plan 2022 ont porté sur l’ensemble des types de risques. Les évolutions apportées au plan d’audit en cours d’année sont restées contenues (baisse de 8% en jours-hommes avec un total de 586 missions d’audit exécutées sur l’année) reflétant principalement l’effet de tensions sur les ressources résultant d’une augmentation du turnover dans certaines régions et de décalages sur les projets sur lesquels une intervention de l’Audit était prévue. Ces tensions ont également contribué à reporter quelques missions d’inspection.
En 2022, IGAD a commencé à engager les travaux induits par les recommandations émises par la Banque Centrale Européenne et l’IFACI à son égard. Ces travaux ont principalement porté sur (i) la gouvernance – tant interne que régulant les interactions entre la fonction d’audit interne et les organes de gouvernance au niveau central (Direction Générale et Conseil d’administration) et au niveau local, (ii) la refonte, prévue d’ici 2024, de son exercice d’évaluation indépendante des risques.et (iii) la construction d’un plan d’audit pluri-annuel. La mise en œuvre de l’ensemble de ces actions restera une priorité sur les années 2023 et 2024. Par ailleurs, une refonte des processus d’émission et de suivi de la mise en œuvre des préconisations a été engagée, qui va engager aussi l’ensemble des Business et Service Units du Groupe, et qui permettra à IGAD de mieux concentrer ses travaux sur les risques les plus importants, répondant ainsi à l’objectif stratégique d’un meilleur étagement des contrôles au sein du dispositif de contrôle interne du Groupe.
Sur un plan plus opérationnel, les départements de l’Audit ont continué (i) à développer leur capacité à fournir une assurance indépendante sur la performance du contrôle permanent, (ii) à enrichir leur approche méthodologique sur des sujets comme le « conduct » et les thématiques « RSE » et (iii) à renforcer, enfin, l’utilisation de techniques d’analyse de données en missions.
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4.2 CONTRÔLE DE LA PRODUCTION COMPTABLE ET RÉGLEMENTAIRE ET DE LA PUBLICATION DES DONNÉES FINANCIÈRES ET DE GESTION
■le Conseil d’administration et tout particulièrement son Comité d’audit et de contrôle interne ont pour mission d’examiner le projet des états financiers qui doivent être soumis au Conseil ainsi que de vérifier les conditions de leur établissement et de s’assurer non seulement de la pertinence mais aussi de la permanence des principes et méthodes comptables appliqués. Le Comité d’audit et de contrôle interne assure également le suivi de l’indépendance des Commissaires aux comptes, ainsi que le suivi de l’efficacité des systèmes de contrôle interne, de mesure, de surveillance et de maîtrise des risques liés aux processus comptables et financiers. Les Commissaires aux comptes sont entendus par le Comité d’audit et de contrôle interne dans le cadre de leur mission ;
■la Direction financière du Groupe collecte l’ensemble des informations comptables et de gestion produites par les filiales et les Business Units/Services Units via une série de Reportings normalisés. Elle assure également la consolidation et le contrôle de ces données pour permettre leur utilisation dans le cadre du pilotage du Groupe et de la communication à l’égard des tiers (organes de contrôle, investisseurs…). Elle dispose par ailleurs d’une équipe en charge de la production des états réglementaires Groupe.
-assurer la gestion du bilan et de ce fait définir, gérer et contrôler les équilibres bilanciels et les risques structurels du Groupe,
-définir les normes, référentiels, principes et procédures comptables et réglementaires applicables au Groupe et en vérifier le respect,
-assurer la fiabilité des informations comptables et financières diffusées à l’extérieur du Groupe ;
■les Directions financières de filiales et de Business Units/Services Units assurent la certification des informations comptables et des enregistrements comptables effectués par les back-offices et des informations de gestion remontant des front-offices. Elles sont responsables des états financiers et des informations réglementaires requis au plan local ainsi que des Reportings (comptable, contrôle de gestion, réglementaire…) à destination de la Direction financière du Groupe. Elles peuvent assurer ces activités de manière autonome ou en déléguer la réalisation sous leur responsabilité à des centres de services partagés opérant dans le domaine de la finance, placés sous la gouvernance de la Direction financière du Groupe ;
■la Direction des risques centralise les informations de suivi des risques en provenance des Business Units/Services Units et filiales du Groupe pour assurer le contrôle des risques de crédit, de marché et opérationnels. Ces informations sont utilisées dans les communications du Groupe à l’égard des instances de gouvernance du Groupe et des tiers. Par ailleurs, elle assure, conjointement avec la Direction financière du Groupe, son rôle d’expert sur les dimensions risque de crédit, risques structurels de liquidité, taux, change, sur les enjeux de redressement et de résolution ainsi que la responsabilité de certains processus d’arrêter notamment la production des ratios de solvabilité ;
■les Back offices sont les fonctions support des front offices et s’assurent des règlements livraisons liés aux contrats. Ils vérifient notamment le bien-fondé économique des opérations, effectuent l’enregistrement des transactions et sont en charge des moyens de paiement.
Les normes comptables applicables sont les normes locales pour l’établissement des comptes locaux et les normes édictées par la Direction financière du Groupe pour l’établissement des comptes consolidés, qui reposent sur le référentiel comptable IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne.
Les normes applicables sur la solvabilité et la liquidité, édictées par le Comité de Bâle, ont été traduites en droit européen par une directive (CRD4) et un règlement (CRR). Elles ont été complétées par le règlement CRR2 et la directive CRD5 qui sont entrés en vigueur le 28 juin 2019. Ces textes sont précisés par plusieurs actes délégués et actes d’exécution. Enfin, le groupe Société Générale identifié comme « conglomérat financier » est soumis à une surveillance complémentaire.
Les départements en charge des normes au sein de la Direction financière du Groupe assurent la veille normative et édictent de nouvelles normes internes en fonction de l’évolution de la réglementation comptable et réglementaire.
Chaque entité du périmètre de consolidation du Groupe effectue un arrêté comptable et de gestion sur base mensuelle. La consolidation de ces données s’effectue également mensuellement et s’accompagne d’une communication financière externe sur base trimestrielle. Cette remontée fait l’objet de revues analytiques et de contrôles de cohérence par les Directions financières ou par délégation sous leur responsabilité par les centres de services partagés opérant dans le domaine de la finance, à destination de la Direction financière du Groupe. Cette dernière présente les états financiers consolidés, les Reportings de gestion et les états réglementaires à la Direction générale du Groupe et aux tiers intéressés.
Les producteurs des données comptables sont indépendants des front office et des équipes commerciales.
La qualité et l’objectivité des données comptables et de gestion sont assurées par la séparation des fonctions commerciales et de l’ensemble des fonctions de traitement opérationnel et de suivi des opérations : back-offices, middle offices intégrés à la Direction des Ressources et des équipes de suivi de la production du résultat intégrées à la Direction financière. Le contrôle effectué par ces différentes équipes en matière de données financières et comptables est défini dans les procédures du Groupe, avec notamment :
■réconciliation dans les délais impartis entre les données comptables et les données de gestion selon des procédures spécifiques ;
■sur les activités de marché, rapprochement du résultat comptable (produit par la Direction financière) avec le résultat économique quotidien (produit par un département d’experts dédiés au sein de la Direction des risques).
Compte tenu de la complexité croissante des activités financières et des organisations, les collaborateurs sont régulièrement formés et les outils informatiques remis à niveau pour garantir l’efficacité et la fiabilité des tâches de production et de contrôle des données comptables et de gestion.
D’un point de vue pratique, et pour l’ensemble des métiers du Groupe, les procédures de contrôle interne mises en place visent à assurer la qualité de l’information comptable et financière, et notamment à :
■veiller à la validité et à l’exhaustivité des transactions retranscrites dans les comptes du Groupe ;
■s’assurer que les opérations sont correctement rattachées à l’exercice les concernant et enregistrées dans les comptes conformément aux textes comptables en vigueur, et que les agrégats comptables retenus pour la présentation des comptes sont conformes aux règlements en vigueur ;
■veiller à la prise en compte de l’ensemble des entités qui doivent être consolidées en application des règles du Groupe ;
■vérifier que les risques opératoires liés à la production et à la remontée des informations comptables dans les chaînes informatiques sont correctement maîtrisés, que les régularisations nécessaires sont correctement effectuées, que les rapprochements des données comptables et de gestion sont effectués de manière satisfaisante, que les flux de règlement espèces et matière générés par les transactions sont effectués de manière exhaustive et adéquate.
La Direction financière de chaque filiale s’assure de la fiabilité et de la cohérence des comptes établis selon les différents référentiels qui lui incombent (normes locales et IFRS pour les filiales ainsi que les normes françaises pour les succursales). Elle réalise des contrôles pour garantir la fiabilité de l’information communiquée.
Les liasses de consolidation de chaque filiale sont alimentées par les données comptables de la comptabilité sociale des filiales après mise en conformité localement avec les principes comptables du Groupe.
Chaque filiale est responsable de la justification du passage des comptes sociaux aux comptes reportés sous l’outil de consolidation.
Les Directions financières de Business Units/Services Units disposent d’un département dédié à la gestion et au pilotage financier.
Les Directions financières s’appuient par ailleurs sur des centres de services partagés qui assurent les contrôles de niveau 1, nécessaires à la fiabilité de l’information comptable, fiscale et réglementaire, sur les comptes qu’ils produisent en normes locales et IFRS, et notamment des contrôles de qualité et de cohérence des données (capitaux propres, titres, change, tous agrégats du bilan et du compte de résultat, écarts de normes), la justification et certification des comptes sous leur responsabilité, la réconciliation des opérations intra-groupe, le contrôle des états réglementaires et le contrôle de la preuve d’impôt et des soldes d’impôts (courants, différés et taxes).
Ces contrôles sont déclarés dans le cadre de la supervision managériale et de la certification comptable du Groupe.
Ces contrôles leur permettent d’apporter tous les éléments nécessaires aux Directions financières des Business Units/Services Units et à la Direction financière et comptable du Groupe pour garantir de la fiabilité et de la cohérence des comptes ainsi établis.
Le contrôle s’effectue au travers d’un processus de surveillance permanente, sous la responsabilité des Directions impliquées. Il permet de vérifier de manière récurrente la qualité des contrôles relatifs à l’exhaustivité des opérations comptables et à la qualité des traitements comptables qui y sont associés.
Les comptes des entités, retraités aux normes du Groupe, alimentent une base d’information centrale sur laquelle sont effectués les traitements de consolidation.
Le service en charge de la consolidation au sein du Département des Affaires Comptables valide la conformité du périmètre de consolidation au regard des normes comptables en vigueur et effectue des contrôles multiples à partir des données reçues et à travers les liasses de consolidation :
In fine, ce département s’assure que le processus de consolidation s’est déroulé normalement au moyen d’un contrôle des données de synthèse sous forme de revues analytiques et de contrôles de cohérence sur les principaux agrégats des états financiers. Ces vérifications sont complétées par des analyses transversales telles que l’analyse de l’évolution des capitaux propres, des écarts d’acquisition, des provisions et des impôts différés consolidés.
Au sein de ce département une équipe est également en charge d’animer et de coordonner le dispositif de certification trimestrielle des contrôles de premier niveau.
La Direction financière du Groupe dispose d’une équipe dédiée, en charge du dispositif de contrôle permanent de niveau 2 sur l’ensemble des processus Finance de Société Générale SA et de l’animation de ce dispositif au sein du Groupe. Sa mission consiste à s’assurer de l’effectivité, de la qualité et de la pertinence du dispositif de contrôle de niveau 1, par une évaluation du dispositif via des revues de process ou d’activités, des testings de contrôles et le suivi des certifications trimestrielles. Cette équipe, directement rattachée à la Direction financière du Groupe, est également rattachée fonctionnellement au responsable de la Coordination du contrôle interne du groupe Société Générale.
L’Audit interne et l’Inspection générale définissent leurs missions d’audit et d’inspection à partir d’une approche par les risques et définissent un plan d’intervention annuel (« plan de tournée » de l’Inspection et plan d’audit). Les équipes de la Direction Inspection générale et Audit (IGAD) peuvent être amenées à réaliser dans le cadre de leurs missions, des travaux visant à évaluer la qualité de l’environnement de contrôle concourant à la qualité des informations comptables et de gestion des entités auditées. Ces travaux peuvent conduire à vérifier un certain nombre de comptes, à évaluer la qualité des travaux de rapprochement entre les données de gestion et les données comptables, à évaluer la qualité de la surveillance permanente de la production et du contrôle des données comptables, à évaluer la performance des outils informatiques et la rigueur des traitements manuels.
Le Département d’audit des Directions centrales est en charge de l’audit de la Direction financière du Groupe. Au sein de ce département, une équipe, placée sous la responsabilité d’un correspondant métier dédié, assure un rôle de pilotage et d’animation des travaux d’audit portant sur des sujets comptables et financiers à l’échelle du Groupe. Elle apporte son expertise dans l’identification des principaux risques comptables et réalise des actions de formation et de production de méthodologies contribuant à la diffusion des connaissances en termes d’audit des risques comptables.
Les missions d’audit portant sur les sujets comptables sont réalisées par cette équipe dans les domaines évalués comme les plus significatifs pour la fiabilité de l’information comptable du Groupe ainsi que par les départements des différentes filiales du Groupe.
Sur la base de ces missions, des préconisations sont adressées aux acteurs impliqués dans la chaîne de production et de contrôle des informations comptables, financières et de gestion. La mise en œuvre de ces recommandations est de la responsabilité des départements auxquelles elles sont adressées. Un suivi est effectué par IGAD.
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5.1 CADRE RÉGLEMENTAIRE
Depuis janvier 2014, Société Générale applique la nouvelle réglementation Bâle 3 mise en œuvre dans l’Union européenne par le biais d’un règlement et d’une directive (respectivement CRR et CRD4).
■le Pilier 1 fixe les exigences minimum de solvabilité, de levier, de liquidité, et énonce les règles que les banques doivent employer pour mesurer les risques et calculer les besoins en fonds propres qui en découlent selon des méthodes standardisées ou plus avancées ;
■le Pilier 2 concerne la surveillance discrétionnaire exercée par l’autorité de tutelle compétente qui lui permet, en dialoguant constamment avec les établissements de crédit dont elle assure la supervision, d’apprécier l’adéquation de fonds propres calculés selon le Pilier 1 et de calibrer des exigences de fonds propres supplémentaires prenant en compte l’ensemble des risques auxquels sont confrontés ces établissements ;
■le Pilier 3 encourage la discipline de marché en élaborant un ensemble d’obligations déclaratives, tant quantitatives que qualitatives, qui permettent aux acteurs du marché de mieux évaluer les fonds propres, l’exposition aux risques, les procédures d’évaluation des risques et, partant, l’adéquation des fonds propres d’un établissement donné.
Plusieurs amendements aux normes réglementaires européennes ont été adoptés en mai 2019 (CRR2/CRD5). La majorité des dispositions sont entrées en application en juin 2021.
■NSFR : le texte introduit les exigences réglementaires relatives au ratio NSFR. Un ratio de 100% doit désormais être respecté depuis juin 2021 ;
■Ratio de levier : l’exigence minimale de 3% à laquelle s’ajoute, à partir de 2023, 50% du coussin exigé en tant qu’établissement systémique ;
■Risque de contrepartie des dérivés (SA-CCR) : la méthode « SA-CCR » est la méthode bâloise remplaçant l’actuelle méthode « CEM » pour déterminer l’exposition prudentielle sur les dérivés en approche standard ;
■Grands Risques : le principal changement est le calcul de la limite réglementaire (25%) sur le Tier 1 (au lieu des fonds propres totaux), ainsi que l’introduction d’une limite spécifique croisée sur les institutions systémiques (15%) ;
■TLAC : l’exigence de ratio applicable aux G-SIB est introduite dans CRR. Conformément au texte de Bâle, les G-SIB doivent respecter un montant de fonds propres et dettes éligibles égal au plus haut entre 18%+coussins en risques pondérés et 6,75% en levier depuis 2022.
En ce qui concerne la mise en œuvre de la réforme du risque de marché (FRTB), après la publication en janvier 2016 du premier standard révisé et en mars 2018 d’une consultation sur le sujet, le Comité de Bâle a publié en janvier 2019 son texte final : BCBS457. En mars 2020, le Comité de Bâle a annoncé un différé d’un an de la mise en application de FRTB (1er janvier 2023 au lieu de 1er janvier 2022 comme initialement prévu dans le texte de janvier 2019).
-pour l’approche en modèle interne (IMA) : pour les banques homologuées, le reporting devrait démarrer trois ans après l’entrée en vigueur de trois standards techniques (RTS) de l’EBA, qui est effective depuis le 15/11/2022 ;
■exigences de fonds propres au titre de FRTB : Attendu pour le 1er janvier 2025 à ce stade, ce qui rendrait le reporting IMA obsolète, un report de 2 ans (soit au 1er janvier 2027) pourrait être appliqué en cas de distorsion de concurrence avec d’autres juridictions majeures.
En décembre 2017, le Groupe des gouverneurs de banque centrale et des responsables du contrôle bancaire (GHOS), qui supervise le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, a approuvé les réformes réglementaires visant à compléter Bâle 3.
Une première version du texte de transposition a été publiée par la Commission européenne le 27 octobre 2021 (« CRR3 – CRD6 ») et servira de support au Trilogue européen où cette version sera combinée avec le texte du Conseil publié en novembre 2022 et le texte du Parlement Le Trilogue devrait aboutir à un texte finalisé à l’été 2023. Il devra être ensuite voté par le Parlement pour devenir applicable.
Ces nouvelles règles, qui devaient s’appliquer à partir de janvier 2025, avec un output floor global : les actifs pondérés par les risques (Risk-Weighted Assets, RWA) du Groupe se verront appliquer un plancher correspondant à un pourcentage des risques de crédit, marché et opérationnel évalués selon la méthode standard. Le niveau d’output floor augmentera progressivement, passant de 50% en 2025 à 72,5% en 2030.
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5.2 PILOTAGE DU CAPITAL
Dans le cadre de la gestion de ses fonds propres, le Groupe veille, sous le pilotage de la Direction financière et le contrôle de la Direction des Risques, à ce que son niveau de solvabilité soit toujours compatible avec les objectifs suivants :
■allocation adéquate des fonds propres entre ses divers métiers en fonction des objectifs stratégiques du Groupe ;
■réponse aux attentes de ses diverses parties prenantes : superviseurs, investisseurs en dette et capital, agences de notation et actionnaires.
Le Groupe détermine en conséquence sa cible interne de solvabilité, en cohérence avec le respect de ces objectifs et le respect des seuils réglementaires.
Le Groupe dispose d’un processus interne d’évaluation de l’adéquation des fonds propres qui permet de mesurer et d’expliquer l’évolution des ratios de capital du Groupe dans le temps, en tenant compte le cas échéant des contraintes réglementaires à venir.
La vérification de cette adéquation s’appuie sur une sélection d’indicateurs pertinents pour le Groupe en termes de mesure de risque et de mesure du capital, tels que les ratios CET1, Tier 1 et Total Capital. Ces indicateurs réglementaires sont complétés par l’évaluation de la couverture du besoin de capital interne par les fonds propres CET1 disponibles, confirmant ainsi par une approche économique la pertinence des cibles définies dans l’appétit pour le risque. En outre, cette évaluation intègre les contraintes issues des autres cibles de l’appétit pour le risque, par exemple, en rating, en MREL et TLAC ou en ratio de levier.
Tous ces indicateurs sont appréhendés de façon prospective par rapport à leur cible à pas trimestriel, voire mensuel, pour l’année en cours. Lors de l’élaboration du plan financier, ils sont également évalués à un pas annuel sur un horizon minimum de 3 ans selon au moins deux scénarios distincts, central et adverse, afin d’attester de la résilience du modèle d’activités de la banque face à des environnements macro-économiques et financiers incertains. L’adéquation des fonds propres fait l’objet d’un suivi continu par la Direction générale et le Conseil d’administration dans le cadre de la gouvernance du Groupe ainsi que d’une revue approfondie lors de l’élaboration du plan financier pluriannuel. Elle permet de s’assurer que la banque respecte à tout moment sa cible financière et que sa position de capital est supérieure au seuil de déclenchement des restrictions de distribution.
Par ailleurs, le Groupe maintient une allocation en capital équilibrée entre ses trois pôles stratégiques :
Chaque pôle métier du Groupe représente environ un tiers des expositions pondérées avec une prédominance du risque de crédit (83% des expositions pondérées du Groupe en incluant le risque de contrepartie).
Au 31 décembre 2022, les expositions pondérées du Groupe sont en baisse de 1% à 360 milliards d’euros contre 363 milliards d’euros à fin décembre 2021.
L’évolution des RWA des métiers est au cœur du pilotage opérationnel de la trajectoire de capital du Groupe s’appuyant sur une compréhension fine des vecteurs de variation. Le cas échéant, la Direction générale peut décider, sur proposition de la Direction financière, de la mise en œuvre d’actions managériales visant à augmenter ou réduire l’emprise des métiers, en validant par exemple l’exécution de titrisation synthétique ou de cessions de portefeuilles performants ou non performants. Le comité Capital Groupe et le plan de contingence en capital offre un cadre d’analyse, une gouvernance et un ensemble de leviers à disposition de la Direction générale pour ajuster le pilotage de sa trajectoire de capital.
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5.3 CHAMP D’APPLICATION – PÉRIMÈTRE PRUDENTIEL
Le périmètre prudentiel du Groupe inclut toutes les entités consolidées par intégration globale à l’exception des filiales d’assurance qui sont soumises à des obligations de supervision distinctes en matière de fonds propres.
Toutes les entités réglementées du Groupe respectent leurs engagements prudentiels sur base individuelle.
Les entités exclues du périmètre prudentiel de consolidation font l’objet d’une revue périodique a minima annuelle.
Le tableau suivant présente les principales sources d’écarts entre le périmètre comptable (Groupe consolidé) et le périmètre prudentiel (vision réglementaire bancaire).
Type d’entité
Traitement comptable
Traitement prudentiel
Entités ayant une activité financière
Consolidation par intégration globale
Consolidation globale
Entités ayant une activité d’assurance
Consolidation par intégration globale
Mise en équivalence
Participations ayant une activité financière
par natureMise en équivalence
Mise en équivalence
Co-entreprises ayant une activité financière
par natureMise en équivalence
Consolidation proportionnelle
Le tableau suivant rapproche le bilan consolidé statutaire et le bilan consolidé sous périmètre prudentiel. Les montants présentés sont des données comptables, et non une mesure d’expositions pondérées, d’EAD ou de fonds propres prudentiels. Les retraitements prudentiels liés aux filiales ou participations ne relevant pas d’une activité d’assurance sont regroupés du fait de leur poids non significatif (< 0,1%).
ACTIF au 31.12.2022
(En M EUR)
Bilan dans les
états financiers
publiés
Retraitements
liés aux
assurances(1)
Retraitements
liés aux
méthodes de
consolidation
Bilan selon le
périmètre de
consolidation
réglementaire
Référence au
tableau 14 (CC1)
Caisse et banques centrales
207 013
(0)
0
207 012
Actifs financiers à la juste valeur par résultat
329 437
11 135
(0)
340 571
Instruments dérivés de couverture
32 850
10
-
32 860
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres
37 463
(0)
-
37 463
Titres au coût amorti
21 430
(0)
-
21 430
Prêts et créances sur les établissements de crédit
et assimilés au coût amorti66 903
1
51
66 955
1
dont prêts subordonnés bancaires
238
(0)
-
238
Prêts et créances sur la clientèle au coût amorti
506 529
1 524
(11)
508 041
Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux
(2 262)
-
-
(2 262)
Placements des activités d’assurance
158 415
(158 415)
-
-
Actifs d’impôts
4 697
(406)
0
4 292
dont actifs d’impôt différé dépendant
de bénéfices futurs à l’exclusion de ceux résultant de différences temporelles1 662
-
(594)
1 069
2
dont actifs d’impôt différé
résultant de différences temporelles2 215
-
325
2 540
Autres actifs
86 247
(4 003)
155
82 399
dont actifs de fonds de pension à prestations définies
47
-
-
47
3
Actifs non courants destinés à être cédés
1 081
-
-
1 081
Participations dans les entreprises mises en équivalence
146
3 438
(42)
3 541
Immobilisations corporelles et incorporelles
33 089
(64)
0
33 025
dont immobilisations incorporelles
2 881
-
(41)
2 840
4
Écarts d’acquisition
3 781
(325)
-
3 456
4
TOTAL ACTIF
1 486 818
(147 106)
152
1 339 864
(1)Retraitement des entités exclues du périmètre prudentiel et réintégration des opérations intragroupe liées à ces entités.
PASSIF au 31.12.2022
(En M EUR)
Bilan dans les
états financiers
publiés
Retraitements
liés aux
assurances(1)
Retraitements
liés aux
méthodes de
consolidation
Bilan selon le
périmètre de
consolidation
réglementaire
Référence au
tableau 14 (CC1)
Banques centrales
8 361
-
-
8 361
Passifs financiers à la juste valeur par résultat
300 618
2 473
-
303 091
Instruments dérivés de couverture
46 164
19
-
46 183
Dettes représentées par un titre
133 176
336
-
133 512
Dettes envers les établissements de crédit et assimilés
132 988
(2 187)
19
130 820
Dettes envers la clientèle
530 764
913
(123)
531 553
Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux
(9 659)
-
-
(9 659)
Passifs d’impôts
1 637
(168)
0
1 470
Autres passifs
107 552
(5 766)
256
102 042
Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés
220
-
-
220
Passifs relatifs aux contrats des activités d’assurance
141 688
(141 688)
-
-
Provisions
4 579
(21)
-
4 558
Dettes subordonnées
15 946
40
-
15 986
dont titres subordonnés remboursables
y compris réévaluation des éléments couverts15 521
42
-
15 563
5
TOTAL DETTES
1 414 036
(146 049)
152
1 268 139
Capitaux propres part du Groupe
66 451
(202)
(0)
66 249
6
Capital et réserves liées
30 384
1
-
30 384
Réserves consolidées
34 267
(203)
(0)
34 065
Résultat de l’exercice
2 018
(0)
-
2 018
Gains et pertes comptabilisés directement
en capitaux propres(218)
0
(0)
(218)
Participations ne donnant pas le contrôle
6 331
(855)
-
5 476
7
TOTAL CAPITAUX PROPRES
72 782
(1 057)
(0)
71 725
TOTAL PASSIF
1 486 818
(147 106)
152
1 339 864
(1)Retraitement des entités exclues du périmètre prudentiel et réintégration des opérations intragroupes liées à ces entités.
ACTIF au 31.12.2021
(En M EUR)
Bilan dans les
états financiers
publiés
Retraitements
liés aux
assurances(1)
Retraitements
liés aux
méthodes de
consolidation
Bilan selon le
périmètre de
consolidation
réglementaire
Référence au
tableau 14 (CC1)
Caisse et banques centrales
179 969
(0)
0
179 969
Actifs financiers à la juste valeur par résultat
342 714
11 128
(0)
353 842
Instruments dérivés de couverture
13 239
30
-
13 269
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres
43 450
(0)
-
43 450
Titres au coût amorti
19 371
(0)
-
19 371
Prêts et créances sur les établissements de crédit
et assimilés au coût amorti55 972
(0)
90
56 062
1
dont prêts subordonnés bancaires
99
(0)
-
99
Prêts et créances sur la clientèle au coût amorti
497 164
1 575
(6)
498 733
Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux
131
-
-
131
Placements des activités d’assurance
178 898
(178 898)
-
-
Actifs d’impôts
4 812
(195)
0
4 617
dont actifs d’impôt différé
dépendant de bénéfices futurs à l’exclusion
de ceux résultant de différences temporelles1 719
-
(622)
1 096
2
dont actifs d’impôt différé
résultant de différences temporelles2 111
-
378
2 489
Autres actifs
92 898
(2 654)
114
90 357
dont actifs de fonds de pension à prestations définies
85
-
-
85
3
Actifs non courants destinés à être cédés
27
-
-
27
Participations dans les entreprises mises en équivalence
95
4 629
(76)
4 649
Immobilisations corporelles et incorporelles
31 968
(163)
0
31 805
dont immobilisations incorporelles
2 733
-
(134)
2 599
4
Écarts d’acquisition
3 741
(325)
-
3 416
4
TOTAL ACTIF
1 464 449
(164 873)
121
1 299 698
(1)Retraitement des entités exclues du périmètre prudentiel et réintégration des opérations intragroupe liées à ces entités.
PASSIF au 31.12.2021
(En M EUR)
Bilan dans les
états
financiers
publiés
Retraitements
liés aux
assurances(1)
Retraitements
liés aux
méthodes de
consolidation
Bilan selon le
périmètre de
consolidation
réglementaire
Référence au
tableau 14
(CC1)
Banques centrales
5 152
-
-
5 152
Passifs financiers à la juste valeur par résultat
307 563
1 854
-
309 418
Instruments dérivés de couverture
10 425
4
-
10 429
Dettes représentées par un titre
135 324
432
-
135 757
Dettes envers les établissements de crédit et assimilés
139 177
(2 574)
49
136 652
Dettes envers la clientèle
509 133
1 002
(121)
510 013
Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux
2 832
-
-
2 832
Passifs d’impôts
1 577
(299)
0
1 279
Autres passifs
106 305
(8 962)
193
97 536
Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés
1
-
-
1
Passifs relatifs aux contrats des activités d’assurance
155 288
(155 288)
-
-
Provisions
4 850
(23)
-
4 827
Dettes subordonnées
15 959
40
-
15 999
dont titres subordonnés remboursables
y compris réévaluation des éléments couverts15 519
42
-
15 561
5
TOTAL DETTES
1 393 586
(163 813)
122
1 229 894
Capitaux propres part du Groupe
65 067
(202)
(0)
64 865
6
Capital et réserves liées
29 447
1
-
29 448
Réserves consolidées
30 631
(203)
(0)
30 428
Résultat de l’exercice
5 641
0
-
5 641
Gains et pertes comptabilisés directement
en capitaux propres(652)
0
(0)
(653)
Participations ne donnant pas le contrôle
5 796
(858)
-
4 939
7
TOTAL CAPITAUX PROPRES
70 863
(1 060)
(0)
69 804
TOTAL PASSIF
1 464 449
(164 873)
121
1 299 698
(1)Retraitement des entités exclues du périmètre prudentiel et réintégration des opérations intragroupes liées à ces entités.
Société
Activité
Pays
Antarius
Assurance
France
ALD RE Designated Activity Company
Assurance
Irlande
Catalyst RE International LTD
Assurance
Bermudes
Sogelife
Assurance
Luxembourg
Sogecap
Assurance
France
Komercni Pojstovna AS
Assurance
République tchèque
La Marocaine Vie
Assurance
Maroc
Oradea Vie
Assurance
France
SGL RE
Assurance
Luxembourg
Société Générale RE SA
Assurance
Luxembourg
Sogessur
Assurance
France
Banque Pouyanne
Banque
France
De manière générale, toutes les entreprises régulées du Groupe sont soumises à des exigences de solvabilité par leurs autorités de tutelle respectives. Les entités financières soumises à la réglementation bancaire et les autres entités n’entrant pas dans le périmètre de consolidation prudentiel de Société Générale respectent toutes leurs obligations de solvabilité respectives. En principe, les établissements doivent faire l’objet d’une double surveillance, sur base individuelle et sur base consolidée, mais le CRR prévoit, sous certaines conditions, des possibilités d’exemption des exigences sur base individuelle par les autorités compétentes.
Le superviseur a accepté que certaines entités du Groupe puissent bénéficier de la dérogation à l’application des exigences prudentielles sur base individuelle ou le cas échéant sur base sous-consolidée. Les modalités d’exemption des filiales par le superviseur impliquent notamment un engagement d’apporter à ces filiales le soutien du Groupe assurant leur solvabilité et leur liquidité globales ainsi qu’un engagement à ce qu’elles soient gérées de façon prudente au sens de la réglementation bancaire en vigueur.
Les conditions d’exemption d’une surveillance sur base individuelle pour les entreprises mères, pour les ratios de solvabilité et de grands risques, sont définies par le CRR qui prévoit que deux conditions doivent être remplies :
■il n’existe, en droit ou en fait, aucun obstacle significatif, actuel ou prévu, au transfert rapide de fonds propres ou au remboursement rapide de passifs à la maison mère dans un État membre ;
■les procédures d’évaluation, de mesure et de contrôle des risques utiles aux fins de la surveillance sur base consolidée couvrent la maison mère dans un État membre.
Dans ce cadre, par exemple, Société Générale SA est exemptée de l’assujettissement sur base individuelle.
Tout transfert de fonds propres et remboursement rapide de passifs entre la société mère et ses filiales se fait dans le respect des exigences locales en capital et en liquidité. L’obligation de satisfaire à ces exigences pourrait affecter la capacité des filiales à transférer des fonds à la société mère. Tous les ans, dans le respect des exigences réglementaires locales en capital et en liquidité, le Groupe mène le processus de revue de la capitalisation de ses filiales (directes et indirectes) et des propositions d’allocation de leurs résultats (versement de dividendes, affectation en report à nouveau…). Par ailleurs, le Groupe étudie ponctuellement des demandes de ses filiales portant sur des mouvements de leurs fonds propres ou de leurs passifs éligibles (augmentations ou réductions de capital, distributions de dividendes exceptionnels, émissions ou remboursements de prêts. Ces revues et études montrent que, dans la mesure où les filiales respectent leurs contraintes réglementaires, il n’y a pas d’obstacle significatif au transfert de fonds de Société Générale vers elles ou l’inverse.
Le processus de financement des filiales au sein du Groupe permet des remboursements rapides des emprunts entre la maison mère et ses filiales. Au titre de 2022, l’embargo avec la Russie s’est révélé être un obstacle significatif au rapatriement rapide des fonds dégagés lors de la cession de Rosbank, rapatriement qui a pu cependant être effectué. Par ailleurs, la guerre en Ukraine perturbe les transferts de fonds mais le Groupe n’est pas impacté de manière significative.
La description des écarts entre les périmètres de consolidation (entitépar entité) est disponible sur le site internet du Groupewww.societegenerale.com, rubrique « Document d’enregistrement universel et Pilier 3 ». Ces informations correspondent au tableau LI3 des instructions ABE (EBA/ITS/2020/04).
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5.4 FONDS PROPRES
Les fonds propres réglementaires de Société Générale, dont la valeur comptable est établie conformément aux International Financial Reporting Standards (IFRS), se composent comme suit :
Selon la réglementation applicable, les fonds propres de base de catégorie 1 sont principalement constitués des éléments suivants :
■actions ordinaires (nettes des actions rachetées et autodétenues) et primes d’émission afférentes ;
Les déductions des fonds propres de base de catégorie 1 portent essentiellement sur les éléments suivants :
■écarts d’acquisition et immobilisations incorporelles, nets des passifs d’impôts différés associés ;
■différence positive, s’il y a lieu, entre les pertes attendues sur les prêts et créances clientèle traités en approche avancée (IRB) et la somme des ajustements de valeur et des dépréciations y afférentes ;
■positions de titrisation pondérées à 1 250%, lorsque ces positions sont exclues du calcul des expositions pondérées.
Selon la réglementation CRR/CRD, les fonds propres additionnels de catégorie 1 sont constitués de titres super subordonnés émis directement par la Banque, qui ont principalement les caractéristiques suivantes :
■ils constituent des engagements à durée indéterminée, non garantis et très subordonnés. Leur rang de créance est subordonné à tous les autres engagements de la Banque, y compris les titres subordonnés à durée déterminée et indéterminée, et n’est prioritaire que vis-à-vis des actions ordinaires ;
■Société Générale peut décider de manière discrétionnaire de ne pas payer intérêts et coupons relatifs à ces instruments. Cette rémunération est versée à partir des éléments distribuables ;
■ils peuvent être décotés ou convertis en résolution ou indépendamment d’une mesure de résolution ;
■sous réserve de l’accord préalable de la Banque Centrale Européenne, Société Générale a la faculté de rembourser ces instruments à certaines dates, mais pas avant cinq ans après leur date d’émission.
Les déductions des fonds propres additionnels de catégorie 1 portent essentiellement sur les éléments suivants :
■différence positive, s’il y a lieu, entre la somme des ajustements de valeur et des dépréciations relatifs aux expositions sur les prêts et créances clientèle traités en apporoche avancée et les pertes attendues dans un montant admissible de 0,6% des expositions pondérées au titre du risque de crédit en approche avancée ;
■ajustements de valeurs pour risque de crédit général relatifs aux expositions sur les prêts et créances clientèle traités en approche standard dans un montant admissible de 1,25% des expositions pondérées au titre du risque de crédit en approche standard.
■quote-part des minoritaires au-delà de l’exigence minimale en capital dans les entités concernées.
L’ensemble des instruments de fonds propres et leurs caractéristiques sont disponibles en ligne (www.societegenerale.com, rubrique « Investisseurs, Document d’enregistrement universel et Pilier 3 »).
Date
d’émission
Devise
Montant
émis
(M DEV)
Première
date de call
Taux avant la date
de call et périodicité
Taux après la date
de call et périodicité
Valeur
(M EUR) au
31.12.2022
Valeur
(M EUR) au
31.12.2021
18.12.2013
USD
1 750 M
18.12.2023
7,875% par an
Mid Swap USD 5 ans majoré de 4,979%
1 641
1 545
29.09.2015
USD
1 250 M
29.09.2025
8,000% par an
Mid Swap USD 5 ans majoré de 5,873%
1 172
1 104
06.04.2018
USD
1250 M
06.04.2028
6,750% par an
Mid Swap USD 5 ans majoré de 3,929%
1 172
1 104
04.10.2018
USD
1250 M
04.10.2023
7,375% par an
Mid Swap USD 5 ans majoré de 4,302%
1 172
1 104
16.04.2019
SGD
750 M
16.04.2024
6,125% par an
Swap Offer Rate SGD 5 ans
majoré de 4,207%524
491
12.09.2019
AUD
700 M
12.09.2024
4,875% par an
Mid Swap S/Q AUD 5 ans majoré de 4,036%
446
448
18.11.2020
USD
1 500 M
18.11.2030
5,375% par an
U.S. Treasury Rate 5 ans majoré de 4,514%
1 406
1 324
26.05.2021
USD
1 000 M
26.05.2026
4,750% par an
U.S. Treasury Rate 5 ans majoré de 3,931%
938
883
15.07.2022
SGD
200 M
15/07/2027
8,25% par an
Swap Offer Rate SGD 5 ans majoré de 5,6%
140
-
22.11.2022
USD
1 500 M
22/11/2027
9,375% par an
U.S. Treasury Rate 5 ans majoré de 5,385%
1 406
-
TOTAL
10 017
8 003
Les ratios de solvabilité sont définis en mettant en rapport, d’une part, les fonds propres du Groupe (Common Equity Tier 1 (CET1), Tier 1 (T1) ou Total Capital (TC)) et, d’autre part, la somme des expositions pondérées par les risques pour le risque de crédit et de l’exigence de fonds propres multipliée par 12,5 pour le risque de marché et le risque opérationnel.
Chaque trimestre, les ratios sont calculés sur la base de l’arrêté des comptes puis comparés aux exigences minimales fixées par le superviseur pour chacun des ratios.
L’exigence minimum au titre du Pilier 1 est fixée par la réglementation à 4,5% pour le CET1, 6% pour le T1 et 8% pour le Total Capital. Cette exigence minimale est constante dans le temps.
L’exigence minimum au titre du Pilier 2 (P2R) est fixée par le superviseur à l’issue du processus d’évaluation et de revue annuelle (SREP). Cette exigence s’élevait à 2,12% jusqu’au 31 décembre 2022. A compter du 1er janvier 2023, elle s’établit à 2,14%, en ce compris l’exigence complémentaire au titre des attentes prudentielles Pilier 2 sur le provisionnement des prêts non performants octroyés avant le 26 avril 2019.
■la moyenne des taux de coussin contracyclique de chaque pays, pondérés par les expositions pertinentes au risque de crédit dans ces pays. Au 1er janvier 2023, le coussin contracyclique du groupe Société Générale s’élève à 0,19% ;
■le taux de coussin de conservation, entré en vigueur au 1erjanvier 2016, fixé à 2,50% depuis le 1erjanvier 2019 ;
■le coussin requis au titre de la situation d’institution systémique mondiale du Groupe décrétée par le Conseil de stabilité financière (FSB), qui est de 1%.
Au 31 décembre 2022, la somme des exigences, qui déclencherait le mécanisme de restriction des distributions, s’établit à 9,35% (seuil « MDA » : Maximum Distributable Amount). Elle sera de 9,39% à compter du 1er janvier 2023.
TABLEAU 14 : COMPOSITION DE L’EXIGENCE MINIMUM PRUDENTIELLE DE CAPITAL POUR SOCIÉTÉ GÉNÉRALE EN CET1
31.12.2022
01.03.2022
01.01.2022
Exigence minimum au titre du Pilier 1
4,50%
4,50%
4,50%
Exigence minimum au titre du Pillar 2 Requirement (P2R)(1)
1,19%
1,19%
0,98%
Exigence minimum au titre du coussin contracyclique
0,16%
0,04%
0,04%
Exigence minimum au titre du coussin de conservation
2,50%
2,50%
2,50%
Exigence minimum au titre du coussin systémique
1,00%
1,00%
1,00%
Exigence minimum du ratio CET1
9,35%
9,23%
9,02%
(1)Selon l’article 104 bis de la directive CRD5, un minimum de 56% du P2R doit être couvert par du CET1 (au lieu de 100% précédemment) et 75 % par du Tier 1.
(En M EUR)
31.12.2022
31.12.2021
Capitaux propres part du Groupe
66 451
65 067
Titres super subordonnés (TSS)
(10 017)
(8 003)
Titres subordonnés à durée indéterminée (TSDI)
(0)
(0)
Capitaux propres consolidés, part du Groupe, net des TSS et TSDI
56 434
57 064
Participations ne donnant pas le contrôle
5 207
4 762
Immobilisations incorporelles
(2 161)
(1 828)
Écarts d’acquisitions
(3 478)
(3 408)
Dividendes proposés à l’AG et coupons à verser sur TSS et TSDI
(1 879)
(2 345)
Déductions et retraitements prudentiels
(5 484)
(4 410)
TOTAL DES FONDS PROPRES COMMON EQUITY TIER 1
48 639
49 835
Titres super subordonnés (TSS) et actions de préférence
10 017
8 003
Autres fonds propres additionnels de catégorie 1
209
206
Déductions Additional Tier 1
(138)
(137)
TOTAL DES FONDS PROPRES TIER 1
58 727
57 907
Instruments Tier 2
12 549
11 820
Autres fonds propres additionnels de catégorie 2
238
287
Déductions Tier 2
(1 790)
(1 527)
Fonds propres globaux
69 724
68 487
TOTAL DES EXPOSITIONS PONDÉRÉES
360 464
363 371
Expositions pondérées au titre des risques de crédit et de contrepartie
300 694
304 922
Expositions pondérées au titre du risque de marché
13 747
11 643
Expositions pondérées au titre du risque opérationnel
46 023
46 806
Ratios de solvabilité
Ratio Common Equity Tier 1
13,49%
13,71%
Ratio Tier 1
16,29%
15,94%
Ratio Global
19,34%
18,85%
(1)Ratios établis selon les règles CRR2/CRD5 publiées en juin 2019, incluant le compromis danois pour les activités d’assurance, et prenant en compte le phasage au titre d’IFRS 9 (ratio CET1 au 31 décembre 2022 de 13,34% sans phasage, soit un effet phasage de +17 pb) ) et les effets des mesures transitoires Covid-19 prises par la BCE et prenant fin au 31 décembre 2022.
Le ratio de solvabilité au 31 décembre 2022 s’élève à 13,5% en Common Equity Tier 1 (13,7% au 31 décembre 2021) et à 16,3% en Tier 1 (15,9% au 31 décembre 2021) pour un ratio global de 19,3% (18,8% au 31 décembre 2021).
Les capitaux propres part du Groupe s’élèvent à fin décembre 2022 à 66,4milliards d’euros (contre 65,1 milliards d’euros au 31 décembre 2021).
Après prise en compte des participations ne donnant pas le contrôle et des retraitements prudentiels, les fonds propres prudentiels CET1 s’élèvent à 48,6 milliards d’euros au 31 décembre 2022 contre 49,8 milliards d’euros au 31 décembre 2021. Les déductions Additional Tier1 portent essentiellement sur les autorisations de rachat des propres instruments de fonds propres additionnels de catégorie 1 ainsi que les prêts subordonnés bancaires et assurantiels.
(En M EUR)
31.12.2022
31.12.2021
Écrêtage des intérêts minoritaires
(3 326)
(2 860)
Actifs d’impôt différé
(1 068)
(1 096)
Prudent Valuation Adjustment
(852)
(911)
Neutralisation de la réévaluation de la dette liée au risque de crédit propre et de la DVA
(245)
254
Autres
7
203
TOTAL DES DÉDUCTIONS ET RETRAITEMENTS PRUDENTIELS CET1
(5 484)
(4 410)
Les déductions et retraitements prudentiels inclus dans la catégorie « Autres » portent essentiellement sur les éléments suivants :
-
5.5 EXPOSITIONS PONDÉRÉES ET EXIGENCES DE FONDS PROPRES
L’Accord de Bâle 3 a établi les règles de calcul des exigences minimales de fonds propres afin de mieux appréhender les risques auxquels sont soumises les banques. Le calcul des expositions pondérées au titre du risque de crédit prend en compte le profil de risque des opérations grâce à l’utilisation de deux approches de détermination de ces expositions pondérées : une approche standard et une approche avancée s’appuyant notamment sur des méthodes internes modélisant le profil de risque des contreparties.
Expositions pondérées
(RWA)
Exigences totales
de fonds propres
(En M EUR)
31.12.2022
30.09.2022
31.12.2021
31.12.2022
Risque de crédit (à l’exclusion du risque de contrepartie)
269 084
271 963
271 012
21 527
dont approche standard
94 083
95 360
103 323
7 527
dont approche notations internes simple (IRBF)
4 190
4 213
4 121
335
dont approche par référencement
667
720
752
53
dont actions selon la méthode de pondération simple
2 753
3 404
3 515
220
dont autres actions traitées en approche IRB
13 864
14 716
18 189
1 109
dont approche notations internes avancée (IRBA)
153 528
153 551
141 111
12 282
Risque de contrepartie – CCR
23 803
31 160
27 478
1 904
dont approche standard(1)
6 649
8 102
9 304
532
dont méthode du modèle interne (IMM)
12 381
17 145
13 088
990
dont expositions sur une CCP
918
1 084
1 273
73
dont ajustement de l’évaluation de crédit – CVA
2 805
3 521
2 807
224
dont autres CCR
1 050
1 308
1 007
84
Risque de règlement
6
12
63
1
Expositions de titrisation dans le portefeuille hors négociation (après le plafond)
7 801
7 562
6 368
624
dont approche SEC-IRBA
2 706
2 764
2 082
216
dont SEC-ERBA (y compris IAA)
4 023
3 881
3 978
322
dont approche SEC-SA
1 072
916
308
86
dont 1 250%/déductions
-
-
-
-
Risques de position, de change et de matières premières (Risque de marché)
13 747
15 324
11 643
1 100
dont approche standard
1 932
2 528
1 419
155
dont IMA
11 816
12 796
10 225
945
Grands risques
-
-
-
-
Risque opérationnel
46 023
45 626
46 806
3 682
dont approche élémentaire
-
-
-
-
dont approche standard
1 290
1 232
2 412
103
dont approche par mesure avancée
44 733
44 394
44 394
3 579
Montants (inclus dans la section « risque de crédit » supra) inférieurs aux seuils de déduction (soumis à une pondération de 250%)
7 319
7 835
7 344
586
TOTAL
360 465
371 645
363 371
28 837
(1)Les montants de RWA au 31 décembre 2021 correspondent à la nouvelle approche SA-CCR consécutive à la mise en application du règlement (UE) N°2019/876 (CRR2).
(En Md EUR)
Crédit et
contrepartie
Marché
Opérationnel
Total
31.12.2022
Total
31.12.2021
Banque de détail en France
101,0
0
5,1
106,1
95,5
Banque de détail et
Services Financiers Internationaux105,6
0,2
4,6
110,4
117,7
Banque de Grande Clientèle et
Solutions Investisseurs82,1
12,6
29,0
123,7
131,2
Hors Pôles
12,1
0,9
7,4
20,3
19,0
Groupe
300,7
13,7
46,0
360,5
363,4
Au 31 décembre 2022, la ventilation des expositions pondérées (360,5 milliards d’euros) s’analyse comme suit :
■les risques de crédit et de contrepartie représentent 83% des expositions pondérées (dont 35% pour la Banque de détail et Services Financiers Internationaux) ;
■le risque de marché représente 4% des expositions pondérées (dont 92% pour la Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs) ;
■le risque opérationnel représente 13% des expositions pondérées (dont 63% pour la Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs).
(En M EUR)
Crédit du Nord
Boursorama
Komerčni Banka
IRB
Standard
IRB
Standard
IRB
Standard
Risques de crédit et risque de contrepartie
18 737
3 150
606
1 697
13 962
2 346
Souverains
-
-
-
1
26
34
Établissements
83
3
4
10
813
246
Entreprises
10 119
1 043
-
15
9 179
1 449
Clientèle de détail
6 985
943
546
1 403
3 755
84
Actions du portefeuille bancaire
1 426
123
55
-
188
-
Autres actifs ne correspondant pas à des obligations de crédit
-
1 038
-
268
-
533
Titrisation
123
-
-
-
-
-
Risque de marché
28
-
-
-
70
-
Risque opérationnel
578
-
112
-
758
-
TOTAL 2022
22 493
-
2 414
-
17 066
-
TOTAL 2021
21 120
-
-
-
15 251
-
-
5.6 RATIOS TLAC ET MREL
L’exigence de TLAC (Total Loss Absorbing Capacity) qui s’applique au groupe Société Générale est de 18 % des expositions pondérées depuis le 1er janvier 2022, auxquels s’ajoutent le coussin de conservation de 2,5%, le coussin d’établissement systémique de 1% et le coussin contracyclique. L’exigence globale de TLAC au 31 décembre 2022 s’élève donc à 21,66% des expositions pondérées du Groupe.
L’exigence de TLAC prévoit également un ratio minimal de 6,75% de l’exposition de levier depuis janvier 2022.
Au 31 décembre 2022, le ratio TLAC phasé des expositions pondérées en fonds propres et dettes éligibles junior est de 30,5% sans l’option des dettes senior préférées. Ce ratio atteint 33,6% en utilisant l’option des dettes senior préférées dans la limite de 3,5% des expositions pondérées. Le ratio TLAC exprimé en pourcentage de l’exposition de levier est de 9%.
Les informations quantitatives relatives au ratio TLAC se trouvent dans le chapitre 1 (synthèse) ainsi qu’en section 5.10 (détail).
L’exigence de fonds propres et dettes éligibles (MREL : Minimum Requirement for own funds and Eligible Liabilities) s’applique à l’ensemble des établissements de crédit et des entreprises d’investissement de l’Union européenne depuis 2016.
-
5.7 RATIO DE LEVIER
Le pilotage du ratio de levier vise à la fois à calibrer le montant de fonds propres Tier 1 (numérateur du ratio) et à encadrer l’exposition de levier (dénominateur du ratio) pour atteindre les objectifs de niveau de ratio que se fixe le Groupe. Pour ce faire, l’exposition de levier des différents métiers fait l’objet d’un encadrement sous le contrôle de la Direction financière du Groupe.
Le Groupe se donne comme objectif de maintenir un ratio de levier consolidé sensiblement supérieur au niveau minimum de 3,5% requis par le Comité de Bâle, adopté en Europe dans CRR2 et incluant une fraction du coussin systémique applicable au Groupe.
Au 31 décembre 2022, le ratio de levier phasé du groupe Société Générale s’élève à 4,37%, tenant compte d’un montant de capital Tier 1 de 58.7 milliards d’euros rapporté à une exposition de levier de 1345 milliards d’euros (contre 4,87% au 31 décembre 2021, avec 57,9 milliards d’euros et 1190 milliards d’euros respectivement).
(En M EUR)
31.12.2022
31.12.2021
Fonds Propres Tier 1(2)
58 727
57 907
Total des actifs dans le bilan prudentiel(3)
1 339 864
1 299 698
Ajustements au titre des expositions sur dérivés
(7 197)
8 619
Ajustements au titre des opérations de financement sur titres(4)
15 156
14 896
Exposition hors bilan (engagements de financement et garanties financières)
123 022
118 263
Ajustements techniques et réglementaires
(125 976)
(252 223)
dont exemption banques centrales(5)
-
(117 664)
Exposition de levier
1 344 870
1 189 253
Ratio de levier
4,37%
4,87%
(1)Ratio établi selon les règles CRR2 et prenant en compte le phasage au titre d’IFRS 9 (ratio de levier au 31 décembre 2022 de 4,32% sans phasage, soit un effet phasage de -5 pb).
(2)La présentation du capital est disponible en tableau 3.
(3)Le bilan prudentiel correspond au bilan IFRS retraité du périmètre des entités mises en équivalence (principalement des filiales d’assurance).
(4)Opérations de financement sur titres : titres reçus en pension, titres donnés en pension, opérations de prêt ou d’emprunt de titres et toute autre opération sur titres similaire.
(5)Changement à la borne d’ouverture.
-
5.8 RATIO DE CONTRÔLE DES GRANDS RISQUES
Le CRR contient les dispositions relatives à la réglementation des grands risques. À ce titre, le groupe Société Générale ne peut présenter d’exposition sur un tiers qui excéderait 25% du Tier 1 du Groupe.
En effet, les règles définitives du Comité de Bâle relatives aux grands risques transposées en Europe via CRR2 sont applicables depuis juin 2021. Les principaux changements par rapport à CRR sont le calcul de la limite réglementaire (25%), exprimée en proportion du Tier 1 (au lieu du cumul Tier 1 et Tier 2 précédemment), et l’introduction d’une limite spécifique croisée sur les institutions systémiques (15%).
-
5.9 RATIO DE CONGLOMÉRAT FINANCIER
Le groupe Société Générale, identifié aussi comme « Conglomérat financier », est soumis à une surveillance complémentaire assurée par la BCE.
Au 31 décembre 2022, les fonds propres « conglomérat financier » du groupe Société Générale couvrent les exigences de solvabilité relatives aux activités bancaires d’une part et aux activités d’assurance d’autre part.
Au 30 juin 2022, le ratio de conglomérat financier était de 140%, composé d’un numérateur « Fonds propres du conglomérat financier » de 74,1 milliards d’euros et d’un dénominateur « Exigence réglementaire des entités réglementées » de 52,9 milliards d’euros.
Au 31 décembre 2021, le ratio de conglomérat financier était de 150%, composé d’un numérateur « Fonds propres du conglomérat financier » de 76,1 milliards d’euros et d’un dénominateur « Exigence réglementaire des entités réglementées » de 50,9 milliards d’euros.
-
5.10 INFORMATIONS QUANTITATIVES COMPLÉMENTAIRES SUR LE CAPITAL ET L’ADÉQUATION DES FONDS PROPRES
(En M EUR)
31.12.2022
30.09.2022
30.06.2022
31.03.2022
31.12.2021
FONDS PROPRES DISPONIBLES (MONTANTS)
1
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)
48 639
47 614
47 254
48 211
49 835
2
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)
si les dispositions transitoires liées à la norme IFRS 9
ou aux PCA analogues n’avaient pas été appliquées48 011
47 043
46 906
47 728
49 223
3
Fonds propres de catégorie 1
58 727
57 053
56 024
56 443
57 907
4
Fonds propres de catégorie 1
si les dispositions transitoires liées à la norme IFRS 9
ou aux PCA analogues n’avaient pas été appliquées58 100
56 482
55 676
55 960
57 295
5
Total des Fonds propres
69 724
69 444
67 835
66 990
68 487
6
Total des Fonds propres
si les dispositions transitoires liées à la norme IFRS 9
ou aux PCA analogues n’avaient pas été appliquées69 096
68 873
67 486
66 507
67 875
TOTAL DES ACTIFS PONDERES EN FONCTION DU RISQUE (MONTANTS)
7
Total des expositions pondérées en fonction du risque
360 465
371 645
367 637
376 636
363 371
8
Total des expositions pondérées en fonction du risque comme si les dispositions transitoires liées à la norme IFRS 9 ou aux PCA analogues n’avaient pas été appliquées
360 435
371 645
367 610
376 482
363 216
RATIOS DE FONDS PROPRES
9
Fonds propres de base de catégorie 1
(en pourcentage du montant de RWA)13,49%
12,81%
12,85%
12,80%
13,71%
10
Fonds propres de base de catégorie 1
(en pourcentage du montant de RWA)
si les dispositions transitoires liées à la norme IFRS 9
ou aux PCA analogues n’avaient pas été appliquées13,32%
12,66%
12,76%
12,68%
13,55%
11
Fonds propres de catégorie 1
(en pourcentage du montant de RWA)16,29%
15,35%
15,24%
14,99%
15,94%
12
Fonds propres de catégorie 1
(en pourcentage du montant de RWA)
si les dispositions transitoires liées à la norme IFRS 9
ou aux PCA analogues n’avaient pas été appliquées16,12%
15,20%
15,15%
14,86%
15,77%
13
Total des Fonds propres
(en pourcentage du montant de RWA)19,34%
18,69%
18,45%
17,79%
18,85%
14
Total des Fonds propres
(en pourcentage du montant de RWA)
si les dispositions transitoires liées à la norme IFRS 9
ou aux PCA analogues n’avaient pas été appliquées19,17%
18,53%
18,36%
17,67%
18,69%
RATIO DE LEVIER
15
Mesure totale de l’exposition aux fins du ratio de levier(1)
1 344 870
1 392 918
1 382 334
1 319 813
1 189 253
16
Ratio de levier
4,37%
4,10%
4,05%
4,28%
4,87%
17
Ratio de levier
si les dispositions transitoires liées à la norme IFRS 9
ou aux PCA analogues n’avaient pas été appliquées4,32%
4,06%
4,03%
4,24%
4,82%
(1)Mesure de l’exposition de levier tenant compte des dispositions transitoires IFRS 9 sur tout l’historique considéré et de l’option d’exemption de certaines expositions banques centrales jusqu’au 31 mars 2022 inclus.
(En M EUR)
31.12.2022
30.06.2022
Montants
Source basée
sur les numéros
de référence du
bilan selon le
périmètre de
consolidation
réglementaire
Montants
Source basée
sur les numéros
de référence du
bilan selon le
périmètre de
consolidation
réglementaire
FONDS PROPRES DE BASE DE CATÉGORIE 1 (CET1) : INSTRUMENTS ET RÉSERVES
1
Instruments de fonds propres et comptes des primes d’émission y afférents
20 776
6
20 540
6
dont capital souscrit
1 062
1 046
dont primes d’émission
19 713
19 494
2
Résultats non distribués
30 771
6
34 954
6
3
Autres éléments du résultat global accumulés (et autres réserves)
3 858
6
1 277
6
EU-3a
Fonds pour risques bancaires généraux
-
-
4
Montant des éléments éligibles visés à l’article 484, paragraphe 3, du CRR
et comptes des primes d’émission y afférents soumis à exclusion progressive
des CET1-
-
5
Intérêts minoritaires (montant autorisé en CET1 consolidés)
1 881
7
1 893
7
EU-5a
Bénéfices intermédiaires, nets de toute charge et de tout dividende prévisible,
ayant fait l’objet d’un contrôle indépendant139
6
-
6
6
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) avant ajustements réglementaires
57 424
58 665
FONDS PROPRES DE BASE DE CATÉGORIE 1 (CET1) : AJUSTEMENTS RÉGLEMENTAIRES
7
Corrections de valeur supplémentaires (montant négatif)
(852)
(912)
8
Immobilisations incorporelles (nettes des passifs d’impôt associés)
(montant négatif)(5 639)
4
(5 267)
4
10
Actifs d’impôt différé dépendant de bénéfices futurs à l’exclusion de ceux résultant de différences temporelles (nets des passifs d’impôt associés lorsque les conditions prévues à l’article 38, paragraphe 3, du CRR sont réunies) (montant négatif)
(1 068)
2
(1 177)
2
11
Réserves en juste valeur relatives aux pertes et aux gains générés
par la couverture des flux de trésorerie des instruments financiers
qui ne sont pas évalués à la juste valeur294
181
12
Montants négatifs résultant du calcul des montants des pertes anticipées
-
-
13
Toute augmentation de valeur des capitaux propres résultant d’actifs titrisés
(montant négatif)-
-
14
Pertes ou gains sur passifs évalués à la juste valeur et qui sont liés à l’évolution de la qualité de crédit de l’établissement
(241)
(697)
15
Actifs de fonds de pension à prestations définies (montant négatif)
(71)
3
(167)
3
16
Détentions directes, indirectes et synthétiques, par un établissement,
de ses propres instruments CET1 (montant négatif)(937)
(986)
17
Détentions directes, indirectes et synthétiques d’instruments CET1 d’entités du secteur financier lorsqu’il existe une détention croisée avec l’établissement visant à accroître artificiellement les fonds propres de l’établissement (montant négatif)
-
-
18
Détentions directes, indirectes et synthétiques d’instruments CET1 d’entités du secteur financier dans lesquelles l’établissement ne détient pas d’investissement important (montant au-dessus du seuil de 10%, net
des positions courtes éligibles) (montant négatif)(0)
19
Détentions directes, indirectes et synthétiques d’instruments CET1 d’entités du secteur financier dans lesquelles l’établissement détient un investissement important (montant au-dessus du seuil de 10%, net des positions courtes éligibles) (montant négatif)
0
(0)
EU-20a
Montant des expositions aux éléments suivants qui reçoivent une pondération de 1 250%, lorsque l’établissement a opté pour la déduction
(70)
(40)
EU-20b
dont participations qualifiées hors du secteur financier (montant négatif)
-
-
EU-20c
dont positions de titrisation (montant négatif)
(70)
(40)
EU-20d
dont positions de négociation non dénouées (montant négatif)
-
-
21
Actifs d’impôt différé résultant de différences temporelles (montant au-dessus du seuil de 10%, net des passifs d’impôt associés lorsque les conditions prévues à l’article 38,paragraphe 3, du CRR sont réunies) (montant négatif)
(0)
0
22
Montant au-dessus du seuil de 17,65% (montant négatif)
0
0
23
dont détentions directes, indirectes et synthétiques, par l’établissement, d’instruments CET1 d’entités du secteur financier dans lesquelles il détient
un investissement important-
-
25
dont actifs d’impôt différé résultant de différences temporelles
-
-
EU-25a
Pertes de l’exercice en cours (montant négatif)
-
(1 897)
EU-25b
Charges d’impôt prévisibles relatives à des éléments CET1, sauf si l’établissement ajuste dûment le montant des éléments CET1 dans la mesure
où ces impôts réduisent le montant à concurrence duquel ces éléments
peuvent servir à couvrir les risques ou pertes (montant négatif)-
-
27
Déductions AT1 admissibles dépassant les éléments AT1 de l’établissement (montant négatif)
-
-
27a
Autres ajustements réglementaires
(202)
(449)
28
Total des ajustements réglementaires des fonds propres de base
de catégorie 1 (CET1)(8 786)
(11 411)
29
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)
48 639
47 254
FONDS PROPRES ADDITIONNELS DE CATÉGORIE 1 (AT1) : INSTRUMENTS
30
Instruments de fonds propres et comptes des primes d’émission y afférents
7 205
5 795
31
dont classés en tant que capitaux propres selon le référentiel comptable applicable
10 017
8 683
6
32
dont classés en tant que passifs selon le référentiel comptable applicable
-
-
33
Montant des éléments éligibles visés à l’article 484, paragraphe 4,
du CRR et comptes des primes d’émission y afférents soumis à exclusion progressive des AT1-
-
EU-33a
Montant des éléments éligibles visés à l’article 494 bis, paragraphe 1, du CRR soumis à exclusion progressive des AT1
-
-
EU-33b
Montant des éléments éligibles visés à l’article 494 ter, paragraphe 1, du CRR soumis à exclusion progressive des AT1
2 813
2 888
34
Fonds propres de catégorie 1 éligibles inclus dans les fonds propres consolidés AT1 (y compris intérêts minoritaires non inclus dans la ligne 5) émis par des filiales et détenus par des tiers
209
225
7
35
dont instruments émis par des filiales soumis à exclusion progressive
-
-
36
Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1) avant ajustements réglementaires
10 226
8 908
FONDS PROPRES ADDITIONNELS DE CATÉGORIE 1 (AT1) : AJUSTEMENTS RÉGLEMENTAIRES
37
Détentions directes, indirectes et synthétiques, par un établissement,
de ses propres instruments AT1 (montant négatif)(125)
(125)
38
Détentions directes, indirectes et synthétiques d’instruments AT1 d’entités
du secteur financier lorsqu’il existe une détention croisée avec l’établissement visant à accroître artificiellement les fonds propres de l’établissement (montant négatif)-
-
39
Détentions directes, indirectes et synthétiques d’instruments AT1 d’entités
du secteur financier dans lesquelles l’établissement ne détient pas d’investissement important (montant au-dessus du seuil de 10%, net
des positions courtes éligibles) (montant négatif)-
-
40
Détentions directes, indirectes et synthétiques d’instruments AT1 d’entités
du secteur financier dans lesquelles l’établissement détient un investissement important (net des positions courtes éligibles) (montant négatif)(13)
(13)
1
42
Déductions T2 admissibles dépassant les éléments T2 de l’établissement (montant négatif)
-
-
42a
Autres ajustements réglementaires des fonds propres AT1
-
-
43
Total des ajustements réglementaires des fonds propres additionnels
de catégorie 1 (AT1)(138)
(138)
44
Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1)
10 089
8 770
45
Fonds propres de catégorie 1 (T1 = CET1 + AT1)
58 727
56 024
FONDS PROPRES DE CATÉGORIE 2 (T2) : INSTRUMENTS
46
Instruments de fonds propres et comptes des primes d’émission y afférents
8 174
7 805
5
47
Montant des éléments éligibles visés à l’article 484, paragraphe 5, du CRR et des comptes des primes d’émission y afférents soumis à exclusion progressive des T2 conformément à l’article 486, paragraphe 4, du CRR
-
-
EU-47a
Montant des éléments éligibles visés à l’article 494 bis, paragraphe 2, du CRR soumis à exclusion progressive des T2
-
-
EU-47b
Montant des éléments éligibles visés à l’article 494 ter, paragraphe 2,
du CRR soumis à exclusion progressive des T24 375
5 311
5
48
Instruments de fonds propres éligibles inclus dans les fonds propres consolidés T2 (y compris intérêts minoritaires et instruments AT1 non inclus dans les lignes 5 ou 34) émis par des filiales et détenus par des tiers
238
291
7
49
dont instruments émis par des filiales soumis à exclusion progressive
-
-
50
Ajustements pour risque de crédit
94
296
51
Fonds propres de catégorie 2 (T2) avant ajustements réglementaires
12 881
13 703
FONDS PROPRES DE CATÉGORIE 2 (T2) : AJUSTEMENTS RÉGLEMENTAIRES
52
Détentions directes, indirectes et synthétiques, par un établissement,
de ses propres instruments et emprunts subordonnés T2 (montant négatif)(150)
(150)
53
Détentions directes, indirectes et synthétiques d’instruments et emprunts subordonnés T2 d’entités du secteur financier lorsqu’il existe une détention croisée avec l’établissement visant à accroître artificiellement les fonds propres de l’établissement (montant négatif)
-
-
54
Détentions directes, indirectes et synthétiques d’instruments et d’emprunts subordonnés T2 d’entités du secteur financier dans lesquelles l’établissement ne détient pas d’investissement important (montant au-dessus du seuil de 10%, net des positions courtes éligibles) (montant négatif)
0
-
55
Détentions directes, indirectes et synthétiques, par l’établissement, d’instruments et d’emprunts subordonnés T2 d’entités du secteur financier dans lesquelles l’établissement détient un investissement important (net des positions courtes éligibles) (montant négatif)
(1 735)
(1 743)
1
EU-56a
Déductions admissibles d’engagements éligibles dépassant les éléments d’engagements éligibles de l’établissement (montant négatif)
-
-
56b
Autres ajustements réglementaires des fonds propres T2
-
-
57
Total des ajustements réglementaires des fonds propres de catégorie 2 (T2)
(1 885)
(1 893)
58
Fonds propres de catégorie 2 (T2)
10 997
11 810
59
Total des fonds propres (TC = T1 + T2)
69 724
67 835
60
Montant total de RWA
360 465
367 637
RATIOS ET EXIGENCES DE FONDS PROPRES, Y COMPRIS LES COUSSINS
61
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)
13,49%
12,85%
62
Fonds propres de catégorie 1
16,29%
15,24%
63
Total des fonds propres
19,34%
18,45%
64
Exigences globales de fonds propres CET1 de l’établissement
9,35%
9,24%
65
dont exigence de coussin de conservation de fonds propres
2,50%
2,50%
66
dont exigence de coussin de fonds propres contracyclique
0,16%
0,05%
67
dont exigence de coussin pour le risque systémique
-
-
EU-67a
dont exigence de coussin pour établissement d’importance systémique mondiale (EISm) ou pour autre établissement d’importance systémique
(autre EIS)1,00%
1,00%
EU-67b
dont exigences de fonds propres supplémentaires pour faire face aux risques autres que le risque de levier excessif
1,19%
1,19%
68
Fonds propres de base de catégorie 1 (en pourcentage du montant de RWA) disponibles après le respect des exigences minimales de fonds propres
7.80%
7,16%
MONTANTS INFÉRIEURS AUX SEUILS POUR DÉDUCTION (AVANT PONDÉRATION)
72
Détentions directes et indirectes de fonds propres et d’engagements éligibles d’entités du secteur financier dans lesquelles l’établissement ne détient pas d’investissement important (montant en dessous du seuil de 10%, net des positions courtes éligibles)
3 545
2 638
73
Détentions directes et indirectes, par l’établissement, d’instruments CET1 d’entités du secteur financier dans lesquelles l’établissement détient un investissement important (montant en dessous du seuil de 17,65%,
net des positions courtes éligibles)389
436
75
Actifs d’impôt différé résultant de différences temporelles (montant en dessous du seuil de 17,65%, net des passifs d’impôt associés lorsque les conditions prévues à l’article 38, paragraphe 3, du CRR sont réunies)
2 539
2 598
PLAFONDS APPLICABLES LORS DE L’INCLUSION DE PROVISIONS DANS LES FONDS PROPRES DE CATÉGORIE 2
76
Ajustements pour risque de crédit inclus dans les T2 eu égard aux expositions qui relèvent de l’approche standard (avant application du plafond)
-
77
Plafond pour l’inclusion des ajustements pour risque de crédit dans les T2
selon l’approche standard1 219
1 278
78
Ajustements pour risque de crédit inclus dans les T2 eu égard aux expositions qui relèvent de l’approche fondée sur les notations internes (avant application du plafond)
94
296
79
Plafond pour l’inclusion des ajustements pour risque de crédit dans les T2
selon l’approche fondée sur les notations internes1 150
1 173
INSTRUMENTS DE FONDS PROPRES SOUMIS À EXCLUSION PROGRESSIVE (APPLICABLE ENTRE LE 1ER JANVIER 2014 ET LE 1ER JANVIER 2022 UNIQUEMENT)
80
Plafond actuel applicable aux instruments CET1 soumis à exclusion progressive
-
-
81
Montant exclu des CET1 en raison du plafond
(dépassement du plafond après remboursements et échéances)-
-
82
Plafond actuel applicable aux instruments AT1 soumis à exclusion progressive
-
-
83
Montant exclu des AT1 en raison du plafond
(dépassement du plafond après remboursements et échéances)-
-
84
Plafond actuel applicable aux instruments T2 soumis à exclusion progressive
-
-
85
Montant exclu des T2 en raison du plafond
(dépassement du plafond après remboursements et échéances)-
-
Les écarts observés entre les montants du bilan comptable sous le périmètre prudentiel et les fonds propres prudentiels sont détaillés par élément constituant les fonds propres prudentiels.
3.les écarts d’acquisition prudentiels ainsi que les immobilisations incorporelles nets de passifs d’impôts sont totalement déduits des fonds propres ;
4.les écarts observés entre les montants du bilan comptable sous le périmètre prudentiel et les fonds propres prudentiels sont liés aux impôts différés sur OCA et DVA ;
5.les variations de résultat latent (OCI) relatives aux actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres ne sont pas filtrées des fonds propres, à l’exception des OCI sur pertes et gains générés par la couverture de flux de trésorerie des instruments financiers ;
6.les variations de juste valeur sur les variations de spread de crédit de la dette liée au risque de crédit propre enregistrée à la juste valeur par compte de résultat (OCA) ainsi que les gains et pertes liés aux variations de spread de crédit propre sur les dérivés au passif (DVA) sont neutralisés des fonds propres CET1.
7.les écarts observés entre les montants du bilan comptable sous le périmètre prudentiel et les fonds propres prudentiels sont liés aux écarts de conversion sur ces instruments de fonds propres ;
9.écart lié à la déduction des emprunts subordonnés assurantiels qui sont éliminés dans les comptes consolidés.
11.les intérêts minoritaires reconnus en Tier 2 suivent le même traitement que celui décrit en note 2.
(En M EUR)
31.12.2022
30.06.2022
FONDS PROPRES ET ENGAGEMENTS ÉLIGIBLES ET AJUSTEMENTS
1
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)
48 639
47 254
2
Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1)
10 089
8 770
6
Fonds propres de catégorie 2 (T2)
10 832
11 426
11
Total des fonds propres éligibles
69 559
67 451
ENGAGEMENTS ÉLIGIBLES : ÉLÉMENTS D’ENGAGEMENTS ÉLIGIBLES AVANT AJUSTEMENTS RÉGLEMENTAIRES
12
Instruments d’engagements éligibles émis directement par l’entité de résolution qui sont subordonnés à des engagements exclus (ne bénéficiant pas d’une clause d’antériorité)
36 912
37 369
EU-12a
Instruments d’engagements éligibles émis par d’autres entités au sein du groupe de résolution
qui sont subordonnés à des engagements exclus (ne bénéficiant pas d’une clause d’antériorité)-
-
EU-12b
Instruments d’engagements éligibles subordonnés à des engagements exclus,
émis avant le 27 juin 2019 (avec clause d’antériorité)-
-
EU-12c
Instruments de fonds propres de catégorie 2 ayant une échéance résiduelle d’au moins un an, dans la mesure où ils ne sont pas éligibles en tant qu’éléments de fonds propres de catégorie 2
3 348
2 696
13
Engagements éligibles non subordonnés à des engagements exclus
(ne bénéficiant pas d’une clause d’antériorité, avant plafonnement)11 301
8 894
EU-13a
Engagements éligibles non subordonnés à des engagements exclus émis avant le 27 juin 2019 (avant plafonnement)
129
129
14
Montant des engagements non subordonnés éligibles après application du plafond
de l’article 72 ter, paragraphe 3, du règlement (UE) No 575/201311 430
9 023
17
Eléments d’engagements éligibles avant ajustements réglementaires
51 690
49 088
EU-17a
dont subordonnés
40 260
40 065
ENGAGEMENTS ÉLIGIBLES : AJUSTEMENTS RÉGLEMENTAIRES
18
Fonds propres et engagements éligibles avant ajustements réglementaires
121 249
116 539
19
Déduction des expositions entre groupes de résolution à points d’entrée multiples
-
-
20
Déduction des investissements dans d’autres instruments d’engagements éligibles
-
-
22
Fonds propres et engagements éligibles après ajustements réglementaires
121 249
116 539
EXPOSITIONS PONDÉRÉES (RWA) ET EXPOSITION DE LEVIER
23
Montant total d’expositions pondérées (RWA) du Groupe
360 465
367 637
24
Mesure totale de l’exposition aux fins du ratio de levier
1344 870
1 382 334
RATIO TLAC
25
Fonds propres et engagements éligibles en pourcentage des RWA
33,64%
31,70%
26
Fonds propres et engagements éligibles en pourcentage de l’exposition de levier
9,02%
8,43%
27
Fonds propres de base de catégorie 1 (en pourcentage des RWA) disponibles une fois remplies
les exigences applicables à l’entité7,80%
7,16%
28
Exigence globale de coussin de fonds propres (en %)
3,66%
3,55%
29
dont exigence de coussin de conservation de fonds propres
2,50%
2,50%
30
dont exigence de coussin de fonds propres contracyclique
0,16%
0,05%
31
dont exigence de coussin pour le risque systémique
-
-
EU-31a
dont exigence de coussin pour établissement d’importance systémique mondiale (EISm)
ou pour autre établissement d’importance systémique (autre EIS)1.00%
1,00%
POUR MÉMOIRE
EU-32
Engagements exclus (article 72 bis, paragraphe 2, du règlement (UE) No 575/2013
963 850
1 002 451
(En M EUR)
31.12.2022
Rang en cas d’insolvabilité
1
2
3
7
8
9
(plus junior)
1
Description du rang
en cas d’insolvabilité(2)Fonds Propres
Instruments super subordonnés
Instruments subordonés
Dettes senior non préférées
Dettes senior préferées
Dépots de particuliers et PME
2
Engagements et fonds propres
48 639
10 017
18 155
41 041
626 933
28 211
3
dont engagements exclus
-
-
-
-
452 232
28 211
4
Engagements et fonds propres moins les engagements exclus
48 639
10 017
18 155
41 041
174 701
-
5
Sous-ensemble de la ligne 4 :
fonds propres et engagements potentiellement éligibles
au ratio TLAC48 639
10 017
15 733
36 912
11 631
-
6
dont avec une échéance résiduelle
≥ 1 an < 2 ans-
-
938
6 384
202
-
7
dont avec une échéance résiduelle
≥ 2 ans < 5 ans-
-
6 044
15 281
7 458
-
8
dont avec une échéance résiduelle
≥ 5 ans < 10 ans-
-
4 243
13 850
3 775
-
9
dont avec une échéance résiduelle
≥ 10 ans, mais excluant les titres à durée indéterminée-
-
4 508
1 397
196
-
10
dont titres à durée indéterminée
48 639
10 017
-
-
-
-
(En M EUR)
31.12.2022
Rang en cas d’insolvabilité
Somme de 1 à
17
10
11
14
17
(plus senior)
1
Description du rang
en cas d’insolvabilité(2)Dépôts couverts
Créances assorties d’un droit de préférence Unsecured spécial ou général
Créances nées après la procédure de sauvegarde
Dettes super privilégiées envers des salariés
2
Engagements et fonds propres
103 652
276
284 893
1 555
1 163 370
3
dont engagements exclus
103 652
276
284 893
1 555
870 818
4
Engagements et fonds propres moins les engagements exclus
-
-
-
-
292 552
5
Sous-ensemble de la ligne 4 :
fonds propres et engagements potentiellement éligibles
au ratio TLAC-
-
-
-
122 932
6
dont avec une échéance résiduelle
≥ 1 an < 2 ans-
-
-
-
7 523
7
dont avec une échéance résiduelle
≥ 2 ans < 5 ans-
-
-
-
28 783
8
dont avec une échéance résiduelle
≥ 5 ans < 10 ans-
-
-
-
21 868
9
dont avec une échéance résiduelle
≥ 10 ans, mais excluant les titres à durée indéterminée-
-
-
-
6 102
10
dont titres à durée indéterminée
-
-
-
-
58 656
(En M EUR)
31.12.2021
Rang en cas d’insolvabilité
Somme
de 1 à 13
1
2
4
5
6
10
13
(plus
junior)
(plus
senior)
1
Description du rang
en cas d’insolvabilité(2)Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)
Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1) et fonds propres de catégorie 2 (T2)
Dettes senior
non préféréesDettes senior préférées
Dépôts
Dettes sécurisées
Dettes super privilégiées envers des salariés
2
Engagements et fonds propres
49 835
22 159
37 570
508 863
135 844
266 698
1 821
1 022 791
3
dont engagements exclus
-
-
-
343 508
135 844
266 698
1 821
747 872
4
Engagements et fonds propres moins les engagements exclus
49 835
22 159
37 570
165 355
-
-
-
274 919
5
Sous-ensemble de la ligne 4 :
fonds propres et engagements potentiellement éligibles
au ratio TLAC49 835
22 159
34 183
7 223
-
-
-
113 400
6
dont avec une échéance résiduelle
≥ 1 an < 2 ans-
3 392
4 221
1 598
-
-
-
9 211
7
dont avec une échéance résiduelle
≥ 2 ans < 5 ans-
7 939
16 072
2 854
-
-
-
26 865
8
dont avec une échéance résiduelle
≥ 5 ans < 10 ans-
1 075
13 829
2 694
-
-
-
17 598
9
dont avec une échéance résiduelle
≥ 10 ans, mais excluant les titres à durée indéterminée-
1 681
50
76
-
-
-
1 807
10
dont titres à durée indéterminée
49 835
8 072
-
-
-
-
-
57 907
(1)Périmètre de l’entité de résolution Société Générale SA.
(2)Pour plus de précisions sur la nature des rangs et les définitions relatives à la juridiction française, se référer à la documentation du Conseil de résolution unique (partie 8, page 29) : https://www.srb.europa.eu/system/files/media/document/LDR%20-%20Annex%20on%20Insolvency%20ranking%202021%20v1.6_1.pdf.
(En M EUR)
31.12.2022
31.12.2021
1
Total de l’actif selon les états financiers publiés
1 486 818
1 464 449
2
Ajustement pour les entités consolidées d’un point de vue comptable mais qui n’entrent pas dans le périmètre de la consolidation prudentielle
(146 954)
(164 752)
3
(Ajustement pour les expositions titrisées qui satisfont aux exigences opérationnelles
pour la prise en compte d’un transfert de risque)(2 386)
(2 874)
4
(Ajustement pour l’exemption temporaire des expositions sur les banques centrales
(le cas échéant))0
(117 664)
5
(Ajustement pour actifs fiduciaires comptabilisés au bilan conformément au référentiel comptable applicable mais exclus de la mesure totale de l’exposition au titre de l’article
429 bis, paragraphe 1, point i), du CRR)0
-
6
Ajustement pour achats et ventes normalisés d’actifs financiers faisant l’objet
d’une comptabilisation à la date de transaction0
-
7
Ajustement pour les transactions éligibles des systèmes de gestion centralisée
de la trésorerie(20)
(2)
8
Ajustements pour instruments financiers dérivés
(7 197)
8 619
9
Ajustement pour les opérations de financement sur titres (OFT)
15 156
14 896
10
Ajustement pour les éléments de hors bilan (résultant de la conversion des expositions
de hors bilan en montants de crédit équivalents)123 387
118 600
11
(Ajustement pour les corrections de valeur à des fins d’évaluation prudente
et les provisions spécifiques et générales qui ont réduit les fonds propres de catégorie 1)(365)
(337)
EU-11a
(Ajustement pour expositions exclues de la mesure de l’exposition totale en vertu
de l’article 429 bis, paragraphe 1, point c), du CRR)0
-
EU-11b
(Ajustement pour expositions exclues de la mesure de l’exposition totale en vertu
de l’article 429 bis, paragraphe 1, point j), du CRR)(23 215)
(18 768)
12
Autres ajustements
(100 355)
(112 915)
13
Mesure totale de l’exposition aux fins du ratio de levier
1 344 870
1 189 253
(En M EUR)
31.12.2022
31.12.2021
EXPOSITIONS AU BILAN (EXCEPTÉ DÉRIVÉS ET OFT)
1
Éléments du bilan (dérivés, OFT et actifs fiduciaires exclus, mais sûretés incluses)
1 007 844
1 009 966
2
(Rajout du montant des sûretés fournies pour des dérivés, lorsqu’elles sont déduites
des actifs du bilan selon le référentiel comptable applicable)-
-
3
(Déduction des créances comptabilisées en tant qu’actifs pour la marge de variation
en espèces fournie dans le cadre de transactions sur dérivés)(31 920)
(25 233)
4
(Ajustement pour les titres reçus dans le cadre d’opérations de financement sur titres
qui sont comptabilisés en tant qu’actifs)-
-
5
(Ajustements pour risque de crédit général des éléments inscrits au bilan)
-
-
6
(Montants d’actifs déduits lors de la détermination des fonds propres de catégorie 1)
(7 911)
(7 380)
7
Total des expositions au bilan (excepté dérivés et OFT)
968 012
977 353
EXPOSITIONS SUR DÉRIVÉS
8
Coût de remplacement associé à des opérations sur dérivés SA-CCR
(c’est-à-dire net des marges de variation en espèces éligibles)100 616
77 700
EU-8a
Dérogation pour dérivés : contribution des coûts de remplacement selon l’approche standard simplifiée
-
-
9
Montants de majoration pour l’exposition future potentielle associée à des opérations
sur dérivés SA-CCR101 120
141 694
EU-9a
Dérogation pour dérivés : contribution de l’exposition potentielle future selon l’approche standard simplifiée
-
-
EU-9b
Exposition déterminée par application de la méthode de l’exposition initiale
-
-
10
(Jambe CCP exemptée des expositions sur transactions compensées pour des clients) (SA-CCR)
(102 610)
(117 990)
EU-10a
(Jambe CCP exemptée des expositions sur transactions compensées pour des clients) (approche standard simplifiée)
-
-
EU-10b
(Jambe CCP exemptée des expositions sur transactions compensées pour des clients) (méthode de l’exposition initiale)
-
-
11
Valeur notionnelle effective ajustée des dérivés de crédit vendus
68 048
85 359
12
(Différences notionnelles effectives ajustées et déductions des majorations
pour les dérivés de crédit vendus)(65 308)
(81 706)
13
Total des expositions sur dérivés
101 867
105 057
EXPOSITIONS SUR OPÉRATIONS DE FINANCEMENT SUR TITRES (OFT)
14
Actifs OFT bruts (sans prise en compte de la compensation) après ajustement pour
les transactions comptabilisées en tant que ventes271 542
218 293
15
(Valeur nette des montants en espèces à payer et à recevoir des actifs OFT bruts)
(97 378)
(92 821)
16
Exposition au risque de crédit de la contrepartie pour les actifs OFT
15 156
14 896
EU-16a
Dérogation pour OFT : Exposition au risque de crédit de la contrepartie conformément
à l’article 429 ter, paragraphe 4, et à l’article 222 du règlement (UE) no 575/2013-
-
17
Expositions lorsque l’établissement agit en qualité d’agent
-
-
EU-17a
(Jambe CCP exemptée des expositions pour OFT compensées par le client)
-
-
18
Total des expositions sur opérations de financement sur titres
189 321
140 368
AUTRES EXPOSITIONS HORS BILAN
19
Expositions de hors bilan en valeur notionnelle brute
281 879
256 127
20
(Ajustements pour conversion en montants de crédit équivalents)
(158 547)
(137 527)
21
(Provisions générales déduites lors de la détermination des fonds propres de catégorie 1 et provisions spécifiques associées aux expositions de hors bilan)
(365)
(337)
22
Autres expositions hors bilan
122 967
118 263
EXPOSITIONS EXEMPTÉES AU TITRE DE L’ARTICLE 429, PARAGRAPHES 7 ET 14, DU RÈGLEMENT (UE) N° 575/2013 (EXPOSITIONS AU BILAN ET HORS BILAN)
EU-22a
(Expositions exclues de la mesure de l’exposition totale en vertu de l’article 429 bis, paragraphe 1, point c), du CRR)
-
-
EU-22b
(Expositions exemptées en vertu de l’article 429 bis, paragraphe 1, point j), du CRR)
(au bilan et hors bilan)(23 215)
(18 768)
EU-22c
(Exclusions d’expositions de banques (ou unités de banques) publiques de développement – Investissements publics)
-
-
EU-22d
(Exclusions d’expositions de banques (ou unités de banques) publiques
de développement – Prêts incitatifs)-
-
EU-22e
(Exclusions d’expositions découlant du transfert de prêts incitatifs par des banques
(ou unités de banques) qui ne sont pas des banques publiques de développement)-
-
EU-22f
(Exclusions de parties garanties d’expositions résultant de crédits à l’exportation)
(14 083)
(12 482)
EU-22g
(Exclusions de sûretés excédentaires déposées auprès d’agents tripartites)
-
-
EU-22h
(Exclusions de services liés aux DCT fournis par les établissements/DCT, en vertu
de l’article 429 bis, paragraphe 1, point o), du CRR)-
-
EU-22i
(Exclusions de services liés aux DCT fournis par des établissements désignés, en vertu
de l’article 429 bis, paragraphe 1, point p), du CRR)-
-
EU-22j
(Réduction de la valeur d’exposition des crédits de préfinancement ou intermédiaires
(Autres expositions exemptées)(1)-
(120 538)
EU-22k
(Total des expositions exemptées)
(37 297)
(151 788)
FONDS PROPRES ET TOTAL DES EXPOSITIONS
23
Fonds propres de catégorie 1
58 727
57 907
24
Mesure totale de l’exposition aux fins du ratio de levier
1 344 870
1 189 253
RATIO DE LEVIER
25
Ratio de levier (%)
4.37%
4,87%
EU-25
Ratio de levier (hors incidence de l’exemption des investissements publics
et des prêts incitatifs) (%)4.37%
4,87%
25a
Ratio de levier (hors incidence de toute exemption temporaire de réserves de banque centrale applicable) (%)
4.37%
4,87%
26
Exigence réglementaire de ratio de levier minimal (%)
3.00%
3,09%
EU-26a
Exigences de fonds propres supplémentaires pour faire face au risque de levier excessif (%)
-
-
EU-26b
dont à constituer avec des fonds propres CET1 (%)
-
-
27
Exigence de coussin lié au ratio de levier (%)
-
-
EU-27a
Exigence de ratio de levier global (%)
3.00%
3,09%
CHOIX DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET EXPOSITIONS PERTINENTES
EU-27b
Choix en matière de dispositions transitoires pour la définition de la mesure des fonds propres
PUBLICATION DES VALEURS MOYENNES
28
Moyenne des valeurs quotidiennes des actifs OFT bruts, après ajustement pour lestransactions comptabilisées en tant que ventes et net des montants en espèces à payer et à recevoir correspondants
188 993
185 546
29
Valeur de fin de trimestre des actifs OFT bruts, après ajustement pour les transactions comptabilisées en tant que ventes et net des montants en espèces à payer et à recevoir correspondants
174 164
125 471
30
Mesure de l’exposition totale (en incluant l’incidence de toute exemption temporaire de réserves de banque centrale applicable) intégrant les valeurs moyennes des actifs OFT brutsde la ligne 28 (après ajustement pour transactions comptabilisées en tant que vente et net des montants en espèces à payer et à recevoir correspondants)
1 359 699
1 249 329
30a
Mesure de l’exposition totale (hors incidence de toute exemption temporaire de réserves de banque centrale applicable) intégrant les valeurs moyennes des actifs OFT bruts de la ligne 28 (après ajustement pour transactions comptabilisées en tant que vente et net des montants en espèces à payer et à recevoir correspondants)
1 359 699
1 366 993
31
Ratio de levier (en incluant l’incidence de toute exemption temporaire de réserves debanque centrale applicable) intégrant les valeurs moyennes des actifs OFT bruts de la ligne28 (après ajustement pour transactions comptabilisées en tant que vente et net desmontants en espèces à payer et à recevoir correspondants)
4.32%
4,64%
31a
Ratio de levier (hors incidence de toute exemption temporaire de réserves de banquecentrale applicable) intégrant les valeurs moyennes des actifs OFT bruts de la ligne 28(après ajustement pour transactions comptabilisées en tant que vente et net des montantsen espèces à payer et à recevoir correspondants)
4.32%
4,64%
(1)Incluant notamment le montant temporaire d’exemption banques centrales temporaire en 2021 ; exemption a pris fin en mars 2022.
(En M EUR)
31.12.2022
31.12.2021
EU-1
Total des expositions au bilan (excepté dérivés, OFT et expositions exemptées), dont :
938 261
832 980
EU-2
Expositions du portefeuille de négociation
87 955
122 145
EU-3
Expositions du portefeuille bancaire, dont :
850 306
710 835
EU-4
Obligations garanties
136
197
EU-5
Expositions considérées comme souveraines
253 030
168 690
EU-6
Expositions aux gouvernements régionaux, banques multilatérales de développement, organisations internationales et entités du secteur public non considérés comme
des emprunteurs souverains5 869
15 086
EU-7
Établissements
30 723
59 464
EU-8
Expositions garanties par une hypothèque sur un bien immobilier
167 848
18 568
EU-9
Expositions sur la clientèle de détail
76 905
198 602
EU-10
Entreprises
211 819
217 653
EU-11
Expositions en défaut
12 554
8 202
EU-12
Autres expositions (notamment actions, titrisations et autres actifs
ne correspondant pas à des obligations de crédit)91 422
24 374
Le taux de coussin contracyclique (Countercyclical Capital Buffer ou encore CCyB) est défini par pays. L’exigence de coussin contracyclique est calculée en effectuant la moyenne des taux de coussin contracyclique de chaque pays, pondérée par les expositions pertinentes au risque de crédit dans ces pays. Le taux de coussin contracyclique est entré en vigueur le 1er janvier 2016, avec une période transitoire ayant pris fin en 2019. En France, l’autorité en charge de fixer le taux de coussin contracyclique applicable pour les expositions en France et en charge de reconnaître éventuellement les taux applicables dans les autres pays est le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF). Le HCSF publie trimestriellement le taux de CCyB pour la France et les taux reconnus pour les pays tiers. Le taux applicable au Groupe est recalculé dès lors qu’un pays fait l’objet d’une modification de taux. En conséquence, il n’existe pas un taux annuel de ce coussin, mais un taux applicable à une date donnée.
(En M EUR)
31.12.2022
Expositions
générales
de crédit
Expositions
de marché
Expositions
de
titrisation
(portefeuille
bancaire)
Total
des
expo-
sitions
Exigences
de fonds propres
RWA
Pondé-
rations
des
exigences
de fonds
propres
(%)
Taux de
coussin
de fonds
propres
contra-
cyclique
(%)
Expo-
sitions
traitées
en
approche
standard
Expo-
sitions
traitées
en
approche
avancée
Somme
des
positions
longues
et courtes
(standard)
Valeur
des
expo-
sitions
pour les
modèles
internes
dont
expo-
sitions
générales
de crédit
dont
expo-
sitions
de
marché
dont
expo-
sitions
de titri-
sation
(porte-
feuille
bancaire)
Total
Europe
95 991
428 226
-
-
28 461
552 679
17 754
11
17 764
222 054
81,63%
13,50%
Bulgarie
65
50
-
-
0
115
6
0
6
75
0,03%
1,00%
République tchèque
3 853
33 754
-
-
0
37 608
1 213
0
1 213
15 158
5,57%
1,50%
Danemark
652
766
-
-
0
1 417
52
0
52
650
0,24%
2,00%
France
35 441
281 922
-
-
18 872
336 235
10 384
4
10 388
129 849
47,73%
-
Norvège
309
1 153
-
-
0
1 462
39
0
39
493
0,18%
2,00%
Slovaquie
1 270
678
0
1 948
109
0
109
1 368
0,50%
1,00%
Suède
593
1 561
-
-
0
2 155
74
0
74
920
0,34%
1,00%
Irlande
257
6 602
1 267
8 127
138
1
139
1 740
0,64%
-
Islande
0
0
-
-
0
0
0
0
0
0
-
2,00%
Lituanie
47
31
-
-
0
79
3
0
3
35
0,01%
-
Luxembourg
1 193
13 767
-
-
1 215
16 175
429
1
431
5 383
1,98%
0,50%
Roumanie
9 266
58
-
-
0
9 324
455
0
455
5 688
2,09%
0,50%
Estonie
30
37
-
-
0
67
3
0
3
42
0,02%
1,00%
Grande Bretagne
8 715
16 356
-
-
1 794
26 865
813
2
814
10 181
3,74%
1,00%
Amérique
du nord2 870
70 644
-
-
18 337
91 851
1 525
18
1 543
19 287
7,09%
-
Asie-Pacifique
1 559
23 074
-
-
4 230
28 862
553
4
558
6 973
2,56%
1,00%
Hong Kong
210
1 122
-
-
0
1 333
23
0
23
292
0,11%
1,00%
Reste du monde
22 330
19 589
-
-
15
41 933
1 896
0
1 897
23 706
8,71%
-
TOTAL
122 750
541 533
-
-
51 043
715 325
21 729
33
21 762
272 021
100,00%
0,16%
(En M EUR)
31.12.2021
Expositions
générales
de crédit
Expositions
de marché
Expositions
de
titrisation
(portefeuille
bancaire)
Total
des
expo-
sitions
Exigences
de fonds propres
RWA
Pondé-
rations
des
exigences
de
fonds
propres
(%)
Taux de
coussin de
fonds
propres
contra-
cyclique
(%)
Expo-
sitions
traitées
en
approche
standard
Expo-
sitions
traitées
en
approche
avancée
Somme
des
positions
longues
et
courtes
(standard)
Valeur
des
expo-
sitions
pour les
modèles
internes
dont
expo-
sitions
générales
de crédit
dont
expo-
sitions
de
marché
dont
expo-
sitions
de titri-
sation
(porte-
feuille
bancaire)
Total
Europe
120 990
399 869
-
-
23 373
544 232
18 154
-
10
18 163
227 043
82,22%
Bulgarie
63
136
-
-
-
198
7
-
-
7
83
0,03%
0,50%
République tchèque
3 447
31 442
-
-
-
34 890
1 074
-
-
1 074
13 428
4,86%
0,50%
Danemark
665
692
-
-
-
1 357
53
-
-
53
657
0,24%
-
France
51 956
262 077
-
-
14 196
328 230
10 587
-
4
10 591
132 393
47,94%
-
Norvège
535
1 234
-
-
-
1 769
68
-
-
68
850
0,31%
1,00%
Slovaquie
1 011
813
-
-
-
1 823
95
-
-
95
1 191
0,43%
1,00%
Suède
733
1 247
-
-
-
1 980
83
-
-
83
1 032
0,37%
-
Irlande
266
6 352
-
-
1 074
7 692
123
-
1
124
1 552
0,56%
-
Islande
0
7
-
-
-
7
0
-
-
0
1
-
-
Lituanie
36
34
-
-
-
71
2
-
-
2
29
0,01%
-
Luxembourg
1 377
11 564
-
-
824
13 765
360
-
1
361
4 510
1,63%
0,50%
Royaume-Uni
8 448
15 302
-
-
1 589
25 339
809
-
2
811
10 139
3,67%
-
Amérique du Nord
3 153
64 030
-
-
17 255
84 437
1 514
-
14
1 528
19 105
6,92%
-
Asie-Pacifique
1 872
22 051
-
-
3 437
27 361
581
-
4
585
7 315
2,65%
-
Hong-Kong
319
1 044
-
-
-
1 363
27
-
-
27
336
0,12%
1,00%
Reste du monde
20 695
21 194
-
-
20
41 909
1 814
-
0
1 814
22 674
8,21%
TOTAL
146 709
507 144
-
-
44 086
697 940
22 063
-
28
22 091
276 138
100,00%
0,04%
TABLEAU 31 : MONTANT DU COUSSIN DE FONDS PROPRES CONTRACYCLIQUE SPÉCIFIQUE À L’ÉTABLISSEMENT (CCYB2)
ACTIF au 31.12.2022
(En M EUR)
Bilan
consolidé
(périmètre
statutaire)
Bilan
consolidé sous
périmètre
prudentiel
Soumis au
risque
de crédit
Soumis au
risque de
contrepartie
Soumis au
cadre de la
titrisation
Soumis
au risque de
marché
Part non
soumise à des
exigences de
fonds propres
ou déduite des
fonds propres
Caisse et banques centrales
207 013
207 012
207 012
-
Actifs financiers à la juste valeur
par résultat329 437
340 571
32 874
209 457
293
307 404
Instruments dérivés de couverture
32 850
32 860
-
32 860
(50)
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres
37 463
37 463
37 337
-
126
Titres au coût amorti
21 430
21 430
20 694
-
5
731
Prêts et créances sur les établissements de crédit et assimilés au coût amorti
66 903
66 955
49 045
17 670
9 685
240
dont prêts subordonnés bancaires
238
238
238
Prêts et créances sur la clientèle au coût amorti
506 529
508 041
478 995
10 159
18 886
10 019
Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux
(2 262)
(2 262)
649
-
(2 911)
Placements des activités d’assurance
158 415
-
-
-
Actifs d’impôts
4 697
4 292
3 224
-
1 068
dont actifs d’impôt différé dépendant de bénéfices futurs à l’exclusion de ceux résultant de différences temporelles
1 662
1 069
1
-
1 068
dont actifs d’impôt différé résultant de différences temporelles
2 215
2 540
2 540
-
Autres actifs
86 247
82 399
58 885
-
839
22 675
dont actifs de fonds de pension à prestations définies
47
47
-
48
Actifs non courants destinés à être cédés
1 081
1 081
1 081
-
Participations dans les entreprises mises en équivalence
146
3 541
3 541
-
Immobilisations corporelles et incorporelles
33 089
33 025
30 822
-
2 203
dont immobilisations incorporelles
2 881
2 840
637
-
2 203
Écarts d’acquisition
3 781
3 456
-
-
3 486
TOTAL ACTIF
1 486 818
1 339 864
924 160
270 147
19 184
328 754
26 761
PASSIF au 31.12.2022
(En M EUR)
Bilan
consolidé
(périmètre
statutaire)
Bilan
consolidé sous
périmètre
prudentiel
Soumis au
risque
de crédit
Soumis au
risque de
contrepartie
Soumis au
cadre de la
titrisation
Soumis au
risque de
marché
Part non
soumise à des
exigences de
fonds propres
ou déduite des
fonds propres
Banques centrales
8 361
8 361
-
-
-
8 361
Passifs financiers à la juste valeur par résultat
300 618
303 091
-
176 498
-
288 264
14 828
Instruments dérivés de couverture
46 164
46 183
-
46 183
-
(67)
(0)
Dettes représentées par un titre
133 176
133 512
-
-
34 270
99 241
Dettes envers les établissements de crédit et assimilés
132 988
130 820
-
1 560
-
1 091
129 260
Dettes envers la clientèle
530 764
531 553
-
6 897
-
6 195
524 656
Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux
(9 659)
(9 659)
-
-
-
(9 659)
Passifs d’impôts
1 637
1 470
-
-
-
1 470
Autres passifs
107 552
102 042
-
-
-
7 600
94 443
Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés
220
220
-
-
-
220
Passifs relatifs aux contrats des activités d’assurance
141 688
-
-
-
-
-
Provisions
4 579
4 558
-
-
-
197
4 360
Dettes subordonnées
15 946
15 986
-
-
-
(13)
15 986
dont titres subordonnés remboursables y compris réévaluation des éléments couverts
15 521
15 563
-
-
-
15 563
TOTAL DETTES
1 414 036
1 268 139
-
231 138
-
337 537
883 168
Capitaux propres part du Groupe
66 451
66 249
-
-
-
66 249
Capital et réserves liées
30 384
30 384
-
-
-
30 384
Réserves consolidées
34 267
34 065
-
-
-
34 065
Résultat de l’exercice
2 018
2 018
-
-
-
2 018
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres
(218)
(218)
-
-
-
(218)
Participations ne donnant pas
le contrôle6 331
5 476
-
-
-
5 476
TOTAL CAPITAUX PROPRES
72 782
71 725
-
-
-
71 725
TOTAL PASSIF
1 486 818
1 339 864
-
231 138
-
337 537
954 893
Certains éléments du bilan ont été affectés à la fois aux catégories de risques « contrepartie » et « marché » : cela concerne essentiellement des dérivés comptabilisés à la juste valeur par résultat ainsi que des titres reçus en pension.
ACTIF au 31.12.2021
(En M EUR)
Bilan
consolidé
(périmètre
statutaire)
Bilan
consolidé sous
périmètre
prudentiel
Soumis au
risque
de crédit
Soumis au
risque de
contrepartie
Soumis au
cadre de la
titrisation
Soumis au
risque de
marché
Part non
soumise à des
exigences de
fonds propres
ou déduite des
fonds propres
Caisse et banques centrales
179 969
179 969
177 510
-
-
-
2 459
Actifs financiers à la juste valeur
par résultat342 714
353 842
33 045
192 231
-
320 797
-
Instruments dérivés de couverture
13 239
13 269
0
13 269
-
9
-
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres
43 450
43 450
43 210
-
-
240
-
Titres au coût amorti
19 371
19 371
18 559
-
-
812
-
Prêts et créances sur les établissements de crédit et assimilés au coût amorti
55 972
56 062
45 779
10 184
-
2 008
99
dont prêts subordonnés bancaires
99
99
-
-
-
-
99
Prêts et créances sur la clientèle au coût amorti
497 164
498 733
468 028
8 830
21 874
8 396
-
Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux
131
131
-
-
-
-
225
Placements des activités d’assurance
178 898
-
-
-
-
-
-
Actifs d’impôts
4 812
4 617
3 521
-
-
-
1 096
dont actifs d’impôt différé dépendant de bénéfices futurs à l’exclusion de ceux résultant de différences temporelles
1 719
1 096
-
-
-
-
1 096
dont actifs d’impôt différé résultant de différences temporelles
2 111
2 489
2 489
-
-
-
-
Autres actifs
92 898
90 357
62 781
-
-
3 562
24 015
dont actifs de fonds de pension à prestations définies
85
85
0
-
-
85
Actifs non courants destinés à être cédés
27
27
27
-
-
-
-
Participations dans les entreprises mises en équivalence
95
4 649
4 649
-
-
-
-
Immobilisations corporelles et incorporelles
31 968
31 805
29 945
-
-
-
1 860
dont immobilisations incorporelles
2 733
2 599
739
-
-
-
1 860
Écarts d’acquisition
3 741
3 416
-
-
-
-
3 416
TOTAL ACTIF
1 464 449
1 299 698
887 055
224 514
21 874
335 823
33 170
PASSIF au 31.12.2021
(En M EUR)
Bilan
consolidé
(périmètre
statutaire)
Bilan
consolidé sous
périmètre
prudentiel
Soumis au
risque
de crédit
Soumis au
risque de
contrepartie
Soumis au
cadre de la
titrisation
Soumis au
risque de
marché
Part non
soumise à des
exigences de
fonds propres
ou déduite des
fonds propres
Banques centrales
5 152
5 152
-
-
-
-
5 152
Passifs financiers à la juste valeur par résultat
307 563
309 418
-
192 282
-
301 699
7 719
Instruments dérivés de couverture
10 425
10 429
-
10 429
-
8
0
Dettes représentées par un titre
135 324
135 757
-
-
-
35 879
99 878
Dettes envers les établissements de crédit et assimilés
139 177
136 652
-
996
-
995
135 656
Dettes envers la clientèle
509 133
510 013
-
6 738
-
6 264
503 275
Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux
2 832
2 832
-
-
-
-
2 832
Passifs d’impôts
1 577
1 279
-
-
-
-
1 279
Autres passifs
106 305
97 536
-
-
-
1 371
96 165
Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés
1
1
-
-
-
-
1
Passifs relatifs aux contrats des activités d’assurance
155 288
-
-
-
-
-
-
Provisions
4 850
4 827
-
-
96
4 731
Dettes subordonnées
15 959
15 999
-
-
-
-
15 999
dont titres subordonnés remboursables y compris réévaluation des éléments couverts
15 519
15 561
-
-
-
-
15 561
TOTAL DETTES
1 393 586
1 229 894
-
210 444
-
346 311
872 688
Capitaux propres part du Groupe
65 067
64 865
-
-
-
-
64 865
Capital et réserves liées
29 447
29 448
-
-
-
-
29 448
Réserves consolidées
30 631
30 428
-
-
-
-
30 428
Résultat de l’exercice
5 641
5 641
-
-
-
-
5 641
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres
(652)
(653)
-
-
-
-
(653)
Participations ne donnant pas
le contrôle5 796
4 939
-
-
-
-
4 939
TOTAL CAPITAUX PROPRES
70 863
69 804
-
-
-
-
69 804
TOTAL PASSIF
1 464 449
1 299 698
-
210 444
-
346 311
942 492
(En M EUR)
2022
Bilan comptable
sous périmètre
prudentiel
Soumis au risque
de crédit
Soumis au risque
de contrepartie
Soumis au cadre
de la titrisation
Soumis au risque
de marché
Valeur comptable des actifs
dans le cadre du périmétre de consolidation réglementaire1 313 103
924 160
270 147
19 184
328 754
Valeur comptable des passifs
dans le cadre du périmétre de consolidation réglementaire(231 138)
(231 138)
-
(337 537)
MONTANT TOTAL NET DANS LE CADRE DU PÉRIMÉTRE DE CONSOLIDATION RÉGLEMENTAIRE
1 081 965
924 160
39 008
19 184
(8 783)
Montants d’exposition
au hors bilan306 778
279 763
-
27 015
Différences de valorisation
(852)
-
-
-
Différences dues à des règles
de netting121 297
-
121 297
-
Différences dues à la prise en compte des provisions
7 060
7 060
-
-
Différences dues aux techniques d’atténuation du risque de crédit (CRM)
(11 864)
(11 864)
-
-
Différences dues au
Credit Conversion Factor (CCF)(160 129)
(160 129)
-
-
Différences dues aux titrisations SRT (Significant Risk Transfer)
-
-
-
-
Autres différences
(225 148)
(131 232)
-
4 844
MONTANTS D’EXPOSITION PRIS EN COMPTE À DES FINS RÉGLEMENTAIRES (EAD)
1 119 106
907 758
160 306
51 043
(En M EUR)
2021
Bilan comptable
sous périmètre
prudentiel
Soumis au risque
de crédit
Soumis au risque
de contrepartie
Soumis au cadre
de la titrisation
Soumis au risque
de marché
Valeur comptable des actifs
dans le cadre du périmétre de consolidation réglementaire1 266 528
887 055
224 514
21 874
335 823
Valeur comptable des passifs
dans le cadre du périmétre de consolidation réglementaire(210 444)
-
(210 444)
-
(346 311)
MONTANT TOTAL NET DANS
LE CADRE DU PÉRIMÉTRE DE CONSOLIDATION RÉGLEMENTAIRE1 056 083
887 055
14 069
21 874
(10 487)
Montants d’exposition
au hors bilan267 890
243 882
-
24 008
Différences de valorisation
(911)
-
-
-
Différences dues à des règles
de netting130 840
-
130 840
-
Différences dues à la prise en compte des provisions
7 014
7 014
-
-
Différences dues aux techniques d’atténuation du risque de crédit (CRM)
(9 946)
(9 946)
-
-
Différences dues au
Credit Conversion Factor (CCF)(132 555)
(132 555)
-
-
Différences dues aux titrisations SRT (Significant Risk Transfer)
-
-
-
-
Autres différences
(239 081)
(105 111)
-
(1 796)
MONTANTS D’EXPOSITION PRIS EN COMPTE À DES FINS RÉGLEMENTAIRES (EAD)
1 079 334
890 339
144 909
44 086
Le tableau ci-dessus présente la décomposition des effets induisant le passage des valeurs comptables sur périmètre prudentiel à l’EAD, avec une ventilation par type de risque.
Conformément aux préconisations du Comité de Bâle et aux instructions de l’Autorité Bancaire Européenne (ABE), le total des montants comptables correspond à celui du tableau LI1 hors éléments non soumis à des exigences de fonds propres ou déduits des fonds propres.
■intégration des montants de hors bilan bruts : engagements de financement et de garantie au titre du risque de crédit et expositions de titrisation ;
■réintégration des provisions correspondant aux expositions traitées en approche avancée, les montants comptables initiaux étant nets de provisions tandis que l’EAD risque de crédit en approche avancée est brute ;
■impact sur l’EAD traitée en approche standard de certains éléments d’atténuation du risque de crédit (sûretés financières) ;
■autres différences : catégorie englobant notamment la déduction des éléments soumis au risque de marché ne générant pas d’EAD.
(En M EUR)
31.12.2022
Catégorie de risque
AVA de catégorie – Incertitude d’évaluation
AVA de catégorie totale
après diversificationCatégorie AVA
Actions
Taux
d’intérêtChange
Crédit
Matières premières
AVA
relatives
aux écarts
de crédit
constatés
d’avanceAVA
relatives aux
coûts
d’inves-
tissement
et de
financementdont
total
approche
principale
dans le
portefeuille
de
négociationdont
total
approche
principale
dans le
portefeuille
bancaireIncertitude sur les prix
du marché237
135
8
53
-
5
12
226
216
10
Coûts de liquidation
55
109
2
26
-
2
9
101
87
14
Positions concentrées
201
99
7
8
-
316
276
40
Résiliation anticipée
-
-
-
-
-
-
-
-
Risque lié au modèle
173
25
-
5
-
144
-
173
120
54
Risque opérationnel
-
-
-
-
-
-
-
-
Frais administratifs futurs
36
-
-
-
-
36
36
-
TOTAL DES CORRECTIONS DE VALEUR SUPPLÉMENTAIRES (AVA)
852
735
117
(En M EUR)
31.12.2021
Catégorie de risque
AVA de catégorie – Incertitude d’évaluation
AVA de catégorie totale
après diversificationCatégorie AVA
Actions
Taux
d’intérêtChange
Crédit
Matières premières
AVA
relatives
aux écarts
de crédit
constatés
d’avanceAVA
relatives aux
coûts
d’inves-
tissement
et de
financementdont
total
approche
principale
dans le
portefeuille
de
négociationdont
total
approche
principale
dans le
portefeuille
bancaireIncertitude sur les prix
du marché293
122
7
51
-
-
17
245
232
13
Coûts de liquidation
89
114
3
24
-
-
12
121
102
19
Positions concentrées
226
75
5
7
-
313
260
53
Résiliation anticipée
-
-
-
-
-
-
-
-
Risque lié au modèle
186
25
-
7
-
139
-
178
138
40
Risque opérationnel
-
-
-
-
-
-
-
-
Frais administratifs futurs
53
-
-
-
-
53
53
-
TOTAL DES CORRECTIONS DE VALEUR SUPPLÉMENTAIRES (AVA)
911
785
125
-
6 RISQUE DE CRÉDIT
Le risque de crédit correspond au risque de pertes résultant de l’incapacité des clients du Groupe, d’émetteurs ou d’autres contreparties à faire face à leurs engagements financiers. Le risque de crédit inclut le risque lié aux activités de titrisation et peut être aggravé par le risque de concentration individuelle, pays ou sectorielle.
Le risque de crédit correspond au risque de pertes résultant de l’incapacité des clients du Groupe, d’émetteurs ou d’autres contreparties à faire face à leurs engagements financiers. Le risque de crédit inclut le risque lié aux activités de titrisation et peut être aggravé par le risque de concentration individuelle, pays ou sectorielle. Il inclut également le risque résultant des activités de syndication de dette, c’est-à-dire l’incapacité de la Banque à atteindre sa cible de part finale dans l’opération à cause des conditions de marché, d’une mauvaise évaluation de la demande des investisseurs, d’une mauvaise évaluation du profil de solvabilité de l’emprunteur ou de la dégradation de la solvabilité de l’emprunteur durant la phase de syndication du prêt ou de l’obligation.
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6.1 DISPOSITIF DE SUIVI ET DE SURVEILLANCE DU RISQUE DE CRÉDIT
■l’analyse et la validation des dossiers incombent respectivement et de manière indépendante au secteur de suivi commercial du client et aux unités de risque dédiées au sein de la fonction de gestion des risques. Afin de garantir une approche cohérente dans la prise de risque du Groupe, ce secteur de suivi commercial et cette unité de risque examinent toutes les demandes d’autorisation relatives à un client ou une catégorie de clients donnée. Ce secteur de suivi commercial et cette unité de risque doivent être indépendants l’un de l’autre ;
■la notation interne des contreparties constitue un critère clé de la politique d’octroi. Ces notations sont proposées par le secteur de suivi commercial et validées par l’unité de risque dédiée ;
■un régime de délégation de compétence, s’appuyant largement sur la notation interne des contreparties, confère des capacités décisionnelles aux unités de risque d’une part et aux secteurs de suivi commercial d’autre part.
La ligne-métier assume la charge des provisions et pertes liées à ses décisions de crédit en tant que première ligne de défense. La Direction des risques soumet au CORISQ des recommandations sur l’évolution de la politique d’octroi, assorties de limites de portefeuilles crédit, pour les pays, zones géographiques, secteurs, produits ou types de clients présentant des risques de concentration élevés.
La Direction des risques a pour mission principale l’élaboration du document formalisant de manière synthétique et instruit avec la Direction financière, l’appétit pour le risque du Groupe, dispositif ayant pour but de définir le niveau de risque acceptable au regard des objectifs stratégiques du Groupe.
La mise en place du dispositif de maîtrise et de suivi des risques, y compris transversaux, est à la charge de la Direction des risques. À ce titre, ce dernier assure la supervision hiérarchique ou fonctionnelle de la filière Risques en charge du risque de crédit du Groupe et recense donc l’ensemble des risques de crédit du Groupe.
La Direction des risques contribue à la définition des politiques de risque en tenant compte de l’appétit pour le risque du groupe, des objectifs des métiers et des enjeux de risques correspondants. Il définit ou valide, les méthodes et procédures d’analyse, de mesure, d’approbation et de suivi des risques ainsi que le système d’information risques et s’assure, in fine, de son adéquation avec les besoins des métiers. En tant que seconde ligne de défense, les départements de la Direction des risques en charge du risque de crédit (pour les activités Banque de détail, Banque de Financement et d’Investissement et de marché) assurent une revue indépendante et contradictoire des dossiers de crédit dont le niveau d’engagement dépasse le seuil de délégation accordé aux lignes-métier et le cas échéant aux équipes Risques locales. La Direction des risques s’attache également à évaluer la qualité des analyses de crédit de 1er niveau et à impulser si nécessaire les actions correctives.
La Direction des risques valide également, au titre du risque crédit, les opérations et limites proposées par les métiers.
Enfin, au titre de sa fonction de contrôle de second niveau, la Direction des risques assure le contrôle permanent sur les risques de crédit. À ce titre, la Direction des risques assure un contrôle indépendant en tant que seconde ligne de défense sur la détection et le suivi de la résolution des dépassements de limites.
Le Rapport mensuel de suivi des risques présenté au CORISQ par la Direction des risques commente entre autres l’évolution du portefeuille de crédit du Groupe et s’assure du respect des encadrements. L’évolution du portefeuille de crédit, les évolutions de politique crédit validée par le CORISQ et le respect de l’appétit pour les risques du Groupe sont présentés a minima trimestriellement au Comité des risques du Conseil d’administration.
Dans le cadre du reporting trimestriel au Conseil d’administration et au Comité des risques du Conseil d’administration, une vision d’ensemble des principales métriques de risque de crédit complétées de précisions sur les seuils et limites le cas échéant est présentée. Les métriques suivantes font notamment l’objet d’une présentation avec un historique trimestriel : coût net du risque, taux de NPL (non-performing loans), taux de couverture, qualité de crédit moyenne des portefeuilles, encours Entreprises mis sous surveillance (watchlist), encadrement des expositions Entreprises par secteur d’activité, expositions Grands Risques Réglementaires, indicateurs environnementaux d’alignement de portefeuilles, etc.
Une version mensuelle du reporting à destination du Comité des risques du Conseil d’administration apporte par ailleurs des compléments à un niveau Business Unit ou sur certaines activités de financement. Une synthèse des CORISQ thématiques est par ailleurs présentée.
Dans le cadre du reporting mensuel CORISQ à destination de la Direction générale, une synthèse des principaux dossiers de crédit est présentée. Des présentations thématiques apportent par ailleurs des précisions de façon récurrente sur certains périmètres et activités : prêts personnels immobiliers, crédit consommation, risque de crédit non retail, limites sectorielles, risques pays, grands risques réglementaires, indicateurs environnementaux d’alignement de portefeuilles, etc.
Les portefeuilles particuliers et professionnels (Clientèle de détail – retail) présentent des spécificités en matière de gestion des risques. Cette gestion s’appuie notamment sur une approche statistique et sur l’utilisation d’outils et de méthodes dans l’industrialisation des processus.
Le portefeuille de la clientèle de détail est constitué d’une somme d’expositions de montant unitaire faible, validées de manière partiellement automatisée, et qui en cumulé constituent des encours significatifs au niveau Groupe et donc un niveau de risque important.
Compte tenu du nombre élevé et de la standardisation des engagements de la clientèle de détail, un suivi agrégé est nécessaire à tous les niveaux de la filière Risques en charge du risque de crédit. Ce suivi de masse des expositions de la clientèle de détail s’appuie sur l’utilisation d’une approche statistique des risques et un suivi par classe homogène de risques.
Dans ces conditions, le dispositif de suivi des risques du portefeuille de la clientèle de détail ne peut pas être totalement similaire à celui dédié aux entreprises, tant en termes de procédures que d’outils.
Il est notamment à souligner que toute modification de politique commerciale (réduction de la période probatoire sur la fidélisation, délégation de l’octroi à des courtiers, augmentation des taux de marge, etc.) peut avoir un impact rapide et massif, et doit donc être suivie dans un dispositif qui permette à tous les acteurs (i) d’identifier dans les meilleurs délais d’où provient la détérioration des encours et (ii) de prendre des mesures correctrices.
Même si la norme IFRS 9 autorise une approche collective et si le Groupe dispose d’une approche statistique sur clientèle de détail pour l’évaluation de la perte attendue, la hausse du risque pour les besoins du classement en étapes est identifiée sur base individuelle pour cette clientèle. Les paramètres disponibles (fonctionnement des comptes et retards de paiement) permettent l’appréciation de l’augmentation significative du risque de crédit au niveau des expositions individuelles. L’approche collective n’est aujourd’hui utilisée que dans un nombre d’occurrences très réduit dans le Groupe.
La filière Risques doit par ailleurs accompagner les Directions des Business Units et des filiales dans le pilotage de leurs risques avec le souci d’apprécier :
■la qualité du portefeuille et son évolution sur l’ensemble de la vie des transactions (de l’octroi au recouvrement).
■l’octroi : cette prise de décision est plus ou moins automatisée, en fonction de la nature et de la complexité des transactions, et donc du risque associé ;
■le suivi : en fonction des dispositifs d’octroi et de gestion des risques de la clientèle de détail existants dans les diverses entités (scores, systèmes experts, règles, etc.), un mécanisme de suivi adapté est nécessaire afin d’évaluer la pertinence des règles d’octroi appliquées (notamment par la mise en place de monitoring) ;
■le recouvrement : le recouvrement est une étape particulièrement incontournable du cycle de vie du crédit sur le portefeuille de la clientèle de détail et contribue de manière déterminante à la maîtrise du coût du risque. Quelle que soit l’organisation adoptée (externalisation, recouvrement en interne, etc.), la mise en place d’un processus de recouvrement efficace est un élément essentiel d’une bonne gestion des risques. Il contribue de manière déterminante à la maîtrise du coût du risque et à la limitation du niveau de nos prêts non performants. Et dans le cas d’un recouvrement externalisé, celui-ci doit se conformer aux règles du Groupe en matière d’externalisation ;
■le provisionnement : les provisions sur le portefeuille de la clientèle de détail sont évaluées au niveau local. Elles sont calculées selon les méthodologies et gouvernances définies et validées par la Direction des risques.
Société Générale se conforme à la réglementation sur les grands risques (plafond d’exposition « Grands Risques Réglementaires » de 25% des fonds propres). De plus, le Groupe s’est fixé une limite interne plus stricte à 10% des fonds propres consolidés s’appliquant à toute exposition concentrée sur un groupe de clients liés. Depuis le 1er juillet 2018, le Haut Conseil de Stabilité Financière impose une limite d’exposition sur les entreprises implantées en France les plus endettées à un niveau maximal de 5% des fonds propres éligibles.
Des dispositifs internes sont mis en œuvre pour identifier et piloter les risques de concentrations individuelles, notamment à l’octroi de crédit. Par exemple, des seuils de concentration, fonction de la note interne des contreparties, sont fixés par le CORISQ et définissent la gouvernance de validation des limites sur les concentrations individuelles. Les expositions sur des groupes de clients jugées importantes par le Groupe sont revues en Comité Grands Risques présidé par la Direction générale. Dans le cadre de l’identification de ses risques, le Groupe réalise également des simulations de pertes par typologie de client et typiques des expositions individuelles significatives que pourrait avoir le Groupe.
Le Groupe utilise des dérivés de crédit pour réduire certaines expositions jugées trop importantes. Par ailleurs, le Groupe recherche systématiquement un partage des risques avec d’autres partenaires bancaires, à l’origination ou via des ventes en secondaire, afin de ne pas conserver une part trop importante dans des opérations de taille significative.
Le risque pays se manifeste dès lors qu’une exposition (créances, titres, garanties, dérivés) est susceptible de subir une évolution défavorable du fait de changements des conditions du pays et par exemple réglementaires, politiques, économiques, sociales et financières.
Stricto sensu, le concept de risque pays fait référence au risque politique et de non-transfert qui recouvre le risque de non-paiement résultant soit d’actes ou mesures prises par les autorités publiques locales (décision des autorités locales d’interdire au débiteur l’exécution de ses engagements, nationalisation, expropriation, non-convertibilité, etc.), soit d’événements internes (émeute, guerre civile, etc.) ou externes (guerre, terrorisme, etc.).
Plus largement, une dégradation de la qualité du pays, du souverain, ou des conditions d’activité dans le pays peut déboucher sur un risque commercial, avec notamment une dégradation de la qualité de crédit de toutes les contreparties dans un pays donné du fait d’une crise économique ou financière du pays, indépendamment de la situation financière propre de chaque contrepartie. Il peut s’agir d’un choc macroéconomique (fort ralentissement de l’activité, crise systémique du système bancaire, etc.), d’une dévaluation de la monnaie, d’un défaut souverain sur sa dette externe entraînant le cas échéant d’autres défauts.
Des limites globales en risque pays (hors pays SUIG – Sovereign Upper Investment Grade) et/ou un suivi des expositions sont mis en place sur la base de la notation interne et d’indices de gouvernance des pays. L’encadrement est renforcé en fonction du niveau de risque présenté par chaque pays.
Les limites pays (et dans certains cas les seuils pays ou threshold en anglais) sont validées annuellement par la Direction générale (ou la Direction des risques dans certains cas). Elles peuvent être revues à la baisse à n’importe quel moment en fonction de la dégradation ou d’une anticipation de la dégradation de la situation d’un pays.
Toutes les expositions du Groupe (titres, dérivés, créances, garanties) sont prises en compte dans ce pilotage. La méthodologie risque pays détermine un pays du risque initial et un pays du risque final (après effets de garanties éventuels), ce dernier étant encadré par des limites pays ou threshold (hors pays SUIG).
La procédure de mise sous alerte d’un pays est déclenchée en cas de dégradation du risque pays ou d’anticipation d’une telle dégradation par la Direction des risques.
Le Groupe revoit régulièrement l’ensemble de son portefeuille de crédit par le biais d’analyses par secteur d’activité. Pour cela, il s’appuie sur des études macro sectorielles (comprenant notamment une anticipation du risque sectoriel à un an) et sur des analyses de concentration sectorielle.
De plus, le Groupe procède périodiquement à une revue de ses expositions sur des segments de portefeuille présentant un profil de risque spécifique, dans le cadre des CORISQs au niveau Groupe ou au niveau Business Unit. Ces secteurs ou sous portefeuilles identifiés font le cas échéant l’objet d’un encadrement spécifique au travers de limites d’exposition de portefeuille et de critères d’octroi spécifiques. Les limites sont suivies soit au niveau Direction générale, soit au niveau de la Direction des Business Units en fonction de la matérialité et du niveau de risque des portefeuilles.
En complément, à la demande de la Direction générale et/ou de la Direction des risques et/ou des métiers, des études sectorielles et des analyses de portefeuilles peuvent être réalisées au travers de revues ciblées en liaison avec l’actualité. Ainsi, certains secteurs fragilisés en 2022 par la crise russo-ukrainienne et ses effets ont fait l’objet d’un suivi dédié (par exemple le secteur des fournisseurs d’électricité et de gaz en Europe).
■les portefeuilles de crédit particuliers et professionnels (retail) France métropolitaine d’une part et dans les réseaux bancaires internationaux en Europe d’autre part. Le Groupe définit notamment une cible d’appétit pour le risque concernant la part minimale couverte par la caution de Crédit Logement pour le portefeuille de prêts immobiliers octroyés aux particuliers en France ;
■le périmètre des secteurs pétrolier et gazier, pour lequel le Groupe a défini une politique de crédit adaptée aux différents types d’activités des acteurs de ce secteur. Cette politique distingue notamment les financements garantis par les réserves de pétrole, les financements de projets, les opérations de court terme de trade finance, et prend en compte les spécificités régionales ;
■le périmètre d’immobilier commercial, pour lequel le Groupe a fixé un cadre pour l’origination et le suivi des expositions ainsi que des limites selon les différents types de financements, zones géographiques et/ou activités ;
■les financements à effet de levier, pour lesquels le Groupe applique la définition du périmètre et les orientations de gestion préconisées par la BCE en 2017 (Guidance on leveraged transactions). Le Groupe continue d’apporter une attention particulière au sous-portefeuille des Leverage Buy-Out (LBO) ainsi qu’au segment des transactions à haut niveau de levier (highly-leveraged transactions) ;
■l’exposition hedge funds fait l’objet d’une vigilance particulière. Le Groupe porte du risque sur les hedge funds au travers d’opérations dérivées et par son activité de financement garantis par des parts de fonds. Les risques associés aux hedge funds sont entre autres encadrés par des limites individuelles et des limites globales sur les risques de marché ainsi que sur les risques de corrélation défavorable (Wrong Way Risk) ;
■les expositions relevant du shadow banking sont encadrées et suivies conformément aux guidelines de l’EBA publiées en 2015 qui précisent des attentes concernant le cadre interne d’identification, de contrôle et de gestion des risques identifiés. Le CORISQ a fixé un seuil global d’exposition sur le périmètre shadow banking.
En vue de l’identification, du suivi et du pilotage du risque de crédit, la Direction des risques conduit, en collaboration avec les métiers, un ensemble de stress tests spécifiques, portant soit sur un pays, une filiale ou sur une activité. Ces stress tests spécifiques rassemblent à la fois des stress tests récurrents, portant sur des portefeuilles identifiés comme structurellement porteurs de risques, et des stress tests ponctuels, destinés à appréhender les risques émergents. Certains de ces stress tests sont présentés en CORISQ et utilisés pour déterminer l’encadrement des activités concernées.
Les stress tests au risque de crédit complètent l’analyse globale grâce à une approche plus granulaire et permettent d’affiner l’identification, l’évaluation et la gestion opérationnelle du risque, y compris la concentration. Ils permettent de calculer les pertes de crédit escomptées sur les expositions ayant fait l’objet d’un événement de défaut et sur les expositions n’ayant pas fait l’objet d’un événement de défaut, conformément à la méthode prescrite dans la norme IFRS 9. Le périmètre couvert peut inclure le risque de contrepartie lié aux activités de marché si nécessaire.
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6.2 COUVERTURE DU RISQUE DE CRÉDIT
Le Groupe utilise des techniques de réduction du risque de crédit tant sur ses activités de marché que de banque commerciale. Ces techniques permettent de se protéger partiellement ou en totalité du risque d’insolvabilité du débiteur.
■les sûretés personnelles (garanties) correspondent à l’engagement pris par un tiers de se substituer au débiteur primaire en cas de défaillance de ce dernier. Cela comprend les engagements et les mécanismes de protection fournis par les banques et les établissements de crédit assimilés, les institutions spécialisées telles que les organismes de cautionnement de prêts hypothécaires, les rehausseurs de crédit et les compagnies d’assurances, les organismes de crédit à l’exportation, les États dans le contexte de la crise sanitaire liée à la Covid-19, et des répercussions de la guerre en Ukraine, etc. Par extension, les assurances crédit et les dérivés de crédit (achat de protection) font partie de cette catégorie ;
■les sûretés réelles (collatéraux) peuvent être constituées d’actifs physiques prenant la forme de biens mobiliers ou immobiliers, de matières premières ou métaux précieux, ou d’instruments financiers tels que des liquidités, des titres ou des investissements de qualité supérieure ainsi que des contrats d’assurance.
Les décotes (haircuts) appropriées sont appliquées à la valeur de la sûreté en fonction de sa qualité et de ses caractéristiques de liquidité.
Dans le but de réduire sa prise de risque, le Groupe mène donc une gestion active de ses sûretés notamment en les diversifiant : collatéraux physiques, garanties personnelles et autres (dont dérivés de crédit).
À titre d’information, les prêts immobiliers de la clientèle de détail en France bénéficient très majoritairement d’une garantie apportée par la société de financement Crédit Logement, assurant le paiement du crédit immobilier à la Banque en cas de défaillance de l’emprunteur (sous conditions de respect des modalités d’appel en garantie définies par Crédit Logement).
Lors de l’approbation d’un crédit, une évaluation de la valeur des garanties et des sûretés réelles, de leur caractère juridiquement contraignant ainsi que de la capacité du garant à honorer ses engagements est réalisée. Ce processus permet également de s’assurer que la sûreté ou la garantie répond correctement aux exigences de la directive et du règlement relatives aux exigences de fonds propres des établissements de crédit (Capital Requirement Directive, CRD et Capital Requirements Regulation, CRR).
Les garants font l’objet d’une notation interne actualisée au moins annuellement. S’agissant des collatéraux, des revalorisations régulières sont réalisées sur la base d’une valeur de cession estimée composée de la valeur de marché de l’actif et d’une décote. La valeur de marché correspond à la valeur à laquelle le bien devrait s’échanger à la date de l’évaluation dans des conditions de concurrence normale. Elle est obtenue de préférence sur la base d’actifs comparables, à défaut par toute autre méthode jugée pertinente (exemple : valeur d’usage). Cette valeur fait l’objet de décotes (haircuts) en fonction de la qualité de la sûreté et des conditions de liquidité.
Concernant les garanties utilisées dans le cadre de l’atténuation du risque de crédit et éligibles pour le calcul du RWA, il est à noter que 95% des garants sont investment grade. Ces garanties sont principalement apportées par Crédit Logement, les agences de crédit export, l’État français (dans le cadre du dispositif de Prêts Garantis par l’État) et les assurances.
Conformément aux exigences du règlement européen n° 575/2013 (CRR), le Groupe applique pour l’ensemble des collatéraux détenus dans le cadre d’engagements octroyés des fréquences de revalorisation minimales dépendant du type de sûreté (sûretés financières, biens immobiliers commerciaux, biens immobiliers résidentiels, autres sûretés réelles, garanties en crédit-bail).
Des valorisations plus rapprochées doivent être effectuées en cas de changement significatif du marché concerné, de passage en défaut ou contentieux de la contrepartie ou à la demande de la fonction gestion des risques.
Par ailleurs, l’efficacité des politiques de couverture du risque de crédit est suivie dans le cadre de l’évaluation des pertes en cas de défaut (LGD).
Il appartient à la fonction de gestion des risques de valider les procédures opérationnelles mises en place par les Pôles d’activités pour la valorisation périodique des sûretés (garanties et collatéraux), qu’il s’agisse de valorisations automatiques ou « à dire d’expert » et que ce soit lors de la décision de crédit portant sur un nouveau concours ou à l’occasion du renouvellement annuel du dossier de crédit.
Le montant de sûretés (garanties et collatéraux) plafonné au montant des encours nets de provisions s’élève à 388,5 milliards d’euros au 31 décembre 2022 (373 milliards d’euros au 31 décembre 2021), dont 159,5 milliards d’euros sur la clientèle de détail et 229,1 milliards d’euros sur les autres types de contreparties (contre respectivement 175 milliards et 198 milliards d’euros au 31 décembre 2021).
Les encours couverts par ces sûretés correspondent essentiellement à des prêts et créances au coût amorti à hauteur de 304,8 milliards d’euros au 31 décembre 2022 et à des engagements hors bilan à hauteur de 75,2 milliards d’euros (contre respectivement 294 milliards et 68 milliards d’euros au 31 décembre 2021).
Le montant des sûretés reçues au titre des encours sains (Etape 1) et dégradés (Etape 2) avec impayés s’élève au 31 décembre 2022 à 2,3 milliards d’euros (2,4 milliards d’euros au 31 décembre 2021), dont 0,89 milliard d’euros sur la clientèle de détail et 1,4 milliard d’euros sur les autres types de contreparties (contre respectivement 1,5 milliard et 0,9 milliard d’euros au 31 décembre 2021).
Le montant des sûretés reçues au titre des encours dépréciés s’élève, au 31 décembre 2022, à 5,8 milliards d’euros (contre 5,2 milliards d’euros au 31 décembre 2021), dont 1,4 milliard d’euros sur la clientèle de détail et 3,8 milliards d’euros sur les autres types de contreparties (contre respectivement 1,8 milliard et 3,4 milliards d’euros au 31 décembre 2021). Ces montants sont plafonnés au montant des encours restant dus.
Le Groupe peut utiliser le cas échéant des dérivés de crédit dans le cadre de la gestion du portefeuille de crédits Corporate. Ils permettent essentiellement de réduire les concentrations individuelles, sectorielles et géographiques et d’assurer une gestion active des risques et du capital alloué.
Au sein de la Banque de Financement et d’Investissement, l’équipe de gestion du portefeuille de crédits (PSR : Performance & Scarce Resources management) a pour mission, en collaboration étroite avec la Direction des risques et les métiers, de réduire les concentrations excessives figurant dans le portefeuille, d’apporter une réponse rapide aux détériorations de qualité de crédit d’une contrepartie et de proposer des solutions améliorant l’allocation du capital. PSR est intégré au département en charge de la définition et de la déclinaison de la stratégie, du suivi de la performance et de la gestion des ressources rares du portefeuille de prêts et créances.
L’encours total des achats de protection via dérivés de crédit Corporate est légèrement en baisse à 2,3 milliards d’euros en nominal et une juste valeur correspondante de +3,6 millions d’euros à fin décembre 2022 (contre 2,5 milliards d’euros de nominal et une juste valeur correspondante de -10,3 millions d’euros à fin décembre 2021). Les opérations ont principalement été réalisées à des fins d’amélioration du capital alloué (1,7 milliard d’euros en nominal) et dans une moindre mesure de réduction des risques de concentration (0,6 milliard d’euros en nominal).
Sur 2022, les spreads de Credit Default Swaps (CDS) des émissions investment grade européennes (indice iTraxx) ont connu une évolution notable autour d’une moyenne annuelle de 94 pb (contre 50 pb en 2021). La sensibilité globale du portefeuille (Price Value of a Basis Point) est en baisse du fait de la réduction de la maturité moyenne des protections.
Les achats de protections sont réalisés en majorité (99% des encours au 31 décembre 2022) face aux chambres de compensation européennes, et en totalité face à des contreparties de notations de type investment grade (notation au moins égale à BBB-).
Par ailleurs, les montants figurant à l’actif (1,8 milliard d’euros au 31 décembre 2022 contre 0,9 milliard d’euros au 31 décembre 2021) et au passif (1,4 milliard d’euros au 31 décembre 2022 contre 1,2 milliard d’euros au 31 décembre 2021) correspondent à la juste valeur des dérivés de crédit détenus au titre d’une activité de transaction.
Dans le cadre des stress tests du LCR, l'article 30(2) de l'acte délégué 2015/61 prévoit un flux additionnel spécifique associé à un choc de trois crans sur la notation de la banque. À cet effet, l'impact en collatéral additionnel en espèces en cas de dégradation de trois crans de la note de Société Générale est estimé à 3 milliards d'euros au 31 décembre 2022.
Le Groupe a développé depuis plusieurs années des relations avec des assureurs privés afin de couvrir une partie des financements contre les risques de non-paiement à la fois commerciaux et politiques.
Validé par la Direction générale du Groupe, le dispositif d’encadrement et de suivi des risques de cette activité repose notamment sur une limite globale complétée par des sous-limites par maturité et des limites par contrepartie assureur, chaque contrepartie assureur devant en outre répondre à des critères stricts d’éligibilité. Les opérations assurées dans les pays Non Investment Grade sont également encadrées par une limite.
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6.4 MESURE DES RISQUES ET NOTATIONS INTERNES
Depuis 2007, Société Générale a l’autorisation des autorités de supervision d’appliquer, pour la majeure partie de ses expositions, la méthode interne (méthode IRB, Internal Rating Based) pour calculer les fonds propres nécessaires au titre des risques de crédit.
Les expositions restant soumises à l’approche Standard concernent principalement les portefeuilles de clientèle de détail et PME (Petite et Moyenne Entreprise) des activités de Banque de détail à l’International. Pour les encours traités en méthode standard hors clientèle de détail, qui n’utilise pas la note externe, le Groupe utilise principalement les notations externes des agences de notation Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch et de la Banque de France. Dans le cas où plusieurs ratings sont disponibles pour un tiers, le deuxième meilleur rating est retenu.
Le dispositif de suivi des modèles de notation est opérationnel, conformément aux exigences réglementaires, et détaillé plus bas dans cette section 6.4 « Mesure des risques et notations internes ».
Conformément aux textes publiés par l’ABE dans le cadre du programme IRB Repair et à la suite des missions de revue menées par la BCE (TRIM – Targeted Review of Internal Models), le Groupe fait évoluer son dispositif de modèles internes de risque de crédit, de telle sorte à se mettre en conformité avec ces nouvelles exigences. Un programme (« Haussmann ») a été lancé en ce sens au sein du Groupe, et traite des aspects tels que :
■la simplification de l’architecture des modèles, et l’amélioration de son auditabilité : soit via le développement ex nihilo de nouveaux modèles s’appuyant sur la Nouvelle Définition du Défaut (NDoD), et intégrant nativement les attentes de l’EBA et BCE, soit via la mise aux normes de certains modèles existants ;
■la revue des rôles et responsabilités des équipes, notamment en matière de construction et surveillance (backtest) du dispositif ;
■la mise en place d’un socle normatif plus complet, et une relation avec le superviseur plus suivie.
Le plan de roll-out intègre aussi les évolutions décidées dans le cadre du programme Haussmann de remédiation du dispositif IRB Groupe.
À la suite des TRIM et dans le cadre de la mise en conformité à IRB Repair, des évolutions des systèmes de notations et des modèles ont été et seront soumises pour validation à la BCE.
Pour calculer ses exigences de fonds propres selon la méthode IRB, Société Générale estime l’actif pondéré par le risque (Risk Weighted Asset, RWA) ainsi que la perte attendue (Expected Loss, EL), perte susceptible d’être encourue compte tenu de la nature de la transaction, de la solidité de la contrepartie (via la notation interne) et de toutes mesures prises pour atténuer le risque.
Le calcul de RWA repose sur les paramètres bâlois, estimés à partir du dispositif interne de mesure des risques :
■la valeur exposée au risque (Exposure at Default, EAD) est définie comme l’exposition du Groupe en cas de défaut de la contrepartie. L’EAD comprend les expositions (prêts, créances, produits à recevoir, etc.) inscrites au bilan ainsi qu’une proportion des expositions hors bilan calculée à l’aide de facteurs de conversion (Credit Conversion Factor, CCF) internes ou réglementaires ;
■la probabilité de défaut (PD) : probabilité qu’une contrepartie du Groupe fasse défaut à l'horizon d’un an ;
■la perte en cas de défaut (Loss Given Default, LGD) : rapport entre la perte subie sur une exposition en cas de défaut d’une contrepartie et le montant de l’exposition au moment du défaut.
L’estimation de ces paramètres s’appuie sur un dispositif d’évaluation quantitatif, parfois complété d’un jugement expert ou métier.
Par ailleurs, un ensemble de procédures énonce les règles relatives aux notes (champ d’application, fréquence de révision, procédure d’approbation des notes, etc.) ainsi que celles pour la supervision, le backtesting (test rétroactif) et la validation des modèles. Ces procédures permettent entre autres de faciliter le jugement humain porteur d’un regard critique, complément indispensable des modèles pour ces portefeuilles hors clientèle de détail.
■l’impact des garanties et des dérivés de crédit en substituant la PD, la LGD et la formule de pondération du risque du garant à celle de l’emprunteur (l’exposition est considérée comme une exposition directe au garant) dans le cas où la pondération du risque du garant est plus favorable que celle de l’emprunteur ;
■les collatéraux apportés en garantie (physiques ou financiers). Cet impact est pris en compte via le niveau de LGD.
De façon très minoritaire, Société Générale applique également une approche IRB Fondation (pour laquelle le seul paramètre de Probabilité de Défaut est estimé par la Banque, les paramètres LGD et CCF étant fixés forfaitairement par le superviseur) pour un portefeuille de financements spécialisés, notamment logé dans les filiales Franfinance Entreprises, Sogelease et Star Lease.
Par ailleurs, le Groupe dispose de la validation du superviseur pour utiliser la méthode IAA (Internal Assessment Approach) pour le calcul de l’exigence de fonds propres réglementaires sur les conduits de titrisation d’ABCP (Asset-Backed Commercial Paper).
Outre les objectifs de calcul des exigences de fonds propres selon la méthode IRBA, les modèles de mesure des risques de crédit du Groupe contribuent au pilotage des activités opérationnelles du Groupe. Ils constituent également des outils pour structurer, tarifer et approuver les transactions et contribuent à la détermination des limites d’approbation accordées aux opérationnels et à la filière Risques.
Dans le cas d’un calcul des exigences de fonds propres selon la méthode Standard, quand une notation externe est disponible, l'exposition correspondante est convertie en expositions pondérées grâce aux tableaux de cartographie présents dans le réglement CRR (articles 120-121-122) ou plus précisément aux tableaux publiés par l'organisme de réglementation ACPR (lien : https://acpr.banque-france.fr/sites/default/files/media/2022/07/23/20220722_notice_crd_iv_2022_college_clean.pdf).
(En M EUR)
31.12.2022
Valeur
exposée
au risque
au sens de
l’article 166
du CRR
pour les
expositions
en approche
NI
Valeur
exposée
au risque
totale des
expositions
en approche
standard et
en approche
NI
Pourcentage
de la valeur
exposée
au risque
totale
faisant
l’objet de
l’utilisation
partielle
permanente
de SA (%)
Pourcentage
de la valeur
exposée
au risque
totale
faisant
l’objet d’un
plan de
déploiement
(%)
Pourcentage
de la valeur
exposée
au risque
totale
faisant
l’objet de
l’approche
NI (%)
dont
pourcentage
faisant
l’objet de
l’approche
IRBA (%)
Administrations centrales ou banques centrales
252 471
260 328
2,58%
-
97,42%
97,15%
dont Administrations régionales ou locales
805
19,01%
-
80,99%
80,99%
dont Entités du secteur public
67
91,66%
-
8,34%
8,33%
Établissements
38 589
44 930
7,54%
0,93%
91,54%
91,53%
Entreprises
287 105
331 166
8,11%
1,71%
90,18%
88,40%
dont Entreprises – financement spécialisé,
à l’exclusion de l’approche de référencement72 490
1,52%
-
98,48%
98,48%
dont Entreprises – financement spécialisé dans le cadre de l’approche de référencement
1 255
-
-
100,00%
100,00%
Clientèle de détail
193 661
238 959
15,30%
4,33%
80,38%
80,38%
dont Clientèle de détail – garanties par des biens immobiliers PME
6 263
13,74%
0,09%
86,17%
86,17%
dont Clientèle de détail – garanties par des biens immobiliers non-PME
140 400
9,30%
0,15%
90,55%
90,55%
dont Clientèle de détail – expositions renouvelables éligibles
5 598
17,57%
24,04%
58,38%
58,38%
dont Clientèle de détail – autres PME
36 089
22,70%
13,70%
63,60%
63,60%
dont Clientèle de détail – autres non-PME
50 609
26,61%
7,57%
65,82%
65,82%
Actions
5 104
6 335
19,44%
-
80,56%
80,56%
Autres actifs ne correspondant pas à des obligations de crédit
752
39 569
98,10%
-
1,90%
1,90%
TOTAL
777 682
921 287
12,33%
1,78%
85,89%
85,17%
Approche IRB
Approche Standard
Banque de détail en France
et Banque PrivéeLa grande majorité des portefeuilles Banque de détail France (y compris Boursorama) et de la Banque Privée
Certains types de clients ou de produits spécifiques pour lesquels la modélisation n’est pas adaptée : la filiale SG Kleinwort Hambros
Banque de détail et Services Financiers Internationaux
Filiales KB (République tchèque), CGI, Fiditalia, GEFA, SG leasing SPA et Fraer Leasing SPA, SGEF Italy
Autres filiales internationales (notamment BRD,
SG Maroc, Hanseatik)Leasing automobile (ALD)
Banque de Grande Clientèle
et Solutions InvestisseursLa plupart des portefeuilles de la Banque de Financement et d’Investissement
La filiale SGIL, ainsi que certains types de clients de produits spécifiques pour lesquels la modélisation n’est pas adaptée
Pour les portefeuilles Entreprises (incluant le financement spécialisé), Banques et Souverains, le Groupe a mis en place le dispositif suivant.
Le système de notation consiste à attribuer une note à chaque contrepartie selon une échelle interne spécifique par système de notation (ensemble de contreparties traitées de manière homogène que ce soit en termes d’octroi, outil de notation ou processus de recouvrement). Pour les périmètres sur lesquels une échelle interne revue selon les normes ABE IRB Repair n’a pas encore été validée par le superviseur, chaque niveau de notation se voit affecter d’une probabilité de défaut déterminée à partir d’un historique observé par Standard & Poor’s sur plus de vingt ans.
Le tableau ci-dessous présente la correspondance indicative avec les échelles des principaux organismes d’évaluation de crédit externes et les probabilités de défaut moyennes correspondantes, ainsi que l’échelle de notes internes du Groupe.
La note attribuée à une contrepartie est généralement calculée par un modèle, éventuellement ajustée par un analyste crédit, qui ensuite la soumet à la validation de la Fonction de gestion des Risques.
Les modèles de notation de contreparties se structurent notamment en fonction de la nature de la contrepartie (entreprises, institutions financières, entités publiques…), de la zone géographique, de la taille de l’entreprise (mesurée le plus souvent par son chiffre d’affaires annuel).
Plus spécifiquement sur les entreprises, les modèles de notation s’appuient sur des modélisations statistiques (méthodes de régression) de défaut des clients. Ils combinent des éléments quantitatifs issus des données financières évaluant la pérennité et la solvabilité des entreprises et des éléments qualitatifs d’appréciation des dimensions économiques et stratégiques.
Investment grade/
Non-investment grade
Fourchette
de Probabilité
de défaut
Note interne
de la
Contrepartie
Équivalent
Indicatif
Standard &
Poor’s
Équivalent
Indicatif Fitch
Équivalent
Indicatif
Moody’s
Probabilité
interne de
défaut à un an
(moyenne)
Investment grade
0,00 à < 0,10
1
AAA
AAA
Aaa
0,009%
2+
AA+
AA+
Aa1
0,014%
2
AA
AA
Aa2
0,020%
2-
AA-
AA-
Aa3
0,026%
3+
A+
A+
A1
0,032%
3
A
A
A2
0,036%
3-
A-
A-
A3
0,061%
0,10 à < 0,15
4+
BBB+
BBB+
Baa1
0,130%
0,15 à < 0,25
0,25 à < 0,50
4
BBB
BBB
Baa2
0,257%
0,50 à < 0,75
4-
BBB-
BBB-
Baa3
0,501%
Non-investment grade
0,75 à < 1,75
5+
BB+
BB+
Ba1
1,100%
1,75 à < 2,5
5
BB
BB
Ba2
2,125%
2,5 à < 5
5-
BB-
BB-
Ba3
3,260%
6+
B+
B+
B1
4,612%
5 à < 10
6
B
B
B2
7,761%
10 à < 20
6-
B-
B-
B3
11,420%
7+
CCC+
CCC+
Caa1
14,328%
20 à < 30
7
CCC
CCC
Caa2
20,441%
7-
C/CC/CCC-
CCC-
Caa3
27,247%
30 à < 100
(1)Le Groupe est en phase d’application d’une approche multiéchelle différenciée par rating system.
La perte en cas de défaut de la contrepartie (LGD) est une perte économique qui se mesure en prenant en compte tous les éléments inhérents à la transaction, ainsi que les frais engagés pour le recouvrement de la créance en cas de défaut de la contrepartie.
Les modèles d’estimation de la perte en cas de défaut (LGD) hors clientèle de détail s’appliquent par sous-portefeuilles réglementaires, type d’actif, taille et localisation géographique de la transaction ou de la contrepartie, selon la présence ou non de sûretés et selon leur nature. On définit ainsi des classes de risque homogènes notamment en termes de recouvrement, procédures, environnement juridique.
Les estimations sont étayées statistiquement, lorsque le nombre de dossiers tombés en défaut est suffisant. Elles se fondent alors sur l’observation de données de recouvrement sur longue période. Lorsque le nombre de défauts est insuffisant, l’estimation est revue ou déterminée à dire d’expert.
Pour ses expositions hors bilan, le Groupe est autorisé à utiliser l’approche interne pour les produits Term loan with drawing period et les lignes de crédit renouvelables.
Paramètre
modélisé
Portefeuille/
Catégorie
d’actifs Bâle
Nombre de méthodes, modèles
Méthodologie
Nombre d’années défaut/perte
HORS CLIENTÈLE DE DÉTAIL
Souverains
1 méthode.
Méthode de type économétrique. Portefeuille avec peu de défauts.
Entités du secteur public
4 modèles selon la zone géographique.
Méthodes de type statistique (régression)/experte d’aide à la notation, fondée sur la combinaison de ratios financiers et un questionnaire qualitatif. Portefeuille avec peu de défauts.
Probabilité
de défaut (PD)Institutions financières
11 modèles selon le type de contrepartie : Banques, Assurances, Fonds, Intermédiaires financiers, Fonds de fonds.
Modèles de type expert fondés sur un questionnaire qualitatif. Portefeuille avec peu de défauts.
Financements spécialisés
3 modèles selon le type de transaction.
Modèles de type expert fondés sur un questionnaire qualitatif. Portefeuille avec peu de défauts.
Grandes entreprises
9 modèles selon les zones géographiques.
Principalement modèles de type statistique (régression) d’aide à la notation, fondés sur la combinaison de ratios financiers et un questionnaire qualitatif. Défauts observés sur une période de 8 à 10 ans.
Petites et moyennes entreprises
21 modèles selon la taille des entreprises,
la zone géographique.Principalement modèles de type statistique (régression) d’aide à la notation, fondés sur la combinaison de ratios financiers et un questionnaire qualitatif, score comportemental. Défauts observés
sur une période de 8 à 10 ans.Entités du secteur public – Souverains
6 modèles selon le type de contrepartie.
Calibrage fondé sur les données historiques et les jugements experts. Pertes observées sur une période de plus de 10 ans.
Grandes entreprises – Approche forfaitaire
25 modèles Approche forfaitaire par type
de sûreté.Calibrage fondé sur les données historiques ajustées
des jugements experts. Pertes observées sur une période de plus de 10 ans.Grandes entreprises – Approche par décote
16 modèles Approche par décote selon
le type de collatéral valorisable.Calibrage statistique fondé sur les données historiques de marché ajusté des jugements experts. Pertes observées sur une période de plus de 10 ans.
Perte en cas
de défaut (LGD)Petites et moyennes entreprises
17 modèles Approche forfaitaire par type
de sûreté ou non sécurisé.Calibrage statistique fondé sur les données historiques ajustées des jugements experts. Pertes observées sur une période de plus de 10 ans.
Financements
de projet9 modèles Approche forfaitaire par type
de projet.Calibrage statistique fondé sur les données historiques ajustées des jugements experts. Pertes observées sur une période de plus de 10 ans.
Institutions financières
5 modèles Approche forfaitaire selon
la nature de la contrepartie :
Banque, Assurance, Fonds, etc. et la nature
de la sûreté.Calibrage statistique fondé sur les données historiques ajustées des jugements experts. Pertes observées sur une période de plus de 10 ans.
Autres portefeuilles spécifiques
6 modèles : affacturage, location avec option d’achat et autres cas spécifiques.
Calibrage statistique fondé sur les données historiques ajustées des jugements experts. Pertes observées sur une période de plus de 10 ans.
Facteur de conversion crédit (CCF)
Grandes entreprises
5 modèles : Term loan with drawing period ; lignes de crédit renouvelable ; Corporates tchèques.
Modèles calibrés par segments sur une période d’observation des défauts plus de 10 ans.
Perte
attendue (EL)Transaction immobilière
2 modèles en affectation à des classes
de pertes (slotting).Modèle statistique fondé sur avis expert et un questionnaire qualitatif. Portefeuille avec peu
de défauts.Le niveau de performance de l’ensemble du dispositif de notation interne crédit hors clientèle de détail est mesuré par des backtests qui comparent, par portefeuille, les PD, LGD et CCF estimés aux réalisations, permettant ainsi de mesurer la prudence des paramètres de risque utilisés par l’approche IRB.
Les résultats de backtests et les plans de remédiation sont présentés au Comité experts pour être discutés et validés (cf. section « Gouvernance de la modélisation des risques de crédit »). Ces résultats peuvent justifier la mise en œuvre de plans de remédiation si le dispositif est jugé insuffisamment prudent. Le pouvoir discriminant des modèles et l’évolution de la composition du portefeuille sont également mesurés.
Les résultats présentés ci-après couvrent l’intégralité des portefeuilles du Groupe. Les backtests comparent la probabilité de défaut estimée (moyenne arithmétique pondérée par débiteurs) aux résultats observés (le taux de défaut annuel historique). Le taux de défaut historique a été calculé sur la base des encours sains sur la période allant de 2008 à 2021.
Le taux de défaut historique reste stable sur l’ensemble des classes d’exposition. La probabilité de défaut estimée est plus élevée que les taux de défaut historique pour tous les portefeuilles bâlois et pour la plupart des notes. À noter que de nouveaux modèles internes sont en cours de développement afin de se conformer aux nouvelles exigences réglementaires.
Pour le portefeuille clientèle de détail composé de clients particuliers, de SCI (sociétés civiles immobilières) et de la clientèle identifiée comme professionnelle, le Groupe a mis en place le dispositif suivant.
La modélisation de la probabilité de défaut des contreparties de la clientèle de détail est effectuée par chaque entité du Groupe traitant ses expositions en méthode IRBA sur le périmètre du crédit à la consommation, du financement d’équipement ou en République tchèque. Pour la clientèle des Réseaux France, la modélisation est centralisée au niveau de la Direction des risques Groupe. Les modèles intègrent des éléments du comportement de compte des contreparties. Ils sont segmentés selon le type de clientèle et distinguent les particuliers, les professionnels, les très petites entreprises et les sociétés civiles immobilières.
Les contreparties de chaque segment sont classées de façon automatique à l’aide de modèles statistiques en classes homogènes de risque (pools) par l’observation des taux de défaut moyens sur une longue période pour chaque produit. Ces estimations sont ajustées d’une marge de prudence afin d’estimer au mieux un cycle complet de défaut selon une approche à travers le cycle (Through The Cycle, TTC).
Les modèles d’estimation de la perte en cas de défaut (LGD) pour la clientèle de détail s’appliquent de façon spécifique par portefeuille et par produit, selon la présence ou non de sûretés.
Le niveau des pertes attendues est estimé à l’aide d’historiques de recouvrement sur une longue période issus de données internes pour les expositions tombées en défaut. Les estimations sont ajustées de marges de prudence pour refléter l’impact éventuel de conditions économiques adverses (downturn).
Pour ses expositions hors bilan, le Groupe applique ses estimations pour les crédits renouvelables et les découverts des comptes à vue des particuliers et professionnels.
Paramètre
modélisé
Portefeuille/
Catégorie d’actifs
bâlois
Nombre de modèles
Méthodologie
Nombre d’années défaut/perte
CLIENTÈLE DE DÉTAIL
Immobilier
résidentiel7 modèles selon l’entité, le type de garantie (caution, hypothèque), le type de contrepartie : particuliers ou professionnels/TPE, SCI.
Modèle de type statistique (régression), score comportemental. Défauts observés sur une période supérieure à 5 ans.
Probabilité
de défaut (PD)Autres crédits
aux particuliers15 modèles selon l’entité, la nature et l’objet
du prêt : prêt personnel, prêt consommation, automobile…Modèle de type statistique (régression), score comportemental. Défauts observés sur une période supérieure à 5 ans.
Expositions renouvelables
4 modèles selon l’entité, la nature du prêt : découvert sur compte à vue, crédit renouvelable bancaire ou consommation.
Modèle de type statistique (régression), score comportemental. Défauts observés sur une période supérieure à 5 ans.
Professionnels
et très petites entreprises10 modèles selon l’entité, la nature du prêt : crédits d’investissement moyen long terme, crédit court terme, crédit automobile, le type de contrepartie (personne physique ou SCI).
Modèle de type statistique (régression ou segmentation), score comportemental. Défauts observés sur une période supérieure à 5 ans.
Immobilier
résidentiel10 modèles selon l’entité le type de garantie (caution, hypothèque), le type de contrepartie particuliers ou professionnels/TPE, SCI.
Modèle statistique de modélisation des flux
de recouvrement attendus à partir des flux constatés. Modèle ajusté d’avis experts si nécessaire. Pertes et flux de recouvrements observés sur une période de plus de 10 ans.Perte en cas
de défaut (LGD)Autres crédits
aux particuliers18 modèles selon l’entité, la nature et l’objet
du prêt : prêt personnel, prêt consommation, automobile…Modèle statistique de modélisation des flux
de recouvrement attendus à partir des flux constatés. Modèle ajusté d’avis experts si nécessaire. Pertes et flux de recouvrements observés sur une période de plus de 10 ans.Expositions renouvelables
7 modèles selon l’entité, la nature du prêt : découvert sur compte à vue, crédit renouvelable bancaire ou consommation.
Modèle statistique de modélisation des flux
de recouvrement attendus à partir des flux constatés. Modèle ajusté d’avis experts si nécessaire. Pertes et flux de recouvrements observés sur une période de plus de 10 ans.Professionnels
et très petites entreprises12 modèles selon l’entité, la nature du prêt : crédits d’investissement moyen long terme, crédit court terme, crédit automobile ; le type de contrepartie (personne physique ou SCI).
Modèle statistique de modélisation des flux
de recouvrement attendus à partir des flux constatés. Modèle ajusté d’avis experts si nécessaire. Pertes et flux de recouvrements observés sur une période de plus de 10 ans.Facteur de conversion crédit (CCF)
Expositions renouvelables
12 calibrages par entités pour les produits revolving et découverts particuliers.
Modèles calibrés par segments sur une période d’observation des défauts supérieure à 5 ans
Immobilier
résidentiel
4 calibrages par entités pour les produits immobiliers.
CCF forfaitaire de 100%. La pertinence de ce CCF forfaitaire est vérifiée via le calcul du tauxde tirage observé sur un historique supérieureà 5 ans.
Le niveau de performance de l’ensemble du dispositif de crédit de la clientèle de détail est mesuré par des backtesting qui vérifient la performance des modèles de PD, LGD et CCF, et comparent les estimations aux réalisations.
Chaque année, les taux de défaut moyens de long terme constatés par classe homogène de risque sont comparés aux PD.
Les résultats présentés ci-après couvrent l’intégralité des portefeuilles du Groupe. Les backtest comparent la probabilité de défaut estimée (moyenne arithmétique pondérée par les débiteurs) aux résultats observés (le taux de défaut annuel historique). Le taux de défaut historique a été calculé sur la base des encours sains sur la période allant de 2010 à 2021. Les clients créditeurs sont inclus conformément aux instructions révisées de la publication EBA du 14 décembre 2016 (EBA/GL/2016/11).
Après une année 2021 marquée par la sortie de crise sanitaire et un niveau de risque historiquement bas, la situation économique s’est détériorée en 2022. Les impacts de la guerre en Ukraine (crise énergétique, inflation, prix des matières premières…) pèsent sur des entreprises déjà fragilisées par la crise sanitaire et ayant souscrit des PGE. La hausse des coûts subie par les professionnels (Clientèle de détail – Autres PME) impacte de plus en plus sur leur trésorerie et conduit à une dégradation des profils de risques. Ainsi, nous observons à la fois une dégradation des classes de risques - correspondant à un effet de renormalisation par rapport à la période COVID durant laquelle les contreparties avaient bénéficié d’aides gouvernementales – mais également à une remontée des défauts, en particulier sur les clients PRO détenant un PGE.
Le marché des particuliers est plus résilient, notamment sur le portefeuille immobilier. Néanmoins, une remontée du risque est observée sur le crédit à la consommation sur la fin d’année (Clientèle de détail – Autres non-PME), sans toutefois atteindre les niveaux pré-crise. En effet, cette remontée fait suite à une année 2021 où les indicateurs avaient atteint des niveaux historiquement bas.
À noter que de nouveaux modèles internes dont le développement est en cours/est planifié permettront d’adresser les faiblesses identifiées.
Catégorie d’expositions
Fourchette de PD
31.12.2022
Nombre de débiteurs
à la fin de l’année précédente
Taux de défaut
moyen observé
(%)
PD moyenne
31.12.2022
pondérée
(%)
PD moyenne
31.12.2021
(%)
Taux de défaut
annuel
historique
moyen (%)
dont nombre de
débiteurs qui
ont fait défaut
au cours
de l’année
Administrations centrales et banques centrales
0,00 à < 0,15
329
-
-
0,01%
0,02%
0,05%
0,00 à < 0,10
322
-
-
0,01%
0,02%
0,04%
0,10 à < 0,15
7
-
-
0,15%
0,13%
0,54%
0,15 à < 0,25
-
-
-
-
-
-
0,25 à < 0,50
8
-
-
0,26%
0,26%
0,16%
0,50 à < 0,75
9
-
-
0,51%
0,50%
-
0,75 à < 2,50
9
-
-
1,59%
1,67%
0,31%
0,75 à < 1,75
4
-
-
1,10%
1,10%
0,63%
1,75 à < 2,50
5
-
-
2,12%
2,12%
-
2,50 à < 10,00
49
3
6,12%
5,03%
4,69%
0,69%
2,50 à < 5,00
37
-
-
4,11%
3,67%
0,41%
5,00 à < 10,00
12
3
25,00%
7,76%
7,76%
1,38%
10,00 à < 100,00
17
-
-
15,27%
14,08%
3,07%
10,00 à < 20,00
15
-
-
11,05%
12,78%
1,06%
20,00 à < 30,00
2
-
-
20,46%
23,84%
12,66%
30,00 à < 100,00
-
-
-
-
-
-
100,00 (défaut)
8
8
-
100,00%
100,00%
-
Établissements
0,00 à < 0,15
2 430
-
-
0,03%
0,05%
0,18%
0,00 à < 0,10
2 039
-
-
0,03%
0,04%
0,18%
0,10 à < 0,15
391
-
-
0,13%
0,13%
0,25%
0,15 à < 0,25
-
-
-
-
-
-
0,25 à < 0,50
371
1
0,27%
0,26%
0,26%
0,08%
0,50 à < 0,75
163
-
-
0,50%
0,50%
0,24%
0,75 à < 2,50
103
5
4,85%
1,56%
1,57%
0,57%
0,75 à < 1,75
57
3
5,26%
1,10%
1,10%
0,55%
1,75 à < 2,50
46
2
4,35%
1,96%
2,12%
0,63%
2,50 à < 10,00
291
2
0,69%
4,97%
3,90%
0,80%
2,50 à < 5,00
259
1
0,39%
4,24%
3,43%
0,64%
5,00 à < 10,00
32
1
3,12%
7,76%
7,76%
1,30%
10,00 à < 100,00
69
-
-
15,01%
16,87%
4,08%
10,00 à < 20,00
41
-
-
12,03%
12,77%
1,91%
20,00 à < 30,00
28
-
-
22,51%
22,87%
9,61%
30,00 à < 100,00
-
-
-
-
-
-
100,00 (défaut)
13
13
-
100,00%
100,00%
-
Entreprises – PME
0,00 à < 0,15
3 137
2
0,06%
0,14%
0,11%
0,31%
0,00 à < 0,10
883
-
-
0,08%
0,06%
0,29%
0,10 à < 0,15
2 254
2
0,09%
0,16%
0,13%
0,30%
0,15 à < 0,25
2 555
3
0,12%
0,16%
0,18%
0,30%
0,25 à < 0,50
5 994
12
0,20%
0,37%
0,30%
0,45%
0,50 à < 0,75
6 185
16
0,26%
0,68%
0,54%
0,67%
0,75 à < 2,50
15 214
76
0,50%
1,95%
1,53%
1,53%
0,75 à < 1,75
9 507
48
0,50%
1,26%
1,17%
1,18%
1,75 à < 2,50
5 707
28
0,49%
2,58%
2,12%
1,91%
2,50 à < 10,00
20 708
403
1,95%
5,10%
4,62%
4,18%
2,50 à < 5,00
15 167
246
1,62%
4,28%
3,62%
3,49%
5,00 à < 10,00
5 541
157
2,83%
8,36%
7,37%
6,39%
10,00 à < 100,00
7 211
654
9,07%
18,70%
17,58%
14,78%
10,00 à < 20,00
4 609
310
6,73%
13,60%
13,08%
11,76%
20,00 à < 30,00
2 176
255
11,72%
25,37%
24,54%
19,71%
30,00 à < 100,00
426
89
20,89%
35,64%
33,00%
24,53%
100,00 (défaut)
5 263
5 263
-
100,00%
100,00%
-
Entreprises –
Financement spécialisé0,00 à < 0,15
194
-
-
0,10%
0,08%
0,29%
0,00 à < 0,10
118
-
-
0,07%
0,04%
0,25%
0,10 à < 0,15
76
-
-
0,14%
0,13%
0,41%
0,15 à < 0,25
-
-
-
-
-
-
0,25 à < 0,50
158
-
-
0,27%
0,27%
0,24%
0,50 à < 0,75
356
-
-
0,58%
0,53%
0,45%
0,75 à < 2,50
911
24
2,63%
1,69%
1,66%
0,99%
0,75 à < 1,75
438
20
4,57%
1,27%
1,13%
0,70%
1,75 à < 2,50
473
4
0,85%
2,32%
2,15%
1,30%
2,50 à < 10,00
675
8
1,19%
4,33%
4,36%
2,64%
2,50 à < 5,00
566
7
1,24%
4,05%
3,75%
1,93%
5,00 à < 10,00
109
1
0,92%
6,81%
7,52%
5,25%
10,00 à < 100,00
113
7
6,19%
15,45%
16,50%
11,20%
10,00 à < 20,00
73
3
4,11%
14,03%
12,25%
9,01%
20,00 à < 30,00
40
4
10,00%
22,20%
24,25%
18,37%
30,00 à < 100,00
-
-
-
36,21%
-
-
100,00 (défaut)
85
85
-
100,00%
100,00%
-
Entreprises – Autres
0,00 à < 0,15
3 362
1
0,03%
0,08%
0,08%
0,15%
0,00 à < 0,10
1 909
-
-
0,05%
0,04%
0,14%
0,10 à < 0,15
1 453
1
0,07%
0,14%
0,13%
0,15%
0,15 à < 0,25
88
-
-
0,16%
0,16%
-
0,25 à < 0,50
1 650
4
0,24%
0,28%
0,26%
0,24%
0,50 à < 0,75
2 584
5
0,19%
0,55%
0,52%
0,41%
0,75 à < 2,50
5 570
38
0,68%
1,67%
1,56%
1,14%
0,75 à < 1,75
3 175
27
0,85%
1,18%
1,14%
0,87%
1,75 à < 2,50
2 395
11
0,46%
2,19%
2,13%
1,44%
2,50 à < 10,00
9 351
121
1,29%
4,57%
4,42%
3,02%
2,50 à < 5,00
7 415
83
1,12%
3,84%
3,63%
2,68%
5,00 à < 10,00
1 936
38
1,96%
7,86%
7,51%
4,32%
10,00 à < 100,00
2 714
153
5,64%
14,75%
16,72%
10,54%
10,00 à < 20,00
1 771
74
4,18%
12,35%
12,70%
8,46%
20,00 à < 30,00
891
62
6,96%
22,39%
24,17%
14,97%
30,00 à < 100,00
52
17
32,69%
34,51%
33,42%
3,38%
100,00 (défaut)
1 371
1 371
-
100,00%
100,00%
-
Clientèle de détail –
Expositions garanties par des biens immobiliers PME0,00 à < 0,15
130
1
0,77%
0,08%
0,04%
0,44%
0,00 à < 0,10
130
1
0,77%
0,05%
0,04%
0,44%
0,10 à < 0,15
-
-
-
0,10%
-
-
0,15 à < 0,25
15
-
-
0,19%
0,23%
0,21%
0,25 à < 0,50
4 495
13
0,29%
0,27%
0,27%
0,28%
0,50 à < 0,75
12 559
53
0,42%
0,62%
0,62%
0,38%
0,75 à < 2,50
10 947
106
0,97%
0,37%
1,01%
0,96%
0,75 à < 1,75
10 941
106
0,97%
0,01%
1,01%
0,93%
1,75 à < 2,50
6
-
-
2,07%
2,12%
1,77%
2,50 à < 10,00
2 568
50
1,95%
2,84%
2,88%
2,45%
2,50 à < 5,00
2 384
43
1,80%
2,56%
2,57%
2,22%
5,00 à < 10,00
184
7
3,80%
6,94%
6,90%
4,99%
10,00 à < 100,00
1 142
136
11,91%
15,30%
15,36%
14,45%
10,00 à < 20,00
1 074
135
12,57%
14,48%
14,64%
14,06%
20,00 à < 30,00
68
1
1,47%
26,52%
26,83%
18,04%
30,00 à < 100,00
-
-
-
-
-
-
100,00 (défaut)
964
964
-
100,00%
100,00%
-
Clientèle de détail –
Expositions garanties par des biens immobiliers non-PME0,00 à < 0,15
394 763
135
0,03%
0,07%
0,07%
0,07%
0,00 à < 0,10
394 763
135
0,03%
0,06%
0,07%
0,07%
0,10 à < 0,15
-
-
-
0,10%
-
-
0,15 à < 0,25
311 274
255
0,08%
0,19%
0,21%
0,12%
0,25 à < 0,50
115 771
178
0,15%
0,40%
0,41%
0,21%
0,50 à < 0,75
137 497
221
0,16%
0,56%
0,61%
0,35%
0,75 à < 2,50
140 813
686
0,49%
1,31%
1,50%
0,61%
0,75 à < 1,75
74 432
235
0,32%
0,94%
0,97%
0,50%
1,75 à < 2,50
66 381
451
0,68%
2,21%
2,07%
1,19%
2,50 à < 10,00
52 116
914
1,75%
5,03%
4,86%
2,62%
2,50 à < 5,00
31 049
378
1,22%
3,87%
3,28%
1,79%
5,00 à < 10,00
21 067
536
2,54%
8,10%
6,99%
4,54%
10,00 à < 100,00
8 469
715
8,44%
23,10%
18,77%
14,33%
10,00 à < 20,00
6 820
489
7,17%
13,63%
16,03%
12,74%
20,00 à < 30,00
1 253
121
9,66%
26,07%
23,92%
16,80%
30,00 à < 100,00
396
105
26,52%
58,96%
49,81%
37,23%
100,00 (défaut)
10 782
10 782
-
100,00%
100,00%
-
Clientèle de détail –
Expositions renouvelables éligibles0,00 à < 0,15
1 863 871
1 053
0,06%
0,07%
0,08%
0,08%
0,00 à < 0,10
1 406 176
762
0,05%
0,05%
0,07%
0,02%
0,10 à < 0,15
457 695
291
0,06%
0,11%
0,12%
0,08%
0,15 à < 0,25
38 674
68
0,18%
0,19%
0,23%
0,14%
0,25 à < 0,50
1 319 229
2 466
0,19%
0,37%
0,46%
0,39%
0,50 à < 0,75
114 190
546
0,48%
0,64%
0,62%
0,36%
0,75 à < 2,50
950 664
6 315
0,66%
1,37%
1,20%
0,86%
0,75 à < 1,75
856 855
5 237
0,61%
0,97%
1,13%
0,90%
1,75 à < 2,50
93 809
1 078
1,15%
2,33%
1,96%
0,82%
2,50 à < 10,00
976 332
31 712
3,25%
5,77%
4,39%
3,02%
2,50 à < 5,00
561 753
11 608
2,07%
4,06%
2,89%
2,18%
5,00 à < 10,00
414 579
20 104
4,85%
7,98%
6,41%
4,24%
10,00 à < 100,00
319 768
43 317
13,55%
23,10%
22,28%
15,00%
10,00 à < 20,00
216 291
24 589
11,37%
12,72%
15,49%
9,80%
20,00 à < 30,00
10 884
2 077
19,08%
26,92%
25,09%
14,96%
30,00 à < 100,00
92 593
16 651
17,98%
41,24%
37,37%
52,89%
100,00 (défaut)
155 144
155 144
-
100,00%
100,00%
-
Clientèle de détail –
Autres PME0,00 à < 0,15
357
2
0,56%
0,08%
0,06%
0,09%
0,00 à < 0,10
347
1
0,29%
0,05%
0,06%
0,07%
0,10 à < 0,15
10
1
10,00%
0,11%
0,13%
-
0,15 à < 0,25
6 337
41
0,65%
0,19%
0,21%
0,45%
0,25 à < 0,50
171 094
578
0,34%
0,38%
0,35%
0,23%
0,50 à < 0,75
38 945
552
1,42%
0,59%
0,57%
0,62%
0,75 à < 2,50
189 564
2 570
1,36%
1,51%
1,47%
1,20%
0,75 à < 1,75
149 293
1 990
1,33%
1,33%
1,24%
1,02%
1,75 à < 2,50
40 271
580
1,44%
2,28%
2,03%
1,59%
2,50 à < 10,00
105 007
4 519
4,30%
5,08%
4,94%
4,06%
2,50 à < 5,00
49 603
1 886
3,80%
3,97%
3,76%
3,56%
5,00 à < 10,00
55 404
2 633
4,75%
6,88%
6,25%
4,87%
10,00 à < 100,00
41 782
6 981
16,71%
18,81%
18,28%
13,54%
10,00 à < 20,00
29 258
3 600
12,30%
13,06%
12,40%
8,91%
20,00 à < 30,00
8 484
1 866
21,99%
25,53%
23,58%
14,69%
30,00 à < 100,00
4 040
1 515
37,50%
41,37%
40,62%
35,01%
100,00 (défaut)
32 663
32 663
-
100,00%
100,00%
-
Clientèle de détail –
Autres non-PME0,00 à < 0,15
32 474
24
0,07%
0,08%
0,09%
0,07%
0,00 à < 0,10
24 287
19
0,08%
0,05%
0,09%
0,08%
0,10 à < 0,15
8 187
5
0,06%
0,10%
0,11%
0,07%
0,15 à < 0,25
234 369
130
0,06%
0,18%
0,20%
0,16%
0,25 à < 0,50
366 399
905
0,25%
0,43%
0,35%
0,31%
0,50 à < 0,75
211 435
958
0,45%
0,73%
0,66%
0,46%
0,75 à < 2,50
505 530
3 786
0,75%
1,38%
1,46%
0,93%
0,75 à < 1,75
386 569
2 667
0,69%
1,19%
1,23%
0,78%
1,75 à < 2,50
118 961
1 119
0,94%
2,31%
2,12%
1,39%
2,50 à < 10,00
391 296
12 965
3,31%
4,42%
4,62%
3,12%
2,50 à < 5,00
258 066
5 220
2,02%
3,49%
3,35%
2,12%
5,00 à < 10,00
133 230
7 745
5,81%
6,86%
7,03%
4,68%
10,00 à < 100,00
119 429
21 980
18,40%
23,80%
27,37%
20,33%
10,00 à < 20,00
43 505
4 097
9,42%
13,30%
12,85%
9,84%
20,00 à < 30,00
29 387
5 262
17,91%
27,80%
23,77%
16,47%
30,00 à < 100,00
46 537
12 621
27,12%
43,77%
42,36%
33,37%
100,00 (défaut)
143 331
143 331
-
100,00%
100,00%
-
Catégorie d’expositions
Fourchette de PD
31.12.2022
Nombre de débiteurs
à la fin de l’année précédente
Taux de défaut
moyen observé
(%)
PD moyenne
31.12.2022
pondérée
(%)
PD moyenne
31.12.2021
(%)
Taux de défaut
annuel
historique
moyen (%)
dont nombre de
débiteurs qui
ont fait défaut
au cours de
l’année
Administrations centrales et banques
centrales0,00 à < 0,15
10
-
-
0,01%
0,01%
-
0,00 à < 0,10
10
-
-
0,01%
0,01%
-
0,10 à < 0,15
-
-
-
-
-
-
0,15 à < 0,25
-
-
-
-
-
-
0,25 à < 0,50
-
-
-
-
-
-
0,50 à < 0,75
-
-
-
-
-
-
0,75 à < 2,50
-
-
-
-
-
-
0,75 à < 1,75
-
-
-
-
-
-
1,75 à < 2,50
-
-
-
-
-
-
2,50 à < 10,00
1
-
-
2,67%
3,26%
-
2,50 à < 5,00
1
-
-
3,26%
3,26%
-
5,00 à < 10,00
-
-
-
-
-
-
10,00 à < 100,00
-
-
-
-
-
-
10,00 à < 20,00
-
-
-
-
-
-
20,00 à < 30,00
-
-
-
-
-
-
30,00 à < 100,00
-
-
-
-
-
-
100,00 (défaut)
-
-
-
-
-
-
Établissements
0,00 à < 0,15
12
-
-
0,04%
0,06%
0,05%
0,00 à < 0,10
9
-
-
0,03%
0,03%
0,06%
0,10 à < 0,15
3
-
-
0,13%
0,13%
-
0,15 à < 0,25
-
-
-
-
-
-
0,25 à < 0,50
2
-
-
-
0,26%
-
0,50 à < 0,75
1
-
-
0,50%
0,50%
-
0,75 à < 2,50
1
-
-
1,19%
2,12%
-
0,75 à < 1,75
-
-
-
1,10%
-
-
1,75 à < 2,50
1
-
-
2,12%
2,12%
-
2,50 à < 10,00
2
-
-
3,76%
5,51%
0,79%
2,50 à < 5,00
1
-
-
3,26%
3,26%
0,97%
5,00 à < 10,00
1
-
-
7,76%
7,76%
-
10,00 à < 100,00
-
-
-
11,42%
-
5,90%
10,00 à < 20,00
-
-
-
11,42%
-
2,29%
20,00 à < 30,00
-
-
-
-
-
6,55%
30,00 à < 100,00
-
-
-
-
-
-
100,00 (défaut)
-
-
-
-
-
-
Entreprises – PME
0,00 à < 0,15
257
-
-
0,21%
0,13%
0,27%
0,00 à < 0,10
10
-
-
0,27%
0,04%
0,12%
0,10 à < 0,15
247
-
-
0,21%
0,13%
0,35%
0,15 à < 0,25
466
-
-
0,16%
0,16%
0,01%
0,25 à < 0,50
602
3
0,50%
0,41%
0,29%
0,45%
0,50 à < 0,75
1 290
-
-
0,69%
0,56%
0,58%
0,75 à < 2,50
2 758
20
0,73%
1,86%
1,50%
1,57%
0,75 à < 1,75
1 892
11
0,58%
1,33%
1,22%
1,13%
1,75 à < 2,50
866
9
1,04%
2,60%
2,12%
2,13%
2,50 à < 10,00
5 043
104
2,06%
5,06%
4,37%
4,82%
2,50 à < 5,00
3 809
62
1,63%
4,36%
3,50%
4,07%
5,00 à < 10,00
1 234
42
3,40%
8,42%
7,11%
7,50%
10,00 à < 100,00
1 555
150
9,65%
17,87%
17,62%
15,63%
10,00 à < 20,00
1 032
80
7,75%
13,86%
13,20%
11,73%
20,00 à < 30,00
410
45
10,98%
24,81%
24,52%
21,68%
30,00 à < 100,00
113
25
22,12%
35,91%
33,35%
3,37%
100,00 (défaut)
872
872
-
100,00%
100,00%
-
Entreprises – Autres
0,00 à < 0,15
534
-
-
0,06%
0,09%
0,09%
0,00 à < 0,10
286
-
-
0,05%
0,05%
0,07%
0,10 à < 0,15
248
-
-
0,13%
0,13%
0,11%
0,15 à < 0,25
36
-
-
0,16%
0,16%
-
0,25 à < 0,50
345
3
0,87%
0,26%
0,27%
0,25%
0,50 à < 0,75
549
-
-
0,52%
0,53%
0,34%
0,75 à < 2,50
1 304
16
1,23%
1,37%
1,54%
1,01%
0,75 à < 1,75
798
11
1,38%
0,84%
1,17%
0,73%
1,75 à < 2,50
506
5
0,99%
2,21%
2,12%
1,37%
2,50 à < 10,00
2 762
46
1,67%
4,18%
4,24%
3,37%
2,50 à < 5,00
2 245
33
1,47%
3,75%
3,54%
2,89%
5,00 à < 10,00
517
13
2,51%
7,77%
7,36%
5,36%
10,00 à < 100,00
729
43
5,90%
15,60%
17,05%
11,57%
10,00 à < 20,00
490
28
5,71%
12,40%
12,77%
8,94%
20,00 à < 30,00
217
12
5,53%
24,95%
25,08%
15,46%
30,00 à < 100,00
22
3
13,64%
35,20%
33,69%
3,84%
100,00 (défaut)
256
256
-
100,00%
100,00%
-
Catégorie d’expositions
Fourchette de PD
31.12.2022
Notation
externe
équivalente
(S&P)
Nombre de débiteurs
à la fin de l’année précédente
Taux de défaut
moyen observé
(%)
PD moyenne
31.12.2021
(%)
Taux de défaut
annuel
historique
moyen (%)
dont nombre de
débiteurs qui
ont fait défaut
au cours de
l’année
Administrations centrales et banques centrales
0,000 à < 0,011
AAA
29
-
-
0,01%
0,05%
0,011 à < 0,017
AA+
230
-
-
0,01%
-
0,017 à < 0,023
AA
40
-
-
0,02%
-
0,023 à < 0,029
AA-
12
-
-
0,03%
-
0,029 à < 0,034
A+
9
-
-
0,03%
-
0,034 à < 0,047
A
4
-
-
0,04%
-
0,047 à < 0,089
A-
3
-
-
0,06%
-
0,089 à < 0,183
BBB+
7
-
-
0,13%
0,54%
0,183 à < 0,359
BBB
8
-
-
0,26%
-
0,359 à < 0,743
BBB-
9
-
-
0,50%
-
0,743 à < 1,529
BB+
4
-
-
1,10%
0,63%
1,529 à < 2,632
BB
5
-
-
2,12%
-
2,632 à < 3,877
BB-
26
-
-
3,26%
0,64%
3,877 à < 5,983
B+
11
-
-
4,61%
-
5,983 à < 9,414
B
12
3
25,00%
7,76%
1,15%
9,414 à < 12,792
B-
8
-
-
11,42%
0,35%
12,792 à < 17,113
CCC+
7
-
-
14,33%
3,32%
17,113 à < 23,600
CCC
1
-
-
20,44%
10,71%
23,600 à < 100,00
C / CC / CCC-
1
-
-
27,25%
10,64%
100,00 (défaut)
D / SD
8
8
-
100,00%
-
Établissements
0,000 à < 0,011
AAA
-
-
-
-
0
0,011 à < 0,017
AA+
-
-
-
-
-
0,017 à < 0,023
AA
-
-
-
-
-
0,023 à < 0,029
AA-
-
-
-
-
-
0,029 à < 0,034
A+
1 386
-
-
0,03%
0,15%
0,034 à < 0,047
A
285
-
-
0,04%
0,39%
0,047 à < 0,089
A-
376
-
-
0,06%
0,19%
0,089 à < 0,183
BBB+
391
-
-
0,13%
-
0,183 à < 0,359
BBB
371
1
0,27%
0,26%
0,08%
0,359 à < 0,743
BBB-
163
-
-
0,50%
0,25%
0,743 à < 1,529
BB+
57
3
5,26%
1,10%
0,57%
1,529 à < 2,632
BB
46
2
4,35%
2,12%
0,41%
2,632 à < 3,877
BB-
226
1
0,44%
3,26%
0,64%
3,877 à < 5,983
B+
34
-
-
4,61%
0,96%
5,983 à < 9,414
B
32
1
3,12%
7,76%
1,35%
9,414 à < 12,792
B-
22
-
-
11,42%
2,16%
12,792 à < 17,113
CCC+
19
-
-
14,33%
1,42%
17,113 à < 23,600
CCC
18
-
-
20,44%
6,15%
23,600 à < 100,00
C / CC / CCC-
10
-
-
27,25%
14,27%
100,00 (défaut)
D / SD
13
13
-
100,00%
-
Entreprises – PME
0,000 à < 0,011
AAA
1
-
-
-
-
0,011 à < 0,017
AA+
-
-
-
-
-
0,017 à < 0,023
AA
-
-
-
-
-
0,023 à < 0,029
AA-
-
-
-
-
-
0,029 à < 0,034
A+
40
-
-
0,03%
0,16%
0,034 à < 0,047
A
11
-
-
0,04%
0,89%
0,047 à < 0,089
A-
828
-
-
0,06%
0,13%
0,089 à < 0,183
BBB+
3 513
2
0,06%
0,14%
0,30%
0,183 à < 0,359
BBB
3 771
5
0,13%
0,27%
0,45%
0,359 à < 0,743
BBB-
5 953
14
0,24%
0,54%
0,68%
0,743 à < 1,529
BB+
8 570
32
0,37%
1,17%
1,17%
1,529 à < 2,632
BB
7 176
44
0,61%
2,21%
0,48%
2,632 à < 3,877
BB-
7 755
117
1,51%
3,23%
2,96%
3,877 à < 5,983
B+
7 254
156
2,15%
4,60%
4,49%
5,983 à < 9,414
B
4 229
114
2,70%
7,93%
6,40%
9,414 à < 12,792
B-
2 321
99
4,27%
11,29%
11,26%
12,792 à < 17,113
CCC+
1 813
148
8,16%
14,13%
13,08%
17,113 à < 23,600
CCC
1 221
140
11,47%
19,14%
16,84%
23,600 à < 100,00
C / CC / CCC-
1 887
268
14,20%
28,15%
22,88%
100,00 (défaut)
D / SD
5 197
5 197
-
100,00%
-
Entreprises –
Financement spécialisé0,000 à < 0,011
AAA
1
-
-
-
0
0,011 à < 0,017
AA+
-
-
-
-
-
0,017 à < 0,023
AA
-
-
-
-
-
0,023 à < 0,029
AA-
-
-
-
-
-
0,029 à < 0,034
A+
41
-
-
0,03%
0,56%
0,034 à < 0,047
A
35
-
-
0,04%
0,12%
0,047 à < 0,089
A-
41
-
-
0,06%
-
0,089 à < 0,183
BBB+
76
-
-
0,13%
0,44%
0,183 à < 0,359
BBB
158
-
-
0,27%
0,26%
0,359 à < 0,743
BBB-
356
-
-
0,53%
0,44%
0,743 à < 1,529
BB+
438
20
4,57%
1,13%
0,74%
1,529 à < 2,632
BB
473
4
0,85%
2,15%
0,18%
2,632 à < 3,877
BB-
371
5
1,35%
3,29%
1,53%
3,877 à < 5,983
B+
208
3
1,44%
4,64%
2,75%
5,983 à < 9,414
B
96
-
-
7,85%
5,31%
9,414 à < 12,792
B-
54
2
3,70%
11,50%
7,19%
12,792 à < 17,113
CCC+
19
1
5,26%
14,37%
17,55%
17,113 à < 23,600
CCC
20
2
10,00%
20,85%
19,16%
23,600 à < 100,00
C / CC / CCC-
20
2
10,00%
27,66%
21,50%
100,00 (défaut)
D / SD
85
85
-
100,00%
-
Entreprises – Autres
0,000 à < 0,011
AAA
-
-
-
-
0
0,011 à < 0,017
AA+
-
-
-
-
-
0,017 à < 0,023
AA
-
-
-
-
-
0,023 à < 0,029
AA-
-
-
-
-
-
0,029 à < 0,034
A+
823
-
-
0,03%
0,10%
0,034 à < 0,047
A
285
-
-
0,04%
0,13%
0,047 à < 0,089
A-
805
-
-
0,06%
0,14%
0,089 à < 0,183
BBB+
1 537
1
0,07%
0,13%
0,16%
0,183 à < 0,359
BBB
1 650
4
0,24%
0,26%
0,23%
0,359 à < 0,743
BBB-
2 584
5
0,19%
0,52%
0,41%
0,743 à < 1,529
BB+
3 175
27
0,85%
1,14%
0,87%
1,529 à < 2,632
BB
2 645
12
0,45%
2,17%
0,32%
2,632 à < 3,877
BB-
4 771
50
1,05%
3,24%
2,25%
3,877 à < 5,983
B+
2 628
34
1,29%
4,56%
3,46%
5,983 à < 9,414
B
1 740
36
2,07%
7,74%
4,30%
9,414 à < 12,792
B-
1 029
24
2,33%
11,25%
8,70%
12,792 à < 17,113
CCC+
659
35
5,31%
14,28%
8,89%
17,113 à < 23,600
CCC
466
46
9,87%
19,87%
15,64%
23,600 à < 100,00
C / CC / CCC-
568
47
8,27%
27,68%
15,11%
100,00 (défaut)
D / SD
1 371
1 371
-
100,00%
-
Catégorie
d’expositions
Fourchette de PD
31.12.2022
Notation
externe
équivalente
(S&P)
Nombre de débiteurs
à la fin de l’année précédente
Taux de défaut
moyen observé
(%)
PD moyenne
31.12.2021
(%)
Taux de défaut
annuel
historique
moyen (%)
dont nombre de
débiteurs qui
ont fait défaut
au cours de
l’année
Administrations centrales et banques
centrales0,000 à < 0,011
AAA
-
-
-
-
-
0,011 à < 0,017
AA+
9
-
-
0,01%
-
0,017 à < 0,023
AA
1
-
-
0,02%
-
0,023 à < 0,029
AA-
-
-
-
-
-
0,029 à < 0,034
A+
-
-
-
-
-
0,034 à < 0,047
A
-
-
-
-
-
0,047 à < 0,089
A-
-
-
-
-
-
0,089 à < 0,183
BBB+
-
-
-
-
-
0,183 à < 0,359
BBB
-
-
-
-
-
0,359 à < 0,743
BBB-
-
-
-
-
-
0,743 à < 1,529
BB+
-
-
-
-
-
1,529 à < 2,632
BB
-
-
-
-
-
2,632 à < 3,877
BB-
1
-
-
3,26%
-
3,877 à < 5,983
B+
-
-
-
-
-
5,983 à < 9,414
B
-
-
-
-
-
9,414 à < 12,792
B-
-
-
-
-
-
12,792 à < 17,113
CCC+
-
-
-
-
-
17,113 à < 23,600
CCC
-
-
-
-
-
23,600 à < 100,00
C / CC / CCC-
-
-
-
-
-
100,00 (défaut)
D / SD
-
-
-
-
-
Établissements
0,000 à < 0,011
AAA
-
-
-
-
-
0,011 à < 0,017
AA+
-
-
-
-
-
0,017 à < 0,023
AA
-
-
-
-
-
0,023 à < 0,029
AA-
-
-
-
-
-
0,029 à < 0,034
A+
8
-
-
0,03%
0,03%
0,034 à < 0,047
A
1
-
-
0,04%
0,36%
0,047 à < 0,089
A-
-
-
-
-
-
0,089 à < 0,183
BBB+
3
-
-
0,13%
-
0,183 à < 0,359
BBB
2
-
-
0,26%
-
0,359 à < 0,743
BBB-
1
-
-
0,50%
-
0,743 à < 1,529
BB+
-
-
-
-
-
1,529 à < 2,632
BB
1
-
-
2,12%
-
2,632 à < 3,877
BB-
1
-
-
3,26%
1,03%
3,877 à < 5,983
B+
-
-
-
-
0,93%
5,983 à < 9,414
B
1
-
-
7,76%
-
9,414 à < 12,792
B-
-
-
-
-
-
12,792 à < 17,113
CCC+
-
-
-
-
-
17,113 à < 23,600
CCC
-
-
-
-
-
23,600 à < 100,00
C / CC / CCC-
-
-
-
-
-
100,00 (défaut)
D / SD
-
-
-
-
-
Entreprises – PME
0,000 à < 0,011
AAA
-
-
-
-
-
0,011 à < 0,017
AA+
-
-
-
-
-
0,017 à < 0,023
AA
-
-
-
-
-
0,023 à < 0,029
AA-
-
-
-
-
-
0,029 à < 0,034
A+
4
-
-
0,03%
0,09%
0,034 à < 0,047
A
2
-
-
0,04%
0,23%
0,047 à < 0,089
A-
4
-
-
0,06%
0,09%
0,089 à < 0,183
BBB+
700
-
-
0,15%
0,34%
0,183 à < 0,359
BBB
602
3
0,50%
0,29%
0,46%
0,359 à < 0,743
BBB-
1 290
-
-
0,56%
0,59%
0,743 à < 1,529
BB+
1 892
11
0,58%
1,22%
1,16%
1,529 à < 2,632
BB
1 325
12
0,91%
2,27%
0,63%
2,632 à < 3,877
BB-
2 069
31
1,50%
3,21%
3,55%
3,877 à < 5,983
B+
1 732
43
2,48%
4,58%
5,32%
5,983 à < 9,414
B
825
28
3,39%
7,88%
7,81%
9,414 à < 12,792
B-
486
22
4,53%
11,16%
10,91%
12,792 à < 17,113
CCC+
410
39
9,51%
14,14%
14,04%
17,113 à < 23,600
CCC
276
27
9,78%
18,89%
17,77%
23,600 à < 100,00
C / CC / CCC-
391
62
15,86%
28,42%
28,10%
100,00 (défaut)
D / SD
872
872
-
100,00%
-
Entreprises – Autres
0,000 à < 0,011
AAA
-
-
-
-
-
0,011 à < 0,017
AA+
-
-
-
-
-
0,017 à < 0,023
AA
-
-
-
-
-
0,023 à < 0,029
AA-
-
-
-
-
-
0,029 à < 0,034
A+
83
-
-
0,03%
0,02%
0,034 à < 0,047
A
71
-
-
0,04%
0,04%
0,047 à < 0,089
A-
132
-
-
0,06%
0,12%
0,089 à < 0,183
BBB+
283
-
-
0,13%
0,10%
0,183 à < 0,359
BBB
345
3
0,87%
0,27%
0,27%
0,359 à < 0,743
BBB-
549
-
-
0,53%
0,34%
0,743 à < 1,529
BB+
798
11
1,38%
1,17%
0,76%
1,529 à < 2,632
BB
612
5
0,82%
2,20%
0,36%
2,632 à < 3,877
BB-
1 490
26
1,74%
3,22%
2,58%
3,877 à < 5,983
B+
740
10
1,35%
4,52%
3,97%
5,983 à < 9,414
B
436
10
2,29%
7,70%
5,55%
9,414 à < 12,792
B-
285
10
3,51%
11,19%
8,63%
12,792 à < 17,113
CCC+
176
13
7,39%
14,28%
11,05%
17,113 à < 23,600
CCC
102
9
8,82%
19,62%
17,67%
23,600 à < 100,00
C / CC / CCC-
169
11
6,51%
27,96%
17,49%
100,00 (défaut)
D / SD
256
256
-
100,00%
-
Portefeuille bâlois
31.12.2022
LGD IRBA
Pertes estimées hors
marge de prudence
EAD observée/
EAD IRBA
Prêts immobiliers (hors expositions cautionnées)
18%
12%
-
Crédits renouvelables
49%
21%
79%
Autres crédits aux particuliers
30%
25%
-
TPE et professionnels
28%
19%
77%
Ensemble clientèle de détail Groupe
26%
19%
79%
Les évolutions sur les pertes estimées sont expliquées par un changement de méthodologie de backtesting (calcul en 1 temps).
Les évolutions sur le portefeuille « Autres crédits aux particuliers » sont expliquées par un changement de périmètre.
Portefeuille bâlois
31.12.2021
LGD IRBA
Pertes estimées hors
marge de prudence
EAD observée/
EAD IRBA
Prêts immobiliers (hors expositions cautionnées)
18%
9%
-
Crédits renouvelables
48%
43%
66%
Autres crédits aux particuliers
28%
23%
-
TPE et professionnels
29%
22%
72%
Ensemble clientèle de détail Groupe
26%
19%
68%
Les modèles d’évaluation des exigences de fonds propres au titre du risque de crédit sont soumis au dispositif global de gestion du risque de modèles (cf. chapitre 15 « Risque de modèle »).
La première ligne de défense, responsable du développement, de la mise en œuvre, de l’usage et du suivi de la pertinence au cours du temps des modèles, est soumise aux règles relatives au cycle de vie du modèle, incluant notamment pour les modèles internes de risque de crédit une traçabilité des étapes de développement et application, et un backtesting réalisé à fréquence annuelle. En fonction des spécificités de chaque famille de modèles et notamment de l’environnement réglementaire, la deuxième ligne de défense peut décider d’effectuer le backtesting de ces modèles. Dans ce cas, la deuxième ligne de défense est responsable d’établir une norme dédiée pour la famille de modèle concernée et d’informer la première ligne de défense (notamment le propriétaire du modèle) des conclusions obtenues.
Le Département « Risque de modèle », directement rattaché à la Direction des risques, constitue la seconde ligne de défense sur les modèles de risque de crédit. Pour la conduite de leurs missions, les équipes de revue indépendante s’appuient sur des principes de contrôle de la robustesse théorique (évaluation de la qualité de la conception et du développement) des modèles, la conformité de l’application et de l’usage, le suivi continu de la pertinence du modèle au cours du temps. Le processus de revue indépendante s’achève par (i) un rapport qui décrit le périmètre de la revue, les tests effectués, les résultats de la revue, les conclusions ou les recommandations et par (ii) des comités de revue (« Comités modèles » dans le cas des modèles de risque de crédit) et d’approbation (« Comités experts »). Le dispositif de contrôle du modèle donne lieu à des reportings récurrents à la Direction des risques dans le cadre de diverses instances et processus (Comité Model Risk Management Groupe, Risk Appetite Statement/Risk Appetite Framework, suivi des recommandations, etc.) et annuellement à la Direction générale (CORISQ). Le Département « Risque de modèle » revoit notamment les nouveaux modèles, les résultats de backtesting ainsi que toutes les modifications portant sur les modèles d’évaluation des exigences de fonds propres au titre du risque de crédit. Conformément au règlement délégué (UE) n° 529/2014 du 20 mai 2014 relatif au suivi des modèles internes utilisés pour le calcul des exigences de fonds propres, les évolutions du dispositif de notation du Groupe font ensuite l’objet de deux types de notifications principaux au superviseur compétent en fonction du caractère significatif de l’évolution, évalué selon ce même règlement :
■les évolutions significatives qui font l’objet d’une demande d’autorisation préalable à leur mise en œuvre ;
■les autres évolutions qui doivent être notifiées aux autorités compétentes : (i) avant leur mise en œuvre : les évolutions selon les critères définis par le règlement, sont notifiées au superviseur (notification ex ante) ; en l’absence de réponse de la part du superviseur dans un délai de deux mois, celles-ci peuvent être mises en œuvre ; (ii) après leur mise en œuvre : ces évolutions sont notifiées aux autorités compétentes après leur mise en œuvre au moins une fois par an, par le biais d’un rapport spécifique (notification ex post).
La Direction de l’inspection et de l’audit interne, en tant que troisième ligne de défense a pour responsabilité d’évaluer périodiquement l’efficacité globale du dispositif de gestion du risque de modèle (la pertinence de la gouvernance pour le risque de modèle et l’efficience des activités de la deuxième ligne de défense) et d’effectuer l’audit indépendant des modèles.
L’impact du risque de transition sur le risque de crédit des entreprises clientes de Société Générale a été identifié comme un des principaux risques liés au changement climatique pour le Groupe.
-
6.5 INFORMATIONS QUANTITATIVES
Dans cette section, la mesure adoptée pour les expositions de crédit est l’EAD – Exposure At Default (bilan et hors bilan). Les EAD en approche standard sont reportées nettes de provisions spécifiques et de collatéraux financiers.
Le regroupement des secteurs d’activité a été revu en 2022, afin d’être conforme au suivi interne du risque de crédit et aux nouvelles exigences de publication EBA sur les secteurs d’activité. Le regroupement utilisé se base sur l’activité économique principale des contreparties. L’EAD est ventilée selon l’axe du garant, après prise en compte de l’effet de substitution (sauf indication).
Souverains
Créances ou créances conditionnelles sur les états souverains, les autorités régionales, les collectivités locales ou les entités du secteur public ainsi que les banques multilatérales de développement et les organisations internationales.
Établissements
Créances ou créances conditionnelles sur des établissements de crédit réglementés et assimilés ou sur des États, collectivités locales ou autres entités du secteur public n’ayant pas le statut de contreparties souveraines.
Entreprises
Créances ou créances conditionnelles sur de grandes entreprises, lesquelles incluent toutes les expositions qui ne font pas partie des portefeuilles définis ci-dessus. De plus, les petites et moyennes entreprises, définies comme des sociétés dont le chiffre d’affaires total est inférieur à 50 M EUR par an, sont incluses dans cette catégorie en tant que sous-portefeuille.
Clientèle de détail
Créances ou créances conditionnelles soit sur un ou des particuliers, soit sur une entreprise de taille petite ou moyenne, sous réserve, dans ce dernier cas, que le montant total dû à l’établissement de crédit n’excède pas 1 million d’euros.
L’exposition à la clientèle de détail est en outre décomposée en plusieurs catégories : prêts immobiliers, crédits renouvelables et autres crédits aux particuliers, le solde correspondant aux expositions aux très petites entreprises et aux professionnels.
Autres
Créances relatives essentiellement à des opérations de titrisation, aux participations, aux immobilisations, aux comptes de régularisation, aux contributions aux fonds de défaillance des contreparties centrales, aux expositions garanties par une hypothèque sur un bien immobilier en méthode standard, et aux expositions en défaut en méthode standard.
Sur la clientèle « Entreprises », le périmètre retenu correspond aux crédits sains traités en approche IRB (hors critère de classement prudentiel, par pondération, du financement spécialisé), sur l’ensemble du portefeuille de clients « Entreprises », tous pôles confondus. Il représente une EAD de 318 milliards d’euros (sur une EAD totale sur le portefeuille bâlois « Entreprises » de 351 milliards d’euros, méthode standard comprise). La répartition par rating de l’exposition « Entreprises » du Groupe démontre la bonne qualité du portefeuille. Elle est fondée sur la notation interne de la contrepartie, présentée en équivalent Standard & Poor’s.
Au 31 décembre 2022, la majorité de l’exposition se concentre sur des contreparties Investment Grade, c’est-à-dire dont le rating interne en équivalent Standard & Poor’s est supérieur à BBB– (70% de la clientèle « Entreprises »). Les opérations portant sur les contreparties Non-Investment Grade sont très souvent assorties de garanties et collatéraux permettant d’atténuer le risque.
RÉPARTITION PAR NOTE INTERNE DU RISQUE
SUR LA CLIENTÈLE BANCAIRE AU 31 DÉCEMBRE 2022
(EN % DE L’EAD)RÉPARTITION PAR NOTE INTERNE DU RISQUE
SUR LA CLIENTÈLE BANCAIRE AU 31 DÉCEMBRE 2021 (EN % DE L’EAD)Sur la clientèle bancaire, le périmètre retenu correspond aux crédits sains traités en méthode IRB, sur l’ensemble du portefeuille Banques, tous pôles confondus, et représente une EAD de 58 milliards d’euros (sur une EAD totale sur le portefeuille bâlois Banques de 95 milliards d’euros, méthode standard comprise). La répartition par rating de l’exposition sur contreparties bancaires du groupe Société Générale démontre la bonne qualité du portefeuille. Elle est fondée sur la notation interne de la contrepartie, présentée en équivalent Standard & Poor’s. Au 31 décembre 2022, l’exposition sur la clientèle bancaire se concentre sur des contreparties Investment Grade (96% de l’exposition).
(En M EUR)
RWA - IRB
RWA - Standard
RWA - Total
Exigences de
fonds propres -
IRB
Exigences de
fonds propres -
Standard
Exigences de
fonds propres -
total
RWA de fin de la période précédente (31.12.2021)
192 368
109 682
302 051
15 389
8 775
24 164
Volume
(3 165)
(1 264)
(4 429)
(253)
(101)
(354)
Qualité des actifs
2 100
1 785
3 886
168
143
311
Mise à jour des modèles
7 758
-
7 758
621
-
621
Méthodologie
(3 849)
(4 115)
(7 965)
(308)
(329)
(637)
Acquisitions et cessions
1 238
(7 253)
(6 015)
99
(580)
(481)
Change
2 122
476
2 598
170
38
208
Autre
-
-
-
-
RWA de fin de la période
de reporting (31.12.2022)198 572
99 311
297 883
15 886
7 945
23 831
Les principaux effets expliquant la baisse des expositions pondérées (hors CVA) de 4 milliards d'euros sur l'année 2022 sont les suivants :
■un effet périmètre de -6,0 milliards d'euros principalement lié à la cession de l’entité ROSBANK ;
-le risque de contrepartie principalement lié aux efforts d’amélioration de l’efficience du calcul des EAD CCR et l’accord des autorités pour la reconnaissance et l’application de netting sur les contreparties chinoises,
-le risque de crédit principalement sur le hors bilan dû à la prise en compte des cash-flow dans le calcul de la maturité financière;
■un effet modèle de +7,8 milliards d'euros en lien avec la remédiation des modèles pour donner suite aux revues des TRIM et l’entrée en vigueur de l’IRB Repair ;
■un effet change de +2,6 milliards d'euros lié principalement à l'appréciation du dollar américain face à l’euro.
■volume : variations de périmètre et de composition (y compris création de nouvelle ligne-métier et arrivée à échéance de prêts). Cela n’intègre pas les effets liés aux acquisitions et cessions d’entités ;
■qualité des actifs : évolution de la qualité des actifs de la Banque découlant de variations du risque de l’emprunteur, telles que des changements de note ou des effets similaires ;
■mises à jour des modèles : variations dues à l’application du modèle, à l’évolution de son périmètre ou à toute modification visant à remédier à ses faiblesses ;
■méthodologie : variations dues aux changements de méthodologie de calcul découlant d’évolutions réglementaires, y compris des révisions de réglementations existantes et des nouvelles réglementations ;
■acquisitions et cessions : évolution de la taille du portefeuille découlant des acquisitions et cessions d’entités ;
La charge nette du risque du Groupe en 2022 est de 1 647 millions d’euros, en hausse de 135% par rapport à 2021. Ce coût du risque en hausse par rapport à une base de référence 2021 basse se décompose entre un coût du risque sur les encours en défaut qui reste faible (stage 3) à 17 pb contre 18 pb en 2021, et des dotations supplémentaires sur encours sains (stage 1/stage 2) de 12 pb afin de maintenir une politique de provisionnement prudente dans un environnement marqué par des perspectives économiques moins favorables avec, en particulier, la montée de l’inflation et des taux d’intérêt.
Le coût du risque (exprimé en points de base sur la moyenne des encours de début période des quatre trimestres précédant la clôture, y compris locations simples) s’établit ainsi à 28 points de base pour l’année 2022 contre 13 points de base en 2021.
■Dans la Banque de détail en France, le coût du risque est en hausse à 20 points de base sur l’année 2022 à comparer aux 5 points de base de l’année 2021. Ce CNR inclut une dotation de 4 bps sur encours sains (à comparer à la reprise stage 1/stage 2 de -7 pb en 2021).
■À 52 points de base sur l’année 2022 (contre 38 points de base sur l’année 2021), le coût du risque du pôle Banque de détail et Services Financiers Internationaux augmente malgré une CNR plus faible sur les encours en défaut (stage 3) du fait d’une dotation de 15 points de base sur le stage 1/stage 2.
■Le coût du risque de la Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs affiche un niveau à 23 points de base (contre 4 points de base sur l’année 2021), traduisant une forte hausse du coût du risque sur encours sains (stage 1/stage 2) à 20 pb, alors que la CNR sur encours en défaut reste très modérée (4 pb contre 7 pb en 2021).
Les tableaux qui suivent ont été élaborés selon les instructions techniques de l’Autorité Bancaire Européenne (ABE) relatives à la publication des expositions non performantes et renégociées (EBA/ITS/2020/04).
Ils présentent la qualité de crédit des expositions restructurées et des expositions performantes et non performantes, par zone géographique et secteur d’activité, avec les provisions et sûretés assorties, ainsi que le détail de la variation sur l’exercice des encours de prêts et avances non performants.
Pour information, et conformément aux recommandations de la BCE, les notions de défaut bâlois, d’encours dépréciés et d’expositions non performantes sont alignées au sein du groupe Société Générale.
Ce ratio est calculé conformément aux instructions relatives aux exigences de publications prudentielles publiées par l’ABE.
Les encours dits « restructurés » au sein du groupe Société Générale concernent les financements dont le montant, la durée ou les modalités financières sont modifiés contractuellement du fait des difficultés financières de l’emprunteur (que ces difficultés soient avérées ou à venir de façon certaine en l’absence de restructuration). Le groupe Société Générale aligne sa définition de prêts restructurés sur la définition de l’ABE.
Sont exclues de ces encours les renégociations commerciales qui concernent des clients pour lesquels la Banque accepte de renégocier la dette dans le but de conserver ou de développer une relation commerciale, dans le respect des règles d’octroi en vigueur, et en l'absence de difficultés financières.
Lorsque la restructuration de crédit implique une perte de valeur supérieure à 1% de la créance d’origine, ou lorsque la capacité du client à rembourser la créance selon le nouvel échéancier apparaît compromise, l’octroi des mesures de restructuration doit entraîner le classement du client concerné en défaut bâlois et le classement des encours en encours dépréciés, en conformité avec les directives de l’ABE sur l’application de la définition du défaut selon l’article 178 du règlement européen n°575/2013. Dans ce cas, les clients sont maintenus en défaut tant que la Banque a une incertitude sur leur capacité à honorer leurs futurs engagements et au minimum pendant un an. Dans les autres cas, une analyse de la situation du client permet d’estimer sa capacité à rembourser selon le nouvel échéancier. Si cette capacité est avérée, le client peut demeurer en statut bâlois sain. Dans le cas contraire, le client est également transféré en défaut bâlois.
Le montant au bilan total des en-cours de crédit restructurés au 31 décembre 2022 correspond essentiellement à des prêts et créances au coût amorti pour un montant de 6,9 milliards d’euros.
(En M EUR)
31.12.2022
Valeur comptable brute/montant nominal
Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées
de la juste valeur dues au risque de crédit et provisions
Sortie du
bilan
cumulée
Sûretés et garanties
financières reçues
Expositions
performantes
Expositions
non performantes
Expositions performantes –
dépréciations cumulées
et provisions
Expositions non
performantes – dépréciations
cumulées, variations
négatives cumulées de la
juste valeur dues au risque de
crédit et provisions
Sur les
expo-
sitions
perfor-
mantes
Sur les
expo-
sitions
non
perfor-
mantes
Total
dont
étape
1(1)
dont
étape
2(2)
Total
dont
étape
2(2)
dont
étape
3(3)
Total
dont
étape
1(1)
dont
étape
2(2)
Total
dont
étape
2(2)
dont
étape
3(3)
Comptes
à vue auprès
de banques centrales
et autres dépôts
à vue237 810
237 734
77
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Prêts et avances
554 357
494 175
43 563
15 938
-
15 926
(3 168)
(1 036)
(2 131)
(7 689)
-
(7 684)
(143)
299 788
5 042
Banques centrales
8 151
8 150
-
13
-
13
-
-
-
(13)
-
(13)
-
65
-
Administrations publiques
26 309
19 218
317
158
-
158
(10)
(7)
(2)
(71)
-
(71)
-
6 736
47
Établissements
de crédits19 744
19 357
375
21
-
21
(5)
(5)
(1)
(8)
-
(8)
-
2 863
13
Autres sociétés financières
44 137
41 448
79
147
-
147
(10)
(6)
(4)
(128)
-
(128)
-
9 790
18
Sociétés non financières
255 467
226 012
22 720
10 193
-
10 183
(2 080)
(642)
(1 438)
(4 724)
-
(4 719)
(143)
126 158
3 595
dont petites
et moyennes entreprises60 992
51 426
8 431
4 912
-
4 912
(658)
(244)
(414)
(2 552)
-
(2 552)
-
40 653
1 688
Ménages
200 549
179 989
20 072
5 405
-
5 404
(1 063)
(376)
(687)
(2 744)
-
(2 744)
-
154 175
1 370
Encours des titres de créances
58 791
58 338
146
216
-
216
(11)
(7)
(4)
(61)
-
(61)
8 444
-
Banques centrales
3 234
3 234
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Administrations publiques
41 691
41 506
73
74
-
74
(8)
(5)
(3)
(7)
-
(7)
-
-
Établissements
de crédits3 965
3 893
72
-
-
-
-
-
-
-
-
-
141
-
Autres sociétés financières
3 921
3 740
1
6
-
6
(2)
-
(1)
(6)
-
(6)
2 669
-
Sociétés non financières
5 981
5 966
-
137
-
137
(1)
(1)
-
(49)
-
(49)
5 634
-
Expositions
hors bilan455 724
441 382
14 342
972
-
972
(590)
(223)
(367)
(308)
-
(308)
75 011
211
Banques centrales
323
323
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
3
-
Administrations publiques
17 721
17 698
24
-
-
-
(1)
(1)
-
-
-
-
4 342
-
Établissements
de crédits124 143
123 775
368
113
-
113
(1)
(1)
-
(3)
-
(3)
830
19
Autres sociétés financières
84 648
84 076
572
5
-
5
(18)
(7)
(11)
(6)
-
(6)
11 043
-
Sociétés non financières
213 924
202 440
11 484
810
-
810
(510)
(189)
(321)
(282)
-
(282)
54 853
187
Ménages
14 964
13 070
1 894
44
-
44
(60)
(26)
(35)
(19)
-
(19)
3 940
5
TOTAL
1 306 681
1 231 629
58 127
17 126
-
17 114
(3 768)
(1 266)
(2 502)
(8 058)
-
(8 053)
(143)
383 243
5 253
(1)Actifs sans augmentation importante du risque de crédit depuis la comptabilisation initiale.
(2)Actifs présentant une augmentation importante du risque de crédit depuis la comptabilisation initiale, mais non dépréciés.
(3)Actifs dépréciés.
(En M EUR)
31.12.2021
Valeur comptable brute/montant nominal
Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées
de la juste valeur dues au risque de crédit et provisions
Sortie du
bilan
cumulée
Sûretés et garanties
financières reçues
Expositions
performantes
Expositions
non performantes
Expositions performantes –
dépréciations cumulées
et provisions
Expositions non
performantes – dépréciations
cumulées, variations
négatives cumulées de la
juste valeur dues au risque de
crédit et provisions
Sur les
expo-
sitions
perfor-
mantes
Sur les
expo-
sitions
non
perfor-
mantes
Total
dont
étape
1(1)
dont
étape
2(2)
Total
dont
étape
2(2)
dont
étape
3(3)
Total
dont
étape
1(1)
dont
étape
2(2)
Total
dont
étape
2(2)
dont
étape
3(3)
Comptes
à vue auprès
de banques centrales
et autres dépôts
à vue204 473
204 453
20
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
9
-
Prêts et avances
543 930
479 941
43 471
16 491
-
16 485
(2 815)
(1 143)
(1 672)
(8 382)
-
(8 382)
(1 592)
292 794
4 944
Banques centrales
8 050
8 050
-
13
-
13
(0)
(0)
-
(13)
-
(13)
-
-
-
Administrations publiques
27 619
18 325
606
115
-
115
(15)
(6)
(9)
(58)
-
(58)
(0)
5 859
40
Établissements
de crédits14 681
14 336
301
22
-
22
(5)
(4)
(1)
(7)
-
(7)
(0)
2 252
15
Autres sociétés financières
44 887
42 388
223
131
-
131
(15)
(11)
(5)
(124)
-
(124)
-
9 179
8
Sociétés non financières
224 118
195 068
20 202
8 635
-
8 628
(1 526)
(546)
(980)
(4 124)
-
(4 124)
(737)
107 930
3 094
dont petites
et moyennes entreprises47 592
39 458
6 612
3 778
-
3 772
(597)
(180)
(417)
(2 024)
-
(2 024)
-
29 955
1 321
Ménages
224 575
201 774
22 139
7 574
-
7 574
(1 253)
(575)
(677)
(4 055)
-
(4 055)
(855)
167 574
1 787
Encours des titres de créances
62 609
62 163
248
107
-
107
(9)
(7)
(2)
(56)
-
(56)
-
6 654
-
Banques centrales
2 955
2 955
-
-
-
-
(0)
(0)
-
-
-
-
-
-
-
Administrations publiques
44 001
43 895
102
8
-
8
(6)
(5)
(1)
(6)
-
(6)
-
-
-
Établissements
de crédits5 100
5 052
48
-
-
-
(1)
(1)
(0)
-
-
-
-
118
-
Autres sociétés financières
4 789
4 513
98
-
-
-
(1)
(0)
(1)
-
-
-
-
1 922
-
Sociétés non financières
5 763
5 748
-
99
-
99
(1)
(1)
-
(50)
-
(50)
-
4 613
-
Expositions
hors bilan382 724
370 571
12 153
1 001
-
1 001
(530)
(217)
(313)
(358)
-
(358)
-
65 756
219
Banques centrales
241
241
-
-
-
-
(0)
(0)
-
-
-
-
43
-
Administrations publiques
6 275
6 153
122
0
-
0
(3)
(1)
(1)
-
-
-
3 690
0
Établissements
de crédits98 433
98 073
360
-
-
-
(22)
(2)
(21)
-
-
-
526
-
Autres sociétés financières
52 621
52 342
279
0
-
0
(5)
(4)
(1)
-
-
-
7 610
-
Sociétés non financières
207 858
197 127
10 731
904
-
904
(438)
(183)
(256)
(333)
-
(333)
47 931
205
Ménages
17 297
16 635
661
97
-
97
(62)
(28)
(34)
(26)
-
(26)
5 957
14
TOTAL
1 193 736
1 117 128
55 892
17 599
-
17 593
(3 354)
(1 367)
(1 987)
(8 796)
-
(8 796)
(1 592)
365 213
5 163
(1)Actifs sans augmentation importante du risque de crédit depuis la comptabilisation initiale.
(2)Actifs présentant une augmentation importante du risque de crédit depuis la comptabilisation initiale, mais non dépréciés.
(3)Actifs dépréciés.
(En M EUR)
31.12.2022
Valeur comptable brute
des expositions en défautStock initial de prêts et avances non performants
16 491
Entrées dans les portefeuilles non performants
4 652
Sorties hors des portefeuilles non performants
(5 204)
Sorties dues à des sorties de bilan
(2 665)
Sorties dues à d’autres situations
(2 539)
Stock final de prêts et avances non performants
15 938
(En M EUR)
31.12.2022
Valeur comptable brute/montant nominal
des expositions faisant l’objet de mesures
de restructuration
Dépréciations cumulées, variations
négatives cumulées de la juste
valeur dues au risque de crédit
et provisions
Sûretés reçues et garanties
financières reçues sur les
expositions restructurées
Performantes
restructurées
Non performantes restructurées
Sur les
expositions
performantes
restructurées
Sur les
expositions non
performantes
restructurées
Total
dont sûretés et
garanties financières
reçues sur les
expositions non
performantes faisant
l’objet de mesures de
restructuration
Total
dont en
défaut
dont
dépréciées
Comptes à vue auprès de banques centrales et autres dépôts
à vue-
-
-
-
-
-
-
-
Prêts et avances
4 314
2 613
2 613
2 608
(101)
(942)
4 338
1 047
Banques centrales
-
-
-
-
-
-
-
-
Administrations publiques
1
4
4
4
-
(1)
-
-
Établissements
de crédits-
-
-
-
-
-
-
-
Autres entreprises financières
-
18
18
18
-
-
18
18
Entreprises non financières
3 524
1 587
1 587
1 582
(86)
(595)
3 544
785
Ménages
789
1 004
1 004
1 004
(15)
(345)
776
245
Titres de créances
-
-
-
-
-
-
-
-
Engagements de financements donnés
465
32
32
32
(7)
(3)
356
20
TOTAL
4 779
2 645
2 645
2 640
(108)
(945)
4 694
1 068
(En M EUR)
31.12.2021
Valeur comptable brute/montant nominal
des expositions faisant l’objet de mesures
de restructuration
Dépréciations cumulées, variations
négatives cumulées de la juste
valeur dues au risque de crédit
et provisions
Sûretés reçues et garanties
financières reçues sur les
expositions restructurées
Performantes
restructurées
Non performantes restructurées
Sur les
expositions
performantes
restructurées
Sur les
expositions non
performantes
restructurées
Total
dont sûretés et
garanties financières
reçues sur les
expositions non
performantes faisant
l’objet de mesures de
restructuration
Total
dont en
défaut
dont
dépréciées
Comptes à vue auprès de banques centrales et autres dépôts
à vue-
-
-
-
-
-
-
-
Prêts et avances
4 879
3 308
3 308
3 302
(58)
(1 239)
5 020
1 372
Banques centrales
-
-
-
-
-
-
-
-
Administrations publiques
28
-
-
-
-
-
-
-
Établissements
de crédits-
-
-
-
-
-
-
-
Autres entreprises financières
11
0
0
0
(0)
(0)
11
-
Entreprises non financières
3 665
2 051
2 051
2 046
(58)
(701)
4 229
1 109
Ménages
1 175
1 256
1 256
1 256
(0)
(538)
780
263
Titres de créances
-
-
-
-
-
-
-
-
Engagements de financements donnés
545
34
34
34
(8)
(2)
488
19
TOTAL
5 424
3 342
3 342
3 336
(66)
(1 241)
5 508
1 391
(En M EUR)
31.12.2022
Performants
Non performants
Total
perfo-
rmantsPas
d’impayés
ou
impayés
≤30 j.Impayés > 30 j.
et ≤ 90 j.Total
non
perfo-
rmantPas
d’impayés
ou
impayés
≤ 90 j.Impayés
> 90 j.
≤ 180 j.Impayés
> 180 j. ≤ 1 anImpayés > 1 an ≤ 2 ans
Impayés > 2 ans ≤ 5 ans
Impayés
> 5 ans
≤ 7 ansImpayés > 7 ans
dont en
défautComptes
à vue auprès de banques centrales
et autres dépôts à vue237 810
237 810
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Prêts et avances
554 357
552 123
2 233
15 938
11 421
581
872
753
1 504
301
507
15 938
Banques centrales
8 151
8 151
-
13
-
-
-
-
-
-
13
13
Administrations publiques
26 309
26 286
22
158
62
20
-
1
28
1
46
158
Établissements de crédits
19 744
19 733
11
21
19
-
-
-
-
-
3
21
Autres sociétés financières
44 137
43 990
147
147
43
-
-
-
104
-
-
147
Sociétés non financières
255 467
254 510
957
10 193
7 929
235
573
354
688
138
276
10 193
dont petites
et moyennes entreprises60 992
60 728
264
4 912
3 570
164
223
205
412
111
227
4 912
Ménages
200 549
199 454
1 095
5 405
3 368
327
298
398
685
161
169
5 405
Encours
de titres
de créances58 791
58 791
-
216
216
-
-
-
-
-
-
216
Banques centrales
3 234
3 234
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Administrations publiques
41 691
41 691
-
74
74
-
-
-
-
-
-
74
Établissements de crédits
3 965
3 965
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Autres sociétés financières
3 921
3 921
-
6
6
-
-
-
-
-
-
6
Sociétés non financières
5 981
5 981
-
137
137
-
-
-
-
-
-
137
Expositions
hors bilan455 724
-
-
972
-
-
-
-
-
-
-
972
Banques centrales
323
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Administrations publiques
17 721
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Établissements
de crédits124 143
-
-
113
-
-
-
-
-
-
-
113
Autres sociétés financières
84 648
-
-
5
-
-
-
-
-
-
-
5
Sociétés non financières
213 924
-
-
810
-
-
-
-
-
-
-
810
Ménages
14 964
-
-
44
-
-
-
-
-
-
-
44
TOTAL
1 306 681
848 724
2 233
17 126
11 637
581
872
753
1 504
301
507
17 126
(En M EUR)
31.12.2021
Performants
Non performants
Total
perfo-
rmantsPas
d’impayés
ou
impayés
≤ 30 j.Impayés
> 30 j.
et ≤ 90 j.Total
non
perfor-
mantPas
d’impayés
ou
impayés
≤ 90 j.Impayés
> 90 j.
≤ 180 j.Impayés
> 180 j. ≤ 1 anImpayés > 1 an ≤ 2 ans
Impayés > 2 ans ≤ 5 ans
Impayés
> 5 ans
≤ 7 ansImpayés > 7 ans
dont en défaut
Comptes
à vue auprès de banques centrales
et autres dépôts à vue204 473
204 473
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Prêts et avances
543 930
543 055
874
16 491
12 017
477
612
1 185
1 319
316
565
16 491
Banques centrales
8 050
8 050
-
13
-
-
-
-
-
-
13
13
Administrations publiques
27 619
27 606
13
115
31
0
1
0
39
-
44
115
Établissements de crédits
14 681
14 680
0
22
19
-
-
-
-
-
3
22
Autres sociétés financières
44 887
44 886
0
131
32
2
0
-
98
-
-
131
Sociétés non financières
224 118
223 834
284
8 635
7 148
99
199
469
424
67
228
8 635
dont petites
et moyennes entreprises47 592
47 490
102
3 778
2 910
69
152
204
219
52
172
3 778
Ménages
224 575
223 998
577
7 574
4 786
376
411
716
758
249
277
7 574
Encours
de titres
de créances62 609
62 609
-
107
107
-
-
-
-
-
-
107
Banques centrales
2 955
2 955
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Administrations publiques
44 001
44 001
-
8
8
-
-
-
-
-
-
8
Établissements de crédits
5 100
5 100
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Autres sociétés financières
4 789
4 789
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Sociétés non financières
5 763
5 763
-
99
99
-
-
-
-
-
-
99
Expositions
hors bilan382 724
-
-
1 001
-
-
-
-
-
-
-
1 001
Banques centrales
241
-
-
Administrations publiques
6 275
0
0
Établissements
de crédits98 433
-
-
Autres sociétés financières
52 621
0
0
Sociétés non financières
207 858
904
904
Ménages
17 297
97
97
TOTAL
1 193 736
810 137
874
17 599
12 124
477
612
1 185
1 319
316
565
17 599
(En M EUR)
31.12.2022
Valeur comptable brute/montant nominal
Dépréciation
cumulée
Provisions
relatives
aux
engagements
hors bilan
et garanties
financières
données
Variations
négatives
cumulées
de la juste
valeur dues
au risque de
crédit sur
expositions
non
performantes
Total
nominal
dont non
performantes
dont
soumises à
dépréciation
Total
non
performant
dont en
défaut
Expositions au bilan
629 301
16 154
16 154
612 370
(10 928)
-
Europe
478 502
11 272
11 272
463 671
(7 412)
-
France
295 595
8 192
8 192
283 872
(4 921)
-
République tchèque
45 428
712
712
45 428
(553)
-
Allemagne
22 952
499
499
22 918
(320)
-
Luxembourg
15 828
223
223
15 708
(186)
-
Royaume-Uni
26 679
222
222
24 543
(94)
-
Italie
18 630
669
669
18 630
(556)
-
Suisse
5 853
48
48
5 528
(19)
-
Fédération de Russie
581
5
5
581
(36)
-
Roumanie
10 369
252
252
10 369
(380)
-
Espagne
5 075
116
116
4 921
(96)
-
Autres pays d’Europe : UE et AELE
23 484
247
247
23 145
(218)
-
Autres pays d’Europe
8 028
88
88
8 027
(34)
-
Amérique du Nord
65 820
179
179
65 263
(180)
-
États-Unis
63 134
160
160
62 577
(173)
-
Autres pays d’Amérique du Nord
2 686
19
19
2 686
(6)
-
Asie-Pacifique
30 922
580
580
30 286
(281)
-
Japon
1 889
14
14
1 889
(3)
-
Chine
7 256
97
97
7 122
(93)
-
Autres pays d’Asie-Pacifique
21 776
468
468
21 274
(184)
-
Afrique et Moyen-Orient
46 773
3 805
3 805
46 772
(2 947)
-
Maroc
10 553
1 560
1 560
10 553
(1 083)
-
Autres pays d’Afrique et Moyen-Orient
36 220
2 244
2 244
36 219
(1 864)
-
Amérique Latine et Caraïbes
7 285
318
318
6 378
(109)
-
Expositions hors bilan
456 696
972
972
(898)
Europe
321 761
685
685
(656)
France
194 355
438
438
(376)
République tchèque
10 036
49
49
(38)
Allemagne
22 483
15
15
(34)
Luxembourg
10 572
2
2
(6)
Royaume-Uni
29 411
-
-
(12)
Italie
10 002
14
14
(21)
Suisse
8 820
-
-
(1)
Fédération de Russie
291
114
114
(5)
Roumanie
2 394
34
34
(68)
Espagne
8 876
5
5
(17)
Autres pays d’Europe : UE et AELE
23 316
14
14
(74)
Autres pays d’Europe
1 204
-
-
(1)
Amérique du Nord
84 266
8
8
(90)
États-Unis
80 116
7
7
(89)
Autres pays d’Amérique du Nord
4 150
1
1
(1)
Asie-Pacifique
33 692
80
80
(15)
Japon
15 981
-
-
(1)
Chine
3 896
-
-
(1)
Autres pays d’Asie-Pacifique
13 815
80
80
(13)
Afrique et Moyen-Orient
13 381
197
197
(135)
Maroc
2 093
105
105
(40)
Autres pays d’Afrique et Moyen-Orient
11 288
92
92
(95)
Amérique Latine et Caraïbes
3 596
2
2
(3)
TOTAL
1 085 997
17 126
17 126
612 370
(10 928)
(898)
(En M EUR)
31.12.2021
Valeur comptable brute/montant nominal
Dépréciation
cumulée
Provisions
relatives
aux
engagements
hors bilan
et garanties
financières
données
Variations
négatives
cumulées
de la juste
valeur dues
au risque de
crédit sur
expositions
non
performantes
Total
nominal
dont non
performantes
dont
soumises à
dépréciation
Total
non
performant
dont en
défaut
Expositions au bilan
623 135
16 596
16 596
602 583
(11 260)
-
Europe
490 767
11 823
11 823
471 017
(7 779)
-
France
305 781
7 913
7 913
287 486
(4 968)
-
République tchèque
41 272
667
667
41 272
(496)
-
Allemagne
22 659
501
501
22 528
(310)
-
Luxembourg
12 360
425















